Deprecated: Methods with the same name as their class will not be constructors in a future version of PHP; VipersVideoQuicktags has a deprecated constructor in /homepages/46/d456916985/htdocs/wp-content/plugins/vipers-video-quicktags/vipers-video-quicktags.php on line 31

Notice: Constant WP_MEMORY_LIMIT already defined in /homepages/46/d456916985/htdocs/wp-config.php on line 93

Notice: Constant WP_MAX_MEMORY_LIMIT already defined in /homepages/46/d456916985/htdocs/wp-config.php on line 94

Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /homepages/46/d456916985/htdocs/wp-content/plugins/vipers-video-quicktags/vipers-video-quicktags.php:31) in /homepages/46/d456916985/htdocs/wp-includes/feed-rss2.php on line 8
Lavisqteam.fr https://www.lavisqteam.fr Sat, 07 Aug 2021 00:10:06 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.8 https://www.lavisqteam.fr/wp-content/uploads/2017/03/cropped-36f752_9140480d47724f889dc3cd3810843d84.jpg_256-32x32.jpg Lavisqteam.fr https://www.lavisqteam.fr 32 32 Kaamelott – Premier Volet https://www.lavisqteam.fr/?p=57661 https://www.lavisqteam.fr/?p=57661#respond Sat, 07 Aug 2021 00:10:04 +0000 http://www.lavisqteam.fr/?p=57661 De : Alexandre Astier Avec Alexandre Astier, Lionnel Astier, Alain Chabat, Christian Clavier, Clovis Cornillac, Antoine de Caunes Année : 2021 Pays : France Genre : Comédie, Fantasy Résumé : …

L’article Kaamelott – Premier Volet est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>

De : Alexandre Astier

Avec Alexandre Astier, Lionnel Astier, Alain Chabat, Christian Clavier, Clovis Cornillac, Antoine de Caunes

Année : 2021

Pays : France

Genre : Comédie, Fantasy

Résumé :

Suite à la disparition de l’ancien roi Arthur Pendragon, le tyrannique Lancelot-du-Lac et ses mercenaires saxons font régner la terreur sur le royaume de Logres. Les Dieux, insultés par cette cruelle dictature, provoquent le retour d’Arthur et l’avènement de la résistance. Parviendra-t-il à fédérer les clans rebelles, renverser son rival, reprendre Kaamelott et restaurer la paix sur l’île de Bretagne ?

Avis :

Longtemps attendu, espéré, fantasmé, le premier film Kaamelott est enfin sorti. C’est par ailleurs avec un taux de fréquentation dingue (pour un public de niche comme celui de Kaamelott) que le film se distingue ; par dizaines de milliers les fans se ruent dans les salles obscures et les chiffres sont d’ailleurs assez fous en ce contexte de crise sanitaire. Le film se targue d’ailleurs d’effectuer de meilleurs scores au box-office hexagonal que les habitués des premières places que sont les saga Marvel ou Fast and Furious. Mais une fois l’excitation passée de la sortie, le résultat final est-il à la hauteur de l’attente ?

Alexandre Astier s’est souvent défendu du fait que, selon lui, un novice de Kaamelott comprendrait tout à fait le film. C’est en partie vrai car l’histoire est très simple (il s’agit simplement du retour d’un Roi) et la narration est somme toute assez banale. Ceci dit, il y a fort à parier que les non-fans ne comprendront pas forcément l’engouement autour du premier opus de cette trilogie annoncée. La faute à un manque de caractérisation des personnages. D’autant plus que personne ne semble avoir vraiment évolué en 10 ans. Si on navigue en eau connue pour les initiés, pour les autres, ça risque d’être la bérézina. D’autant que des personnages, il y en a beaucoup, beaucoup trop. Si l’on retrouve avec plaisir les acteurs fétiches de la série à succès (Franck Pitiot, Anne Girouard, Lionnel Astier, Joëlle Sevilla ou encore Jean-Christophe Hembert), une palanquée de nouvelles têtes rejoint le navire. A commencer par Sting qui crève l’écran en mercenaire Saxon. Guillaume Gallienne et Clovis Cornillac sont eux aussi très bon, mais il est assez dommage d’embaucher des acteurs de ce calibre pour les faire apparaître littéralement 5 minutes à l’écran.

L’autre défaut principal du film, c’est son montage. Si les multiples personnages et les points de vue divers alourdissent le récit, ils ne sont pas aidés par un montage qui est au mieux trop rapide, au pire parfois complétement à côté de la plaque. Aussi il n’est pas rare de voir un comédien littéralement disparaître à l’image pour ne pas s’embarrasser d’expliquer quoi que ce soit et laisser la place à la scène suivante. Or, si ce procédé tient la route au théâtre ou dans le contexte d’un épisode de série, dans un film de cinéma, c’est parfois problématique, chaque média à ses codes qu’il faut respecter.

Cependant, malgré ses défauts, il y a bon nombre de raisons d’être enthousiasmé par ce Kaamelott – Premier volet.

Très attendues, les répliques qui fusent et terminent en bataille de fions sont par moment parfaitement hilarantes. Si certaines laisseront les néophytes sur le carreau (chaque intervention de Kadoc par exemple), on rit à de nombreuses reprises, sans que pour autant ça ne vienne dédramatiser certaines situations, et c’est bien là tout le génie d’Alexandre Astier, distiller des dialogues qui sonnent tel une véritable symphonie.

La musique est aussi une très grande réussite du film. Présentée bien avant la sortie du film, nous avons eu le loisir d’apprécier les partitions du mélomane qu’est Alexandre Astier et le constat est là, la bande originale du film est grandiose et épique. Mieux, elle est un personnage à part entière dans ce premier volet. On ressent très souvent l’influence de John Williams derrière certaines partitions.

L’essence même de Kaamelott est retranscrite, mais il semble que le format 2.35 soit pour l’instant un poil trop grand pour la cultissime série télévisée. Cependant, malgré certaines carences, c’est un vrai plaisir de retrouver tous ces personnages ; un retour que les fans attendaient depuis de nombreuses années, et le retour est dans l’ensemble réussi et on aurait tort de bouder ça, mais on attend mieux pour la suite.

Note : 15/20

Par Trasher

L’article Kaamelott – Premier Volet est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>
https://www.lavisqteam.fr/?feed=rss2&p=57661 0
The Suicide Squad – The Worst Of https://www.lavisqteam.fr/?p=57654 https://www.lavisqteam.fr/?p=57654#respond Sat, 07 Aug 2021 00:03:22 +0000 http://www.lavisqteam.fr/?p=57654 Auteurs : Collectif Editeur : Urban Comics Genre : Super-Héros Résumé : Bloodsport, Javelot, le Penseur, Ratcatcher, Peacemaker, Savant, la Fouine, Mongal, King Shark et le terrifiant Polka-Dot Man ! …

L’article The Suicide Squad – The Worst Of est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>

Auteurs : Collectif

Editeur : Urban Comics

Genre : Super-Héros

Résumé :

Bloodsport, Javelot, le Penseur, Ratcatcher, Peacemaker, Savant, la Fouine, Mongal, King Shark et le terrifiant Polka-Dot Man ! Voici les nouvelles recrues enrôlées par le gouvernement américain et placées sous les ordres d’Amanda Waller et de Rick Flag, au sein de la Force Spéciale X, la Suicide Squad ! Aux côtés des vétérans, Harley Quinn et Captain Boomerang, revivre les moments les plus mémorables de leurs carrières et découvrez les pires secrets de la plus déglinguée des équipes de l’univers DC.

Avis :

Apparu pour la première fois en 1959 dans The Brave and the Bolt 25, la Suicide Squad va connaître le succès en 1987 avec, notamment, sa propre bande dessinée. DC comics y voit une bon filon, permettant de mettre en avant des super-vilains de seconde zone pour des missions suicides très dangereuses. Avec l’avènement des super-héros au cinéma, il n’aura pas fallu bien longtemps pour voir débouler les grands méchants dans un film. C’est donc en 2016 que David Ayer se colle à la réalisation et ce fut un bel échec artistique. Aussi étonnant que cela puisse paraître, un nouveau film The Suicide Squad voit le jour, sous la houlette de James Gunn (qui quitte un temps Marvel pour DC). Et qui dit nouveau film de super-héros, dit nouvelles sorties ou rééditions pour les plus grands fans. Et Urban Comics propose alors un Worst of, où chaque membre est présenté.

S’il y a bien un truc qui peut agacer avec ce genre d’opération mercantile, c’est qu’on reste dans la redite et dans des histoires qui ne sont pas forcément intéressantes, ou nécessaires. Sauf qu’ici, cela peut permettre d’apprendre à mieux connaître les nombreux vilains qui vivotent dans le film de James Gunn. Si l’on verse peu ou prou dans le comic book, on peut retrouver des vilains jamais vus, à l’image de Javelot, la Fouine ou encore Peacemaker. Des personnages peu connus, qui n’ont jamais eu les honneurs d’un grand segment ou d’une adaptation cinématographique. On peut aussi citer Bloodsport, King Shark (même si déjà vu dans la série The Flash) ou encore Blackguard, qui restent des méchants sans grand retentissement. De ce fait, tout concordait pour rendre ce « Worst of » intéressant à plus d’un titre.

