décembre 2, 2020

Flotsam and Jetsam – The End of Chaos

Avis :

Fondé en 1981 sous le nom de Paradox, puis en 1982 sous le nom de Dredlox, puis encore en 1983 sous le nom de Dogz, Flotsam and Jetsam trouve vraiment sa voie en 1984. Officiant dans un thrash relativement classique, le groupe commence de façon percutante et doit en partie sa reconnaissance grâce à son bassiste, Jason Newsted, qui va ensuite partir du côté de chez Metallica. Toujours efficace bien qu’un brin classique, Flotsam and Jetsam va pourtant galérer pour trouver la voie du succès. Aujourd’hui encore, le nom du groupe n’est pas forcément connu des néophytes, et c’est bien dommage. Avec The End of Chaos, les américains proposent leur treizième album et comme d’habitude, c’est très bien fichu, c’est entrainant, mais ça manque de hits en puissance, ou de morceaux qui permettent au groupe de vraiment décoller.

L’ouverture se fait avec Prisoner of Time. Batterie bien nerveuse, riff rapide et accrocheur, ligne de basse qui démontre un savoir-faire hors-pair, le groupe tente une entrée en matière très technique. Et l’ensemble fonctionne bien, notamment quand le chanteur attaque avec sa voix de tête. Le refrain se veut catchy à souhait, avec une baisse d’agressivité, mais l’ensemble est plutôt bien monté. Control partira dans un pur Thrash des familles, avec une rythmique surpuissante et une vitesse d’exécution qui impose le respect. Malheureusement, comme la majorité des titres de cet album, si c’est bien fait, l’ensemble manque d’éléments sur lesquels s’accrocher pour que ça reste en tête. Recover ira jeter un œil du côté du Heavy pur jus, se calmant sur la lourdeur des riffs, mais restant sur un rythme soutenu. L’ambiance un peu égyptienne permet au morceau de se détacher un peu du reste.

Quant à Prepare for Chaos, on assiste à un renouveau du groupe, qui percute plus, va plus vite et ne laisse pas indifférent, malgré, encore une fois, un manque de référence pour rester en tête. Slowly Insane reprendra cette vivacité, avec en plus une superbe nappe de basse et le tout sera saupoudré d’une jolie montée en violence qui ne peut que nous plaire. Tout comme Architects of Hate, un long morceau plus gras, plus lourd, moins rapide, mais possédant une véritable ambiance. Il s’agit d’ailleurs de l’un des meilleurs morceaux de l’album, renouant avec un vrai thrash ultra construit et puissant. Le chant est parfait pour ce genre de rythme, offrant une réelle épaisseur au morceau. Puis surgit Demolition Man, qui n’a rien à voir avec le film de Stallone. Court, concis, parfois même assez drôle, le titre se laisse gentiment écouter avec un bon refrain.

Avec Unwelcome Surprise, Flotsam and Jetsam revient à quelque chose de plus complexe et de très nerveux. Les guitares se répondent d’entrée de jeu et la suite ne sera qu’une succession de baffes dans la tronche. Non seulement c’est puissant, mais c’est exécuté avec une certaine classe et on en prend plein les tympans. Snake Eye sera par contre un titre un peu en deçà, notamment parce qu’il ne marque pas et reste dans une sorte de monotonie un peu décevante. Et cela malgré un rythme très entrainant. Fort heureusement pour nous, les trois derniers titres vont défiler à toute berzingue, nous donnant une folle envie de headbanger dans tous les sens. Survive impose un riff lourd et bien gras, tandis que Good or Bad sera plus fédérateur avec des chœurs et des grattes qui se régalent. The End clôture cet album avec panache, puisant des références dans le Heavy, tout en gardant un rythme bien Thrash. Et le refrain est là excellent, catchy à souhait, donnant envie de s’égosiller avec le chanteur, arrivant à y inclure une pointe de mélancolie.

Au final, The End of Chaos, le dernier album en date de Flotsam and Jetsam, est une réussite en soi. Le groupe garde sa ligne éditoriale dès le départ et ne cherche pas à faire autre chose que du Thrash avec une pointe de Heavy. Si l’ensemble manque un peu de variation et surtout d’éléments plus mémorables pour rester dans les têtes, il n’en demeure pas moins que les américains en ont encore sous la pédale et ils le prouvent avec cet effort. Il est incompréhensible d’ailleurs qu’ils ne soient pas plus connus que cela…

  • Prisoner of Time
  • Control
  • Recover
  • Prepare for Chaos
  • Slowly Insane
  • Architects of Hate
  • Demolition Man
  • Unwelcome Surprise
  • Snake Eye
  • Survive
  • Good or Bad
  • The End

Note : 15/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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