juin 25, 2024

65 – La Terre d’Avant – Drivertopia

Titre Original : 65

De : Scott Beck et Bryan Woods

Avec Adam Driver, Ariana Greenblatt, Chloe Coleman, Nika King

Année : 2023

Pays : Etats-Unis

Genre : Science-Fiction, Action

Résumé :

Après un terrible crash sur une planète inconnue, le pilote Mills découvre rapidement qu’il a en réalité échoué sur Terre… il y a 65 millions d’années. Pour réussir leur unique chance de sauvetage, Mills et Koa l’unique autre survivante du crash, doivent se frayer un chemin à travers des terres inconnues peuplées de dangereuses créatures préhistoriques dans un combat épique pour leur survie.

Avis :

Scott Beck et Bryan Woods sont un duo de scénaristes et réalisateurs qui se sont fait connaître 2018 lorsqu’ils ont scénarisé le succès surprise « Sans un bruit« . Mais avant ce film, les deux scénaristes s’étaient déjà attelés à la réalisation, avec un goût prononcé pour le cinéma horrifique. En 2015, ils avaient écrit et réalisé « Nightlight« , suivi en 2019 de « Haunt« , un film de maison hantée disponible sur Amazon Prime.

Pour leur troisième film, les deux metteurs en scène passent à une case au-dessus, puisque c’est sur le grand écran qu’il s’exporte pour un film qui a un plus gros budget et l’un des comédiens les plus en vue du moment, Adam Driver.

Avec « 65 – La terre d’avant« , Scott Beck et Bryan Woods nous entraînent dans un film de survie sur la planète Terre bien avant notre ère. Faisant simple et visant l’efficacité, « 65 … » est un film qui ne brille pas par son scénario, mais derrière ça, il tient suffisamment bien son idée et son concept pour nous offrir un petit film SF où le spectacle, l’aventure, et un brin d’horreur, sont au rendez-vous.

« Sur l’instant, ce « 65 – La Terre d’avant » s’est fait efficace. »

Miles est pilote dans un vaisseau qui ramène des passagers chez eux, et alors qu’il était sur le retour, le vaisseau croise la route d’un champ d’astéroïdes non répertorié. S’ensuit alors un crash sur une planète inconnue. Seuls Miles et Koa, une petite fille d’une dizaine d’années, survivent. Après avoir envoyé un message de détresse, il va leur falloir traverser une forêt et des plaines pour aller rejoindre l’autre partie de leur vaisseau où se trouve une capsule d’urgence. Or, cette traversée est loin d’être une partie de plaisir, car le vaisseau de Miles s’est crashé sur la Terre d’il y a soixante-cinq millions d’années… Par conséquence, il y règne les plus grands des prédateurs…

« 65 – La Terre d’avant » se fait littéralement défoncer de toutes parts. Que ce soit du côté de la presse et des spectateurs, une grande partie de ceux qui se sont arrêtés dessus ont tendance à se dire que le film de Scott Beck et Bryan Woods se pose comme l’une des horreurs de l’année. Eh bien, je ne suis pas de cet avis. Alors oui, c’est vrai, on ne tient pas là le meilleur film SF de l’année, et on l’aura sûrement oublié d’ici quelques mois, mais sur l’instant, ce « 65 – La Terre d’avant » s’est fait efficace.

«  »65 – La Terre d’avant » est un film à l’histoire ultra simple, dont l’intrigue tient sur un post-it. »

Les deux réalisateurs, qui ont écrit aussi le scénario, ont fait dans la simplicité et ne se sont pas embarrassés de superflu, tout comme ils n’ont pas voulu étoffer plus que ça leur histoire. Ainsi, « 65 – La Terre d’avant » est un film à l’histoire ultra simple, dont l’intrigue tient sur un post-it. Ici, deux personnages se sont écrasés sur la Terre à l’ère du jurassique. Leur vaisseau, enfin ce qu’il en reste, est coupé en deux, et ils doivent alors faire une quinzaine de kilomètres en ligne droite pour trouver l’autre partie où il y a une capsule de survie. Entre les deux bouts de vaisseau, des dinosaures, tous carnivores, sinon ce n’est pas drôle. Voilà, « 65 – La Terre d’avant« , ce n’est rien de plus et rien de moins.

Bien sûr, le scénario nous réserve quelques petites confrontations, et quelques scènes d’action entre Adam Driver et des dinosaures, et si le scénario est maigre, l’ensemble est efficace. Le film enchaîne vite ses scènes de survie, et quand il prend le temps de se poser, c’est pour essayer de créer une alchimie entre ce pilote et la gamine, qu’il va tenter de sauver à n’importe quel prix. Une relation somme toute très simple, voire clichée et facile, car elle lui renvoie à sa fille, qu’il a dû laisser pour aller travailler… Mais de cette simplicité naît une relation qui sonne comme jolie et touchante finalement. Enfin, ce scénario, qui se tient jusqu’au bout, nous entraîne vers un final attendu, qui offrira un peu plus de spectacle.

« Si Adam Driver est bon dans ce rôle, on ne peut pas non plus dire que ce soit transcendant. »

« 65 – La Terre d’avant » est un film qui doit aussi beaucoup à son acteur principal qui, s’il n’était pas là, l’ensemble perdrait beaucoup en intérêt. Après, même si Adam Driver est bon dans ce rôle, on ne peut pas non plus dire que ce soit transcendant. On aura le même sentiment en ce qui concerne la jeune Arianna Greenblatt, qui tient le rôle de la gamine. En fait, ce qui sera joli avec ces deux personnages, c’est la façon dont chacun va s’apprivoiser et aller de l’avant.

Ce « 65 – La Terre d’avant » est donc loin d’être le navet de l’année, comme il est aussi loin d’être un film passionnant. Scott Beck et Bryan Woods ont fait très simple, et ils livrent un petit film de science-fiction, doublé d’un survival à l’ère jurassique, et l’on se laisse volontiers entraîner dans ce film et ce parcours en mauvaise compagnie. Très court, à peine une heure trente, cohérent, bien tenu par ses deux acteurs, tout comme le film offre de bons effets spéciaux, même s’il est clair que le film se laissera oublié d’ici peu de temps, je ne regrette pas de m’y être arrêté.

Note : 12/20

Par Cinéted

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