Néanmoins, on va vite se rendre compte que dans ce collectif, il y a à boire et à manger. Tout n’est pas réussi et certains personnages auront des segments plus intéressants que d’autres. Le comic débute avec les grandes figures de la Suicide Squad, à savoir Amanda Waller, Rick Flag, Harley Quinn et Captain Boomerang. Concernant ce dernier, on aura droit à une petite déception, puisque l’on a droit à une origin story déjà vue dans Flashpoint – Prélude, ce qui montre que l’on peut retomber sur des segments similaires d’un comic à l’autre. Pour les trois autres, on aura un peu plus de choses à se mettre sous la dent. Amanda Waller se profile comme une femme forte mais avec une famille à s’occuper alors que Rick Flag est un héros de guerre qui n’a peur de rien, et certainement pas des super-vilains. Rien de bien nouveau pour lui.

Mais c’est l’histoire de Harley Quinn qui sera assez drôle, avec un parti graphique malin. La jeune femme se pose des questions sur son rôle, et elle va devenir une psychologue pour super-vilains. On verra défiler certains personnages sous une forme graphique enfantine et c’est plutôt bien trouvé. Si l’on doit continuer dans les bonne trouvaille, on pourra compter sur Bloodsport, un soldat souffrant de stress post-traumatique, qui va buter tout le monde et seul Superman va pouvoir l’arrêter. L’histoire, assez courte, est violente et présente un personnage complexe que rien n’arrête. Au même rayon, on peut compter sur le diptyque concernant Javelot, ennemi allemand au fort accent qui va donner du fil à retordre au Green Lantern. Si l’histoire a vieilli et que l’on retrouve certaines choses de mauvais goût comme une fusée en forme de javelot, le méchant est intéressant.

Difficile aussi de passer à côté de l’histoire qui intègre Ratcatcher. Batman va faire face à un type complètement fou, qui contrôle les rats et s’en sert pour bouffer des gens. Sans scrupule, terriblement violent, ce super-vilain tient toutes ses promesses et est peut-être le plus sombre de toute l’équipe. Pour la suite, on oscillera entre le moins bon et le carrément passable. Certains personnages ne seront pas vraiment introduits, à l’image de Mongal, sœur de Mongul, qui va se prendre une raclée par Superman, pendant que Krypto va bouffer le cou de Mongul. Un segment court et dispensable. Il en va de même avec King Shark, où l’on nous narre ses origines, avec un Superboy qui fait du zèle en vacances. Franchement, on n’aurait pas eu cette histoire que cela n’aurait rien changé.

On sera plus indulgent avec Polka-Dot Man, qui va pièger Batman et Robin dans un double segment rigolo mais qui a mal vieilli. Le méchant balance ses pois et l’intrigue vire au n’importe quoi lors de sa résolution, ce qui en fait une histoire très enfantine. Au contraire de celle avec le Penseur et la Fouine, qui est très violente, et qui intègre même la Doom Patrol. L’histoire est assez longue et souffre d’un rythme un peu pénible, avec des personnages qui restent trop obscurs pour les néophytes. Tout Blackguard qui frise le ridicule dans son segment, ou encore Savant qui arrive comme un cheveu sur la soupe au milieu des Birds of Prey. Encore une fois, on souffle le chaud et le froid en fonction du super-vilain et si on peut se satisfaire de certains segments, d’autres seront quasiment inutiles.

Au final, The Suicide Squad The Worst Of peut être vu à la fois comme une opération commerciale afin de vendre des produits dérivés à la sortie du film, mais aussi comme une bonne introduction sur certains personnages trop méconnus. Lorgnant toujours sur des récits qui commencent à avoir de la bouteille, Urban Comics essaye de prouver que ces personnages existent depuis belle lurette, et que James Gunn est un passionné, profitant de son statut pour sortir quelques figures de l’ombre. Une démarche intéressante donc, qui permet d’approfondir sa culture en plongeant dans des récits inégaux, mais globalement plaisants.

Note : 14/20

Par AqME

L’article The Suicide Squad – The Worst Of est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>
https://www.lavisqteam.fr/?feed=rss2&p=57654 0
Benedetta https://www.lavisqteam.fr/?p=57647 https://www.lavisqteam.fr/?p=57647#respond Fri, 06 Aug 2021 23:54:55 +0000 http://www.lavisqteam.fr/?p=57647 De : Paul Verhoeven Avec Virginie Efira, Charlotte Rampling, Hervé Pierre, Lambert Wilson Année : 2021 Pays : France, Pays-Bas Genre : Drame Résumé : Au 17ème siècle, alors que …

L’article Benedetta est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>

De : Paul Verhoeven

Avec Virginie Efira, Charlotte Rampling, Hervé Pierre, Lambert Wilson

Année : 2021

Pays : France, Pays-Bas

Genre : Drame

Résumé :

Au 17ème siècle, alors que la peste se propage en Italie, la très jeune Benedetta Carlini rejoint le couvent de Pescia en Toscane. Dès son plus jeune âge, Benedetta est capable de faire des miracles et sa présence au sein de sa nouvelle communauté va changer bien des choses dans la vie des sœurs.

Avis :

Après avoir bousculé les Pays-Bas, puis les Etats-Unis, Paul Verhoeven a connu un long passage à vide. S’il est bien revenu dans son pays et a signé un film puissant et magnifique, « Black Book« , le hollandais a surtout connu une dizaine d’années où il n’a plus rien fait. Puis c’est en 2016 que le metteur en scène revient et pour cela, il « s’installe » en France et propose « Elle« , film porté par Isabelle Huppert et Laurent Laffite. Ce retour aux affaires de Paulo fut aussi marquant que bon. Dès lors, le réalisateur se lance dans un second film en français. Un film plus grand, « Benedetta« . Tournée en 2018, le film devait être projeté à Cannes en 2019, or, il fut alors décalé pour des raisons de santé, Verhoeven devant se fait opérer. Pas grave, il sera présenté à Cannes en 2020 et comme on le sait, le Covid est passé par là.

Ainsi donc, quatre ans après son tournage, et trois festivals de Cannes plus tard, « Benedetta » arrive enfin dans les salles et l’attente valait bel et bien le coup. Trente-six ans après « La chair et le sang« , Paul Verhoeven se replonge dans un film d’époque, mais cette fois-ci, il s’intéresse à une histoire bien étrange. Une histoire qui laisse planer un doute. Cette histoire, c’est celle de la Sœur Benedetta, une nonne qui communiquait avec Jésus qui fut l’objet de bien des discussions sur la véracité de ses propos. Mysticisme, fabulatrice, réelle communication, miracle, ou simplement manipulatrice ? À travers l’histoire de cette sœur, Paul Verhoeven livre-là un bon film, qui se fait très intéressant aussi bien du point de vue mystique, que du point de vue religieux, pointant du doigt la façon dont les instances religieuses s’accommodaient, ou non, des miracles, ou encore d’un point de vue historique. Puis le tout est saupoudré d’une sauce Verhoeven tout à fait appréciable. Si l’on ajoute à cela une grande Virginie Efira, comme je le disais, ça valait le coup d’attendre ce « Benedetta« .

Italie, XVIIe siècle, dans la commune de Pescia, dans le monastère des Théatines, la sœur Benedetta prétend être entrée en contact avec Jésus. Très vite, « sa possession » est le sujet de toutes les discussions, entre ceux qui l’adulent et ceux qui ont de sérieux doutes sur ledit miracle et surtout sur les stigmates qui apparaissent sur le corps de la sœur.

Dix-septième film de Paul Verhoeven, si « Benedetta » demeure assez loin de la violence et des scandales habituels qui parcourent le cinéma du hollandais, il n’en demeure pas moins un bon cru pour son réalisateur. Un cru certes un peu sage (et encore, un certain passage a déjà fait sa petite polémique, et même entraîné une pétition pour blasphème…), mais un cru tout à fait respectable, qui tient son lot de petites merveilles.

Le cas de la sœur Benedetta est un sujet à mystère, et c’est bien là que le film de Verhoeven se fait plus plaisant, intriguant et intéressant. Certes, à travers l’histoire de cette sœur possédée ou non, le réalisateur en profite pour peindre une église assez hypocrite, pécuniaire et jalouse. Tout le tableau fait sur l’Italie de l’époque est excellent. Une Italie ravagée par la peste, qui cherche des miracles. Mais là où le film est le plus réussi et intéressant donc, c’est sur les dires et les actes de la sœur Benedetta. Racontant les visions, racontant l’amour et la relation qu’a la sœur avec le seigneur, racontant les stigmates, racontant le procès, Paul Verhoeven laisse planer un doute sur le miracle ou non, ce qui est très plaisant. La sœur était-elle possédée ou s’agissait-il là d’une fabulatrice qui a manipulé tout le monde ? La réponse est très loin d’être claire et le réalisateur, à travers les récits et les actes, laisse cohabiter deux vérités au sein de son film, ce qui laisse le spectateur sujet à l’interprétation. A-t-on envie de croire Benedetta ou non, chacun, au vu de ce qui nous est raconté, en tirera sa « propre vérité » et c’est là que le film tient toute sa saveur.

On ajoutera aussi à cela des pours et des contres, des qualités et des défauts, avec d’un côté, une histoire d’amour et de découverte de soi, du plaisir et « du partage » avec une autre sœur, et de l’autre, des visions toutes intéressantes, car elles décrivent bien l’amour et les doutes de la sœur, mais il faut dire aussi que Paul Verhoeven s’amuse avec ces visions, les caricature parfois, poussant quelque peu au kitsch qui peut prêter à sourire. Notons aussi que si l’écriture est bonne, le film tient aussi certaines répliques qui sonnent fausses, voire même très fausses.

Autre bon côté, pour le film, c’est bien sûr sa mise en scène, et si dans un sens « Benedetta » reste très sage, il n’en demeure pas moins un film redoutablement exécuté. Certes, d’un côté, on aura le droit à des idées et des moments quelque peu kitschouilles, mais de l’autre, on aura surtout une excellente reconstitution d’époque, un rythme qui ne faiblit pas, des séquences qui sont très belles. Paul Verhoeven nous offre une excellente plongée dans ce monastère, et oscille très bien entre désir, pêché, petite provocation, intime, et dans une certaine mesure, « Benedetta » peut se vanter à une démesure (sa reconstitution, les scènes de la comète, les scènes d’église, le bûcher).

Enfin, dernier atout et pas des moindres, son casting, qui pour la plupart est impérial. Si l’on peut avoir des doutes sur la jeune Daphné Patakia dont on n’arrive pas à saisir si elle est excellente ou mauvaise, pour le reste, le film nous offre surtout une grande Charlotte Rampling, qui en impose à tout instant, et une immense Virginie Efira qui décidément n’a pas fini de surprendre, devenant une essentielle dans le paysage du cinéma français.

« Benedetta » est donc un bon cru pour le réalisateur néerlandais. Paul Verhoeven continue son « exploration » du cinéma français, et si « Benedetta » n’entre pas au panthéon des meilleures réalisations de son auteur, entre ses qualités et ses défauts, il demeure plaisant, intéressant et au-delà de ça, entre mystère, mysticisme et manipulation, il laisse planer un doute sur son histoire, qui m’a captivé et me donne d’ores et déjà envie de me replonger dans cette histoire.

Note : 14,5/20

Par Cinéted

L’article Benedetta est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>
https://www.lavisqteam.fr/?feed=rss2&p=57647 0
Un Homme en Colère https://www.lavisqteam.fr/?p=57636 https://www.lavisqteam.fr/?p=57636#respond Fri, 09 Jul 2021 18:38:52 +0000 http://www.lavisqteam.fr/?p=57636 Titre Original : Wrath of Man De : Guy Ritchie Avec Jason Statham, Jeffrey Donovan, Josh Hartnett, Scott Eastwood Année : 2021 Pays : Etats-Unis, Angleterre Genre : Action Résumé : …

L’article Un Homme en Colère est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>

Titre Original : Wrath of Man

De : Guy Ritchie

Avec Jason Statham, Jeffrey Donovan, Josh Hartnett, Scott Eastwood

Année : 2021

Pays : Etats-Unis, Angleterre

Genre : Action

Résumé :

Un convoyeur de fond fraichement engagé surprend ses collègues par l’incroyable précision de ses tirs de riposte alors qu’ils subissent les assauts de braqueurs expérimentés.

Tous se demandent désormais qui il est, d’où il vient et pourquoi il est là.

Avis :

Réalisateur britannique qui s’est taillé une sacrée réputation, Guy Ritchie a connu un début de carrière assez phénoménal avec des films comme « Crime, arnaques, et britannique« , « Snatch » ou encore « Rock’N’Rolla« . Le succès étant au rendez-vous (malgré des ratés), Guy Ritchie s’est alors envolé vers de plus grosses productions. La série des « Sherlock Holmes« , « Le Roi Arthur » ou encore « Aladdin« . Pendant la décennie 2010, le metteur en scène va alors diviser. Si le style Ritchie est bien là, l’âme, les délires ou encore la nervosité des débuts n’était plus vraiment présente, particulièrement dans les deux derniers films cités, où l’on a vraiment eu l’impression de le perdre. Puis est arrivé « The Gentlemen« , un film d’arnaque qui rappelait le Ritchie des débuts et pouvait se vanter de se placer comme l’un de ses meilleurs films.

D’un coup, d’un seul, pour commencer cette décennie, l’intérêt autour du cinéma de Guy Ritchie remontait, alors quand ce dernier annonce qu’il refait un film avec Jason Statham et qu’en plus de ça, il s’aventure à « remaker » un film du très bon Nicolas Boukhrief, autant dire que l’envie et la curiosité étaient à leur comble, surtout que le résultat est grandiose. Sombre, noir, violent, percutant, crasseux, avec cet « … homme en colère« , Guy Ritchie nous revient en très grande forme.

H vient d’être embauché comme convoyeur de fonds dans une prestigieuse agence de Los Angeles. L’agence en question est souvent sujette à des braquages, d’ailleurs, il y a quelques mois de ça, deux convoyeurs en ont fait les frais. Si très vite, H se fait braquer, il va aussi vite démontrer qu’il a des méthodes peu ordinaires. Mais derrière le convoyeur silencieux et intègre qu’il a l’air d’être, se cache un tout autre homme, qui n’est pas là par hasard.

Les années 2020, pour Guy Ritchie, sonneraient-elles comme une renaissance ? Après l’excellent et fun « The Gentlemen« , le réalisateur anglais revient un peu plus d’un an après en très grande forme avec cet « … homme en colère« .

Polar noir et violent, Guy Ritchie fait bien plus que de remaker « Le convoyeur« . Avec ce film, le metteur en scène se réapproprie l’intrigue, pour remanier le tout à sa sauce, et l’on peut dire qu’il a eu une très bonne idée et qu’au-delà de ça, il livre une bombe, qui va nous tenir de bout en bout de métrage.

Construit en trois grandes parties, « Un homme en colère » est un film qui, dans la façon dont son scénario va fonctionner, ne va faire que développer son histoire et l’approfondir. Ainsi donc, le réalisateur ouvre son film avec une excellente scène d’exposition. Puis il va s’amuser à faire des allers-retours dans le temps, pour mettre au clair les événements et les personnages qui vont amener à ce final. Si l’intrigue, en un sens, demeure très simple, Guy Ritchie sait parfaitement la tenir et l’on se laisse emporter avec fracas, nervosité, et percussion dans cette recherche, cette traque, cette quête de vengeance.

Après, derrière tous ces bons points, « Un homme en colère » a quelques petites faiblesses, comme les dialogues, qui parfois vont être un peu lourdingues dans leur cliché du héros badass qui parle peu. Le genre de mec qui envoie des punchlines sévères, ce qui peut apporter un peu d’humour, mais clairement, c’était en trop. Sur un autre point, il y a quelques sous-intrigues qui ne sont pas totalement claires, notamment quand le film explore un peu plus en profondeur le personnage de Statham, ou encore tout ce qui peut tourner autour d’Andy Garcia et des agents qui l’accompagne. Mais bon, comme tout le reste a franchement de la tronche et que Guy Ritchie nous étonne avec ce film, on oublie vite ces petits « défauts », qui d’ailleurs, notamment pour les seconds, pourraient trouver des réponses dans un second visionnage, et comme on a adoré, on a déjà envie de s’y replonger.

Si l’intrigue est basique, ce qui la rend prenante, c’est la réalisation de Guy Ritchie, qui livre là un film très étonnant, car on est très loin de ce que le réalisateur a l’habitude de faire. Oubliez les montages intensifs et les ralentis qui avaient presque fini par caricaturer son cinéma. Ici, la mise en scène est percutante, sombre, et le réalisateur nous immerge totalement dans son film. Plans séquences puissants, scènes d’action violentes, voire même crasseuses, et il y a cette BO incroyable et puissante, composée par Chris Benstead. Les notes sont sales, le score est percutant et d’emblée, il donne la couleur.

Enfin, après l’avoir révélé seize ans après « Revolver« , « Un homme en colère« , ce sont les retrouvailles entre Guy Ritchie et Jason Statham. Si l’on peut citer comme ça, Josh Hartnett, Scott Eastwood, Jeffrey Donovan, Andy Garcia, Holt McCallany, Niamh Algar… « Un homme en colère« , c’est avant tout et surtout un Jason Statham impérial dans la peau de cet homme prêt à tout pour se venger. D’ailleurs, si l’on regarde bien, entre trois « Fast & Furious« , des films d’action lambda, ou encore deux ou trois bêtises (coucou « The Meg« ), Statham trouve là son meilleur rôle depuis des lustres.

Guy Ritchie s’était quelque perdu au cours des années 2010 et c’est avec un plaisir immense et jouissif qu’il est en train de renaître et se réinventer. Excellent film noir, très bon divertissement, cet « … homme en colère » assure le show, il nous étonne et surtout, il nous offre autre chose que ce que l’on était venu chercher. Bref, ça faisait longtemps, mais après avoir assuré avec « The Gentlemen« , et maintenant « Un homme en colère« , vivement le prochain Guy Ritchie.

Note : 17/20

Par Cinéted

L’article Un Homme en Colère est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>
https://www.lavisqteam.fr/?feed=rss2&p=57636 0
Mon Boss est à Croquer – Sophy Rubio https://www.lavisqteam.fr/?p=57630 https://www.lavisqteam.fr/?p=57630#respond Fri, 09 Jul 2021 18:27:25 +0000 http://www.lavisqteam.fr/?p=57630 Auteure : Sophy Rubio Editeur : La Plume de Sophy Genre : Comédie Résumé : Francesca est une jeune femme piquante, ambitieuse et pleine d’espoir. En 2016, elle démissionne …

L’article Mon Boss est à Croquer – Sophy Rubio est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>

Auteure : Sophy Rubio

Editeur : La Plume de Sophy

Genre : Comédie

Résumé :

Francesca est une jeune femme piquante, ambitieuse et pleine d’espoir. En 2016, elle démissionne du restaurant où elle travaille pour créer sa propre entreprise de Chef à domicile. Échaudée par des situations insolites et parfois déconcertantes, cette expérience la gratifie d’une nouvelle confiance en elle. Après quelques mois, Francesca se laisse tenter par une aventure singulière. Son meilleur ami, Mister T., a repéré une place en or : chef cuisinière à plein temps chez monsieur Brin, un riche propriétaire. Seulement voilà : le job s’avère moins facile que prévu ! Les jumelles de ce séduisant veuf ne l’accueillent pas comme elle l’aurait espéré ! Elles tentent de lui mener la vie dure, mais c’est sans compter sur la bonne humeur et l’humour de notre héroïne. Son arrivée dans la villa des Brin bouleversera la destinée d’une famille entière. Au fil des mois, ils apprendront à vivre ensemble pour le pire…et le meilleur !

Avis :

De la lecture positive

Mon boss est à croquer fait du bien ! Le ton léger, les personnages attachants, l’atmosphère positive et les dialogues savoureux nous procurent des sourires, de la joie et de la bonne humeur. Le titre le laissait déjà prévoir, comme la couverture d’ailleurs : le roman nous embarque dans une histoire d’amour touchante, qui se termine bien et qui distribue du rêve à foison.

La plume délicate et enthousiaste, ajoutée au caractère piquant de l’héroïne, promet de belles évasions aux lecteurs avides de moments apaisants et d’une histoire excitante. Mon boss est à croquer allie à la perfection feel-good et romance ! Rien de mieux que se dorer à la pilule sur le sable chaud, devant une mer bleutée, avec entre les mains un récit aussi savoureux.

Un rythme trop soutenu

On s’attache tant et si bien aux protagonistes que le rythme apparaît trop soutenu ! La narration s’emballe : les journées de l’héroïne passent trop vite. Beaucoup trop vite. Seulement quelques passages nous sont détaillés, notamment les instants où la cuisinière s’amuse avec les jumelles de la maison dans laquelle elle travaille, où ceux pendant lesquels elle discute avec ses proches. Nous en aurions aimé bien plus, pas simplement des résumés, des synthèses ou des bribes !

Le roman avance et l’on comprend pourquoi, même si nous aurions souhaité qu’il décélère pour encore mieux nous happer. La vie quotidienne de l’héroïne nous parle, nous attire et nous fascine. La suivre s’avère agréable, reposant, mais aussi plein de surprises ! Elle nous transmet ses doutes, ses désirs, ses ambitions ; l’auteure maîtrise son auditoire et nous donne envie d’en apprendre plus ! Un régal !

Des personnages intéressants et attachants

Les jumelles, au fort caractère, apportent une touche adolescente bienvenue, une ambiance rafraîchissante. Quant aux amis de l’héroïne, hauts en couleur, ils entrent avec facilité dans nos cœurs. Ils prennent soin d’elle, l’aident à avancer avec bienveillance : des proches en or !

Le roman propose des instants simples de la vie quotidienne qui charment par leur douceur et dialogues épicés. L’auteure en profite pour mettre en valeur des situations encore polémiquées actuellement, comme les couples homosexuels, les pères célibataires ou celle des cheffes cuisinières. Rien n’est laissé au hasard !

La part belle est bien sûre donner au « boss », celui du titre. Il intrigue d’emblée, bien qu’il diffère de nombreux clichés que l’on peut croiser dans les romans du genre. Il n’apparaît ni trop tout droit sorti d’un film de super-héros, ni exagérément malheureux. Il existe, avec réalisme et cohérence, tout en élevant ses filles, travaillant dur et sortant pour agrémenter sa vie sociale d’instants hors du temps. Une personne que l’on pourrait croiser sans forcément s’en rendre compte, même si sa richesse lui donne accès à d’autres sphères. Point prétentieux ni hautain, il incarne un père de famille et un homme d’affaires qui en fera rêver plus d’un(e)s. Une figure paternaliste, un homme à la fois sexy et mystérieux, drôle et généreux. Il a vraiment tout pour plaire.

L’histoire d’amour

L’histoire d’amour prend son temps, elle tarde même un peu à venir pour les plus assoiffés d’instants palpitants. Tout en douceur, elle fait son chemin dans l’esprit des protagonistes, encore marqués par d’anciennes histoires, et une confiance émiettée. Ils se reconstruisent ensemble, prennent le temps de se connaître pour entamer une histoire magique, annonciatrice de bonheur et de confiance partagés.

Les jumelles, filles du « boss », jouent également un rôle majeur dans cette histoire : le père de famille a aussi besoin d’une femme capable d’adopter ses filles sans contrepartie. Le roman joue avec le thème des familles recomposées, des problèmes qui peuvent survenir suite à des divorces ou des fins tragiques, ou des instants de bonheur qui s’installent quand les liens se recréent, mais que rien n’est oublié.

De l’amour à foison : entre les jumelles, entre elles et la cheffe cuisinière, entre leur père et cette dernière, et entre tous les amis et membres de la famille qui partagent cette fresque ensoleillée. Un bon moment en compagnie d’une héroïne certes maladroite mais passionnée, et d’un « boss » certes afféré mais fougueux. Ils étaient clairement faits pour être ensemble !

Note : 17/20

La chronique vous a donné envie de lire ce roman ? Cliquez ici https://amzn.to/3vfUMno pour l’acheter et soutenir vos chroniqueurs !

Par Lildrille

L’article Mon Boss est à Croquer – Sophy Rubio est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>
https://www.lavisqteam.fr/?feed=rss2&p=57630 0
Gangsters, Guns and Zombies https://www.lavisqteam.fr/?p=57623 https://www.lavisqteam.fr/?p=57623#respond Fri, 09 Jul 2021 18:16:18 +0000 http://www.lavisqteam.fr/?p=57623 De : Matt Mitchell Avec Vincent Jerome, Huggy Leaver, Fabrizio Santino, Cassandra Orhan Année : 2012 Pays : Angleterre Genre : Horreur, Comédie Résumé : Q ne demande qu’une chose …

L’article Gangsters, Guns and Zombies est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>

De : Matt Mitchell

Avec Vincent Jerome, Huggy Leaver, Fabrizio Santino, Cassandra Orhan

Année : 2012

Pays : Angleterre

Genre : Horreur, Comédie

Résumé :

Q ne demande qu’une chose : avoir une vie tranquille. Cependant, cela n’est possible qu’en obéissant à Tony. Ce dernier lui demande de conduire un camion, de déposer les gars et de prendre une part de gâteau. Tout ceci paraît très simple mais les choses ne se passent pas comme prévu…

Avis :

Il est évident que c’est dans les films d’horreur que l’on trouve le plus de navets, de mauvais films. Il faut dire aussi que c’est le genre le plus prolifique, le plus produit dans le monde, même avec des budgets frôlant le ridicule. Pour autant, c’est un vivier de talents et un terrain d’expérimentations pour de futurs cinéastes. Le genre horrifique a des codes, mais ils peuvent être facilement brisés pour accéder à quelque chose de nouveau. C’est sans doute pour cela que l’on trouve un grand nombre de premiers films dans l’horreur. Et c’est le cas de Matt Mitchell, qui signe avec Gangsters, Guns & Zombies son premier et unique film à ce jour. Il faut dire que le jeune homme a eu des retours calamiteux et s’est reconverti à la direction de la photographie pour quelques métrages américains. Mais revenons sur ce film de zombies…

Cheap

La toute première chose qui frappe avec ce film, c’est son côté fauché et très amateur. Il est d’ailleurs assez étonnant de retrouver une telle qualité dans une édition DVD qui est arrivée jusque chez nous. On nous prive de films de qualité, mais on arrive à avoir quelques trucs complètement amateurs de par chez nous, à l’instar de Five Across the Eyes par exemple. Bref, avec Gangsters, Guns & Zombies, on va vite se rendre compte de la pauvreté visuelle du machin. Le film débute dans une bagnole, avec un braquage qui a mal tourné et cinq gangsters qui fuient. La caméra passe d’un type à un autre pour faire des présentations sommaires, et on aura droit à quelques rencontres avec des morts-vivants dans les rues, qui courent après une poignée de survivants. On voit rapidement que le réalisateur joue à l’économie et ça pique les yeux.

Une fois en dehors de la voiture, le groupe va vite se retrouver de nouveau enfermé, mais cette fois-ci dans une maison, en compagnie d’une grand-mère revêche et de sa petite-fille. Le film ne décolle pas pour autant, alignant des plans statiques pour nous asséner de discours débiles et mal interprétés. On aura droit à une vaine attaque de zombies, puis à une fuite qui n’aboutira à rien. Et de voir le générique tomber comme un couperet, sans que l’on s’y attende. Matt Mitchell semble ne pas savoir comment terminer son œuvre. On assiste à la fuite d’une bande, qui ne raconte rien, n’interroge pas et se veut comme une vilaine blague potache entre potes. Sauf que le côté cheapos est trop visible, et que l’on voit toutes les faiblesses du métrage. C’est pauvre, mal filmé et rien n’est vraiment crédible dans le danger des zombies et les quelques affrontements.

L’art du vide

Si l’on arrive à faire fi de la mise en scène et de la qualité visuelle globale du film, on peut essayer de gratter l’histoire, afin de voir s’il y a quelque chose d’intéressant. Et là aussi, c’est un peu la douche froide. Le film ne raconte rien. On suit juste la fuite de gangsters qui veulent partir avec un joli pactole, mais tout va partir en cacahuète lorsque l’un d’eux se transforme en zombie et que l’invasion devient incontrôlable. Aucune réflexion ne sera amenée avec ce scénario. Pas même le sempiternel discours sur l’homme est pire que le mort-vivant car il est conscient du mal qu’il fait. Pas même sur la métaphore du capitalisme. Bref, on n’aura rien à se mettre sous la dent, si ce n’est de voir quelques débiles courir, déblatérer des âneries et parfois se battre. Rien de bien folichon.

Même la caractérisation des personnages est mauvaise. On va suivre Q, un jeune homme qui veut vivre tranquille et qui accepte ce boulot de chauffeur pour se faire quelques sous. Il va trouver l’amour sur son chemin (il arrive à séduire une jeune femme en deux phrases, c’est beau de rêver) et il est un peu un anti-héros qui ne fait pas grand-chose dans le métrage. A ses côtés, on aura droit à un gangster un peu fou qui ne fera pas long feu, une brute épaisse au cœur tendre mais au cerveau étriqué ou encore à un vieux caïd qui va essayer de tromper tout le monde. Les présentations sont vite expédiées, personne n’aura un background intéressant, et de ce fait, on n’aura aucune empathie pour qui que ce soit.

Humour mort

Le seul moment un peu touchant réside dans le générique de fin, où l’on a droit à des images du tournage montrant une équipe soudée et conviviale. Cela a pour effet de rendre l’ensemble sympathique, alors que l’on vient de passer un mauvais moment. Comme quoi, on peut avoir toutes les bonnes intentions du monde et faire quelque chose de vraiment pas bon. Comme l’humour du film. Gangster, Guns & Zombies est une comédie horrifique, mais les quelques phases qui se veulent drôles sont catastrophiques. Le baiser avec en arrière-plan les types qui font semblant de buter des zombies, le coup de conduire un bateau en appuyant sur les touches d’un clavier, la fuite de l’hôpital, tout cet humour nous met plus mal à l’aise qu’autre chose. On ne sourit même pas à tout cela.

Au final, Gangsters, Guns & Zombies est un film totalement raté. Cela n’est guère une surprise quand on est rompu à ce genre d’édition où tout est dit dans le titre. Malgré une volonté de bien faire et de s’amuser avec ses potes, Matt Mitchell se plante en beauté, ne trouvant jamais le bon équilibre entre horreur et humour. Le film n’est pas drôle, il est même plus pathétique et ne se sauve jamais avec ses mauvais acteurs et son histoire qui brasse du vide. Un échec qui a dû faire du mal à son réalisateur, arrêtant pour un temps la réalisation pour devenir directeur de la photographie. N’est-ce pas plus mal ?

Note : 04/20

Par AqME

L’article Gangsters, Guns and Zombies est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>
https://www.lavisqteam.fr/?feed=rss2&p=57623 0
Annette https://www.lavisqteam.fr/?p=57616 https://www.lavisqteam.fr/?p=57616#respond Thu, 08 Jul 2021 21:26:17 +0000 http://www.lavisqteam.fr/?p=57616 De : Leos Carax Avec Adam Sandler, Marion Cotillard, Simon Helberg, Devyn McDowell Année : 2021 Pays : France, Etats-Unis, Mexique, Suisse, Belgique, Allemagne, Japon Genre : Comédie Musicale, …

L’article Annette est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>

De : Leos Carax

Avec Adam Sandler, Marion Cotillard, Simon Helberg, Devyn McDowell

Année : 2021

Pays : France, Etats-Unis, Mexique, Suisse, Belgique, Allemagne, Japon

Genre : Comédie Musicale, Romance, Drame

Résumé :

Los Angeles, de nos jours. Henry est un comédien de stand-up à l’humour féroce. Ann, une cantatrice de renommée internationale. Ensemble, sous le feu des projecteurs, ils forment un couple épanoui et glamour. La naissance de leur premier enfant, Annette, une fillette mystérieuse au destin exceptionnel, va bouleverser leur vie.

Avis :

Dans le paysage du cinéma français, Leos Carax est un ovni depuis une quarantaine d’années. Cinéaste aussi remarquable qu’il est rare, sa filmographie se compose aujourd’hui de six films seulement. Il débute dans les années 80, il explose au début des années 90, avec notamment « Les amants du pont-neuf« , qui fut à l’époque le film le plus cher de l’histoire du cinéma. Puis, il va faire une pause d’un peu plus d’une dizaine d’années, avant de revenir en 2012 avec « Holy Motors« , film terriblement étrange et fascinant en même temps, qui a redoutablement bousculé son année de cinéma.

On n’avait plus vraiment de nouvelles de Leos Carax depuis neuf ans, même si l’on savait qu’il était reparti en tournage ces dernières années. Puis, il y a deux mois de cela, Leos Carax dévoile une bande-annonce absolument divine. Démesurée, magnifique, intense, « Annette » est un film aussi beau qu’il laisse dubitatif, tant ce nouveau Carax oscille entre le génial, le moins beau, le fascinant et l’ennuyant. Très belle proposition de cinéma, « Annette » en laissera cependant plusieurs sur le bas-côté et moi-même, deux jours après mon visionnage, je reste partagé face à un film qui nous sort radicalement de notre zone de confort.

Los Angeles, Henry est un comédien qui fait un stand-up. Henry est en couple avec Ann, une cantatrice dont il est fou amoureux. Le couple a ses hauts et ses bas, et de leur amour va naître Annette, une petite fille fascinante. L’arrivée de cet enfant au sein de leur couple va alors tout bouleverser.

Chaque film de Leos Carax est une expérience de cinéma et « Annette » n’échappera pas à cette règle. On peut même dire que dans son idée et son envie, « Annette » est sûrement l’une des expériences les plus radicales de son réalisateur.

Pour son sixième film, Leos Carax se lance dans une comédie musicale. Le musical avait déjà jalonné la carrière du metteur en scène français et il est presque logique qu’il finisse par y venir. Et rien que l’idée de voir une comédie musicale par Leos Carax, surtout une idée et une BO des Sparks, franchement, on en salivait d’avance.

Comme je le disais, « Annette » est un film duquel on ressort assez partagé. « Annette« , c’est un film où il y a de l’extraordinaire, mais aussi du « casse pied ». « Annette« , c’est un film démesuré, qui captive, qui happe, voire même qui nous submerge, face à tant d’éléments et d’idées de mise en scène qui démontrent bien que Leos Carax est un immense réalisateur. Mais face à cela, « Annette » est aussi film qui est si radical et tellement centré dans son « ambiance », pour ne pas dire vulgairement son délire, qu’il se pose aussi comme un film loin d’être facile et surtout un film devant lequel on peut vite s’ennuyer, voire plus.

Ainsi, du côté des merveilles que peut offrir le film de Leos Carax, il y a son intrigue, qui derrière tout le surplus musical et l’ambiance, tient une très belle histoire. L’histoire d’un amour qui va se faire grignoter par la jalousie et les ambitions. Sur ses grandes lignes, « Annette » est un film assez simple et touchant. C’est un film qui nous entraînera aussi vers un final d’une grande tristesse, qui encore une fois démontrera l’immense talent d’Adam Driver.

Toujours du côté de ses merveilles, visuellement parlant, le film est incroyable. « Annette » déborde d’idées à tous les instants et plus d’une séquence nous laisse K.O. C’est bien simple, « Annette » est parcouru de grandes scènes de cinéma. La direction artistique est affolante, la photographie est à tomber par terre, le côté kitsch est parfaitement assumé, et puis il y a cette BO, superbe de bout en bout (et là, je ne parle que du côté musical qui accompagne le film). Une BO assurée par les Sparks, et c’est tout bonnement enivrant.

Enfin, dernière merveille, ses comédiens qui sont très bons dans les rôles et dans ce que Leos Carax leur demeure de faire. « Annette« , c’est donc un immense Adam Driver, et une Marion Cotillard étonnante. Le couple de cinéma est beau et glamour. On notera aussi un excellent Simon Helberg en compositeur (d’ailleurs, l’une des scènes où il compose justement est incroyable).

Mais voilà, si « Annette » est bourré d’idées folles, de trouvailles et de merveilles, c’est aussi un film qui laissera dubitatif sur beaucoup de ses points. Le premier, celui qui va directement venir en tête, malgré des comédiens excellents et une très belle BO, ce qui abîme la fête, si l’on peut dire, c’est son côté comédie musicale qui est souvent trop lourd. Clairement, ça chante de trop, et même si visuellement ça en envoie et que techniquement, c’est incroyable, puisque Leos Carax a demandé à ses acteurs de tout faire en live, on doit bien dire qu’il y a trop de chansons, et qu’à force, ça finit par être épuisant. Le film fait quand même deux heures vingt et clairement, on les sent passer.

Derrière ça, « Annette » est aussi un film qui a du mal à se lancer, et même si son intrigue, dans ses grandes lignes, demeure assez simple, le film en lui-même n’est pas toujours clair. On a du mal à voir où Leos Carax veut en venir et d’ailleurs, on quitte « Annette » avec une déception, car on n’est pas sûr d’avoir compris ce dont Leos Carax voulait nous parler. Certes, l’histoire d’amour est tragique, mais au-delà de ça, il y a quoi ? Pourquoi cet opéra de deux heures vingt, qui se complique tant l’intrigue, pour finalement être très simple dans son histoire ? D’ailleurs, nous vient une deuxième interrogation, pourquoi ce visuel pour la petite Annette ? S’il y a un côté conte de fée qui se dégage de l’ensemble, il y a aussi quelque chose de très dérangeant qui s’échappe de l’ensemble et l’on a bien du mal à comprendre les choix du réalisateur. D’ailleurs, ces choix bien souvent nous sortent plus de son film qu’ils ne nous emportent.

« Annette » est donc une proposition de cinéma osée. Une proposition folle, démesurée, et qui est parcouru d’envolées. Aussi génial qu’ennuyant, aussi déroutant que bluffant, ce nouveau film de Leos Carax conjugue parfaitement beaucoup de sentiments contraires et si le choc est là, si visuellement parlant on en prend plein les yeux et les oreilles, il demeure que « Annette« , à plus d’une reprise, nous a laissé sur le bas-côté. Il y a toujours quelque chose pour nous récupérer, mais sur l’ensemble, on reste partagé. Peut-être qu’un second visionnage permettrait de savourer bien plus l’œuvre, car l’ensemble est si riche qu’il nous demande beaucoup la première fois, mais encore faut-il avoir envie de s’y arrêter de nouveau, et là, comme ça, si l’envie est bien là, on se dit aussi que ce n’est pas pour tout de suite.

Note : 11/20

Par Cinéted

L’article Annette est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>
https://www.lavisqteam.fr/?feed=rss2&p=57616 0
Love, Victor Saison 2 https://www.lavisqteam.fr/?p=57608 https://www.lavisqteam.fr/?p=57608#respond Thu, 08 Jul 2021 21:20:34 +0000 http://www.lavisqteam.fr/?p=57608 D’Après une Idée de : Isaac Aptaker et Elizabeth Berger Avec Michael Cimino, Anthony Turpel, Rachel Hilson, Bebe Wood Pays : Etats-Unis Nombre d’Episodes : 10 Genre : Comédie, …

L’article Love, Victor Saison 2 est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>

D’Après une Idée de : Isaac Aptaker et Elizabeth Berger

Avec Michael Cimino, Anthony Turpel, Rachel Hilson, Bebe Wood

Pays : Etats-Unis

Nombre d’Episodes : 10

Genre : Comédie, Drame

Résumé :

Victor Salazar, le nouvel élève du lycée de Creekwookqui a récemment fait son coming-out, doit braver de nouveaux périples alliant découverte et affirmation de soi. C’est ainsi qu’il doit faire face à une famille qui a du mal à accepter sa révélation ; à Mia, son ex-petite amie au cœur brisé ; aux difficultés d’être un athlète ouvertement gay mais dans le même temps naviguer dans l’excitation de sa nouvelle relation avec Benji.

Avis :

Isaac Aptaker et Elizabeth Berger est un duo de scénaristes qui se sont rencontrés au début des années 2010. Très vite, ils ont accroché et ils ne se sont pas quittés depuis, allant de séries en séries. À leur actif, les deux scénaristes ont alors bossé sur des séries comme « The Neighbors« , « About a Boy » ou encore « Grandfathered« . Mais leur plus belle participation reste le fait d’avoir travaillé sur la très belle série « This Is Us« . Si les deux scénaristes ont toujours écrit pour la télévision, ils tiennent un scénario de film à leur actif, « Love Simon » de Greg Berlanti. Avec le succès que le film a trouvé, l’idée de prolonger son aventure s’est alors posée et très vite, l’idée d’en faire une série a émergé. Ayant travaillé sur le film, les deux scénaristes se voient alors offrir le poste de showrunner.

Diffusé, il y a un peu plus d’un an, « Love Victor« , qui est une suite directe de « Love Simon« , même si elle suit d’autres personnages, est une série dont on est ressorti plutôt partagé. Sympathique, mais terriblement classique, la série avait aussi le souci de se poser comme lisse, voulant absolument être trop bienveillante. Si ces choix auraient pu avoir raison de nous, il y avait quelque chose qui s’échappait de « Love Victor » qui fait qu’on avait envie de poursuivre.

Reprenant là où la série nous avait laissé un an plus tôt, cette deuxième saison va alors emprunter les mêmes ornières que la saison précédente. Ainsi, encore une fois, on sera partagé entre la facilité des ficelles tirées, les clichés, et le côté soap de plus en plus prononcé, mais malgré ça, « Love Victor » tient des ficelles qui sont vraiment intéressantes, tout comme elle tient des personnages attachants, et ça, ça arrive à faire poids dans la balance.

Les vacances d’été vont se finir et il va bientôt être le temps de reprendre le chemin du lycée. Victor a passé un été magnifique avec Benji, et même si au sein de sa famille, il peut y avoir encore quelques tensions, Victor vit très bien son Coming Out. Enfin, ça, c’était cet été, qui peut être facilement comparé à une bulle, car à l’heure où sonne la rentrée scolaire, Victor aimerait bien assumer au lycée, mais l’exercice paraît plus facile à dire qu’à faire…

Il y a des séries qu’on adore et dont on enchaîne les épisodes quasiment sans s’arrêter. Il y a les séries qu’on déteste et là, le cas est réglé, avec un peu de courage, on va jusqu’à la fin de la première saison. Puis il y a les séries comme « Love Victor« , où l’on n’apprécie pas tout, où l’on est capable de pouffer devant, tant certains choix nous laissent très dubitatif et pourtant, malgré ça, ces séries nous tiennent avec quelque chose, avec un élément ou un personnage, et ici, on est parfaitement dans ce cas-là.

Si l’on regarde bien « Love Victor« , c’est le genre de petite série ni bonne ni mauvaise. C’est le genre de petite série, genre teen movie avec un mélange de comédie romantique assez lambda. « Love Victor« , c’est une série qui est très lisse en un sens. On sent qu’elle ne veut contrarier personne et elle ne prend pas vraiment de risque pour raconter les mésaventures (ou pas) de ses personnages. Très tolérante, se voulant ouverte dans ses optiques, la série ira même jusqu’à être trop bienveillante et derrière, elle va être parfaitement calibrée, au point d’enchaîner de manière assez clichée tous les problèmes possibles et imaginables (et parfois de les résoudre avec beaucoup trop de facilité). Ainsi donc, à plus d’un moment, la série va nous perdre, car en plus d’être prévisible, ou de créer des problèmes pour nourrir sa trame, au point de pousser vers la caricature du soap, « Love Victor » arrive à intéresser et surtout, nous donner envie de toujours prolonger « l’aventure ».

Derrière les clichés et les facilités assez grossières des scénarios, la série tient des sujets assez étonnants. Ainsi, on sera étonné, pris, touché et intéressé par la relation que Victor peut avoir avec ses parents. On sera surpris de la réaction de ses parents, qui est le contre-pied inverse de ce que l’on peut avoir l’habitude d’entendre (ou vivre) et ça, ça apporte beaucoup d’intérêt et d’intrigue. Évidemment, la série aborde de manière plus ou moins maladroite des sujets importants. Faire un coming out n’est jamais facile et ça, à tout âge, et la série en parle plutôt bien. La série s’aventure à explorer la réaction des parents aussi et c’est pas mal, même si on est dans le cliché à l’américaine. Puis derrière Victor et ses problèmes, la série présente aussi des personnages intéressants à suivre. Tout ce qui est fait autour du meilleur ami de Victor est vraiment très bien. Ça apporte de la profondeur à la série et au personnage.

L’autre point fort de la série, qui nous fait passer au-dessus de ses défauts, c’est la fraîcheur et la sincérité de ses comédiens, qui malgré les clichés, tiennent des personnages attachants et mine de rien, on a envie de savoir ce qu’il peut leur arriver et comment ils vont réagir à tels ou tels éléments. Si le personnage de Victor est toujours aussi bien tenu par Michael Cimino, la série offre de beaux rôles à James Martinez qui incarne le père de Victor (c’est sûrement le plus drôle de cette saison 2), et Ana Ortiz qui incarne sa mère. Et si son père tient le plus drôle de la saison, sa mère est le plus intéressant, car elle doit se battre intérieurement entre l’amour pour son fils et l’éducation qu’elle a eue.

Cette deuxième saison est donc aussi mignonne qu’elle peut être décevante. Bon, avec ce final, on espère que la série va enfin grandir, car si elle reste dans ce côté sage, lisse, et se posant presque comme le parfait manuel d’apprentissage de tolérance, « Love Victor » risque de lasser, ce qui est dommage, car que ce soit dans la première comme la deuxième saison, la série menée Isaac Aptaker et Elizabeth Berger tient de bons sujets et de bons personnages. Alors on y croit pour la troisième.

Note : 12/20

Par Cinéted

L’article Love, Victor Saison 2 est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>
https://www.lavisqteam.fr/?feed=rss2&p=57608 0
Justice est Faite https://www.lavisqteam.fr/?p=57601 https://www.lavisqteam.fr/?p=57601#respond Thu, 08 Jul 2021 21:10:38 +0000 http://www.lavisqteam.fr/?p=57601 De : André Cayatte Avec Claude Nollier, Noël Roquevert, Valentine Tessier, Antoine Balpétré Année : 1950 Pays : France Genre : Drame Résumé : A Versailles, en 1950, le jury …

L’article Justice est Faite est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>

De : André Cayatte

Avec Claude Nollier, Noël Roquevert, Valentine Tessier, Antoine Balpétré

Année : 1950

Pays : France

Genre : Drame

Résumé :

A Versailles, en 1950, le jury de la Cour d’assises doit se prononcer sur le cas du Dr Lundenstein, qui comparaît pour avoir pratiqué l’euthanasie.

Avis :

André Cayatte est un réalisateur français qui a fait de la justice et du système français le maître d’armes de sa carrière. Avocat de formation, c’est à treize ans qu’André Cayatte entrevoit l’autre facette du système judiciaire français, lorsque l’un de ses cousins, alors jeune aumônier, assistera un prisonnier jusqu’à la guillotine. Cette expérience fut un choc pour le jeune prêtre, mais aussi pour Cayatte qui vit la réaction et les émotions que cet événement aura suscité sur son cousin. Dès lors, André Cayatte n’aura de cesse dans sa filmographie de livrer un long plaidoyer réclamant une justice plus humaine. Après l’un de mes films préférés, « Le glaive et la balance » et après « Mourir d’aimer« , je me lance donc dans mon troisième André Cayatte et encore une fois, le metteur en scène français va me bluffer.

Incroyablement moderne dans ses sujets, alors que le film vient de passer la barre des soixante-dix ans, avec « Justice est faite« , André Cayatte s’intéresse encore et toujours au système judiciaire, avec un film qui parlera aussi bien du rôle de juré, que de l’euthanasie, ou encore et bien sûr de la peine de mort. Riche, intelligent, critique et passionnant, « Justice est faite » s’est posé comme la claque de ma soirée !

Versailles, 1950, le Dr. Elsa Lundenstein est accusée d’avoir assassiné son amant, un professeur atteint d’un cancer en phase terminale. Ce dernier lui avait fait promettre d’abréger ses souffrances quand le moment serait venu. Un jury est alors composé et ce jury devra alors juger la jeune femme en son âme et conscience et sans aucun préjugé. Si la théorie est parfaite, la pratique est plus compliquée, évasive et influencée.

Puissant, oui puissant, c’est bien le mot juste pour parler de ce film d’André Cayatte. « Justice est faite » est un grand film qui parle de la justice comme peu de films en ont parlé. La comparaison est simple, mais le film d’André Cayatte me fait penser au « 12 hommes en colère » de Sidney Lumet.

Ici, le réalisateur s’attaque à du très lourd et sur bien des sujets, soixante-dix ans plus tard, son film résonne encore d’actualité. « Justice est faite » est un film particulièrement riche qui va s’intéresser aussi bien au système judiciaire français, qu’aux jurés, qu’à l’euthanasie, qu’au sens de l’honneur, ou encore l’influence de la religion, ou encore la peine de mort, avec le poids de la sentence, et le fait de juger quelqu’un en son âme et conscience sans se laisser influencer par la morale ou un tiers. Et c’est d’ailleurs sur ce dernier point que le film d’André Cayatte est tout particulièrement intéressant.

Si le film oscille de manière logique entre scènes de procès et scènes de délibération, André Cayatte a aussi eu l’idée de filmer le « quotidien » de ces jurés et surtout grâce à de petites scènes très bien placées, simples et directes, il nous présente son jury. Les portraits sont passionnants, et le regard que portent ces hommes et cette femme sur la condamnée est lourd de sens et pousse le spectateur à réfléchir. Si on pourrait reprocher au film de ne pas oser aller dans des débats plus animés, il n’en demeure pas moins que le propos et la réflexion sont très bien amenés et réfléchis, et le réquisitoire final résonne en nous plusieurs minutes après la fin du générique. Après les accusations, les faits, les preuves, les témoignages, les prises de décisions, les réflexions et les jugements à l’emporte-pièce, cette voix off qui interviendra pour conclure, l’heure et demi que l’on vient de vivre sera puissante et très lourde de sens et l’on en ressort secoué.

« Justice est faite« , c’est aussi une réalisation impeccable. Une réalisation très simple en un sens, mais qui en plus d’être élégante, va droit au but. Logique et cohérent, André Cayatte expose parfaitement son affaire et ses personnages. Si les débats manqueront un peu de confrontations, Cayatte marquera toutefois son spectateur avec certaines réflexions, certaines répliques ou encore certains silences.

Puis que dire de tous ces acteurs et actrices réunis. André Cayatte a réuni des pointures, dont s’envolent toutefois, Raymond Bussières et Noël Roquevert, qui sont tout bonnement hypnotisant et chacun tenant un personnage diamétralement opposé. Puis il y a l’accusée, Claude Nollier, dont les regards et la confession résonnent encore en nous après la fin du film.

André Cayatte est un fou de « justice », et plus je découvre ses films, plus pour l’instant son œuvre est incroyable et « Justice est faite » fera assurément partie des meilleurs de son réalisateur. La justice est celle des hommes, imparfaite ou non, elle aura ici été rendue, clémente ou lourde, juste ou non, les jurés auront-ils analysé tous les faits et les preuves ? Et surtout, ladite justice a-t-elle été rendue sans influence et surtout sans jugement de valeur ou moral ? Et peut-être plus qu’à l’époque, à l’heure où la société s’endurcit, à l’heure où la justice des réseaux sociaux règne en maître, à l’heure des soixante-sept millions de procureurs, à l’heure où le droit de mourir dans la dignité revient dans le débat public, « Justice est faite » d’André Cayatte demeure encore plus d’actualité et se pose comme nécessaire. En somme, un grand film qui je pense n’a pas encore fini de me hanter.

Note : 20/20

Par Cinéted

L’article Justice est Faite est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>
https://www.lavisqteam.fr/?feed=rss2&p=57601 0
Black Widow https://www.lavisqteam.fr/?p=57593 https://www.lavisqteam.fr/?p=57593#respond Wed, 07 Jul 2021 23:54:45 +0000 http://www.lavisqteam.fr/?p=57593 De : Cate Shortland Avec Scarlett Johansson, Florence Pugh, David Harbour, Rachel Weisz Année : 2021 Pays : Etats-Unis Genre : Super-Héros Résumé : Natasha Romanoff, alias Black Widow, voit …

L’article Black Widow est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>

De : Cate Shortland

Avec Scarlett Johansson, Florence Pugh, David Harbour, Rachel Weisz

Année : 2021

Pays : Etats-Unis

Genre : Super-Héros

Résumé :

Natasha Romanoff, alias Black Widow, voit resurgir la part la plus sombre de son passé pour faire face à une redoutable conspiration liée à sa vie d’autrefois. Poursuivie par une force qui ne reculera devant rien pour l’abattre, Natasha doit renouer avec ses activités d’espionne et avec des liens qui furent brisés, bien avant qu’elle ne rejoigne les Avengers.

Avis :

Cela faisait un petit moment que nous n’avions plus eu de Marvel au cinéma. Il faut dire que la fin de la troisième phase et les contrats des acteurs n’aidaient pas forcément à se projeter dans la phase IV. Et ajoutons à cela une pandémie mondiale qui a fait fermer les cinémas, et on a une entreprise qui a longtemps hésité à se jeter à corps perdu dans les plateformes de streaming. D’ailleurs, c’est un peu ce qu’il s’est passé avec des séries qui font le pont avec les films, séries qui sont disponibles sur Disney+, inaugurant ainsi cette fameuse phase, avec WandaVision. Au cinéma, c’est une autre paire de manche, puis c’est Natasha Romanoff qui ouvre le bal de cette phase avec Black Widow. Un film de super-héros et d’espionnage résolument féministe, jusqu’au choix de la réalisatrice. Mais dans les faits, est-ce que c’est bien Black Widow ?

Pour la patrie, camarade

Le film se déroule entre Captain America Civil War et Avengers Infinity War. On va y suivre une Black Widow qui se retrouve en cavale et qui doit remonter jusqu’à sa sœur, car elle est poursuivie par un type en armure qui semble un peu costaud. Sa sœur lui explique alors qu’elle a trouvé des capsules contenant un antidote pour faire retrouver la raison à toutes les veuves noires sur Terre, veuves contrôlées par un méchant pas beau. Elles s’allient alors pour retrouver cet homme qui a pourri leur enfance, et pour cela, elles doivent retrouver leur père et leur mère adoptifs. Le pitch de base est assez facile à comprendre. On a un méchant dans l’ombre, qui fait ce qu’il veut avec la géopolitique, insérant des espionnes de partout. Le passé refaisant surface, les deux frangines vont devoir faire équipe pour déjouer les plans de ce sale type.

Le film va alors s’appuyer sur la complicité des deux femmes pour tisser son intrigue et délivrer quelques pistes pour en savoir plus sur l’héroïne des Avengers. Le scénario montre alors deux espionnes qui vont apprendre à se connaître, abordant des passés distincts, l’une étant devenue une paria à éliminer et l’autre ayant pignon sur rue avec les Avengers. Le film ne joue pas trop sur cette dualité. Si on sent que Yelena a plus souffert et qu’elle a du mal à pardonner à ses parents adoptifs, Natasha est encore plus solitaire, reniant ce passé pour aller de l’avant. Le film joue alors sur l’affection que l’on peut avoir envers de faux parents qui ont pourtant eu de l’amour. C’est abordé de façon assez légère, mais c’est suffisant pour créer un background de poids à Black Widow, mais aussi à Yelena qui semble être une relève parfaite.

Géopolitique pour les nuls

L’autre point intéressant dans le scénario, c’est la géopolitique. On est clairement dans un complot mondial, avec un homme qui a distillé ses pièces un peu partout, et qui n’attend que le bon moment pour sortir de l’ombre. Ou redescendre de son nuage. Le problème, c’est que le film sait qu’il doit se faire abordable par le plus grand nombre, et on se retrouve avec des faits qu’il faut accepter, oubliant toute complications relationnelles entre les pays. De même, si on aurait pu avoir quelques sarcasmes autour de la guerre et de la rivalité factice entre Captain America et Red Guardian, c’est très frivole et frileux. On sent que le film, malgré une gravité dans le propos, ne se mouille pas et ne prend aucun risque. A titre comparatif, dans presque le même délire, Red Sparrow avec Jennifer Lawrence est plus couillu.

On pourrait aussi rajouter quelques scories dans l’écriture même du film. On a un Taskmaster surpuissant, qui intervient de manière incongrue, mais qui n’est pas omnipotent. Ce qui est un peu con, puisque visiblement, avec son arsenal, il sait exactement où se trouve les antidotes qui peuvent poser problème. Très souvent, le film se repose sur des moments de parlotte pour relancer l’intrigue, alors qu’il ne devrait pas vraiment y en avoir, avec des méchants et des espionnes un peu partout. On voit alors la limite de la mise en scène et du script. On aurait pu avoir un truc à la The Raid d’un point de vue action, mais le film est obligé de prendre des poses pour relancer inlassablement son intrigue, ou peaufiner les backgrounds des deux sœurs. C’est dommage, car les scènes d’action présentes sont plutôt bien fichues, malgré des coupes toutes les deux secondes.

La bonne dose

On le sait bien, les coupes sont présentes pour donner du rythme aux scènes d’action, mais ici, on a la sensation que tout cela est factice et que les scènes auraient eu plus d’impact en un seul plan. Ce n’est pas le choix de Cate Shortland, dont c’est le premier gros film. La réalisatrice a reçu l’appui de Scarlett Johansson, qui avait adoré sa manière de gérer son personnage féminin dans Lore. Et franchement, la réalisation est assez propre. Peut-être même trop, car l’ensemble manque de caractère et d’identité visuelle, mais ça reste honorable. Par contre, Florence Pugh crève littéralement l’écran, et cela malgré un personnage un brin agaçant. Comme tout Marvel qui se respecte, il faut de l’humour à toutes les sauces, et là, on va en prendre plein la tronche. Si c’est moins foutraque et débile qu’un Ant-Man, le scénario ne s’y prête pas vraiment.

Et là, ce n’est clairement pas un bon point. On se retrouve avec des passages tendus, où la vie des personnages est en jeu, et pourtant, on a droit à des blagues plutôt mal venues. Le coup de la pose de Black Widow reproduite par sa sœur à la fin du métrage est une mauvaise idée. Le personnage de Red Guardian est insupportable du début à la fin. Là où il y avait une carte à jouer pour rendre un personnage attachant dans un rôle de paternel maladroit, on se retrouve avec un gros balourd dont l’apport est plus que secondaire. Et cet humour phagocyte un peu la gravité du propos et tout l’aspect espionnage qui passe alors au second plan, préférant toujours la vanne à la tension. Un peu comme dans la scène post-générique.

Des méchants au rabais

Pour vraiment marquer le coup, il aurait fallu aussi que le film intègre des méchants avec un fort potentiel. Ce que nous n’aurons pas ici. Le Taskmaster est une belle menace, mais il est mal mis en avant et semble être un cache-misère, comme a pu l’être Ghost dans Ant-Man et la Guêpe. Il n’est qu’un soldat à la solde d’une crapule qui veut dominer le monde. Un sale type qui pourrait s’apparenter à un politique, ou à un lobbyiste, mais le film ne va jamais plus loin pour ne pas créer de liens tumultueux. Reste alors les espionnes, qui ne vont pas durer bien longtemps et qui n’ont pas d’impact fort. On aura bien une séquence où ça se tabasse, mais c’est vite résolu. Il manque à Black Widow un antagoniste à la hauteur des deux sœurettes et qui aurait plus mis en valeur leur background.

Au final, Black Widow relève tout de même un peu la barre des derniers Marvel en date (et hors séries bien entendu). Entre une réalisation plaisante, de bonnes scènes d’action et des actrices investies (Florence Pugh !), Marvel propose un métrage calibré, certes, mais qui fonctionne. Si on peut pester contre les scories propres à ce genre, comme un humour en décalage, certaines situations grotesques et un montage très coupé, il n’en demeure pas moins que Black Widow reste un bon divertissement, et c’est déjà pas mal.

Note : 13/20

Par AqME

L’article Black Widow est apparu en premier sur Lavisqteam.fr.

]]>
https://www.lavisqteam.fr/?feed=rss2&p=57593 0