Les Boxtrolls

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Titre Original : The Boxtrolls

De : Graham Annable et Anthony Stacchi

Avec les Voix de Isaac Hempstead-Wright, Elle Fanning, Ben Kingsley, Simon Pegg

Année : 2014

Pays : Etats-Unis

Genre : Animation

Résumé :

Les Boxtrolls est une fable qui se déroule à Cheesebridge, une ville huppée de l’époque victorienne, dont la principale préoccupation est le luxe, la distinction et la crème des fromages les plus puants. Sous le charme de ses rues pavées, se cachent les Boxtrolls, d’horribles monstres qui rampent hors des égouts la nuit pour dérober ce que les habitants ont de plus cher : leurs enfants et leurs fromages. C’est du moins la légende à laquelle les gens de Cheesebridge ont toujours cru. En réalité les Boxtrolls sont une communauté souterraine d’adorables et attachantes créatures excentriques qui portent des cartons recyclés comme les tortues leurs carapaces. Les Boxtrolls ont élevé depuis le berceau un petit humain orphelin OEuf, comme l’un  des leurs, explorateur de décharge et collectionneur de détritus mécaniques.

Ils deviennent soudainement la cible d’un infâme dératiseur Archibald Trappenard qui voit dans sa disposition à éradiquer les trolls son ticket d’entrée au sein de la bonne société de Cheesebridge. La bande de bricoleurs au grand coeur doit alors se tourner vers celui dont ils ont adopté la responsabilité, ainsi qu’une jeune fi lle de la haute qui n’a pas froid aux yeux, Winnie afin de concilier leurs deux mondes, au gré des vents du changement… et du fromage…

Avis :

Il y a maintenant deux ans, les studios Laika me donnaient une sacrée belle claque avec « L’étrange pouvoir de Norman« , un film tourné en stop motion qui suivait Norman, un petit garçon qui voit des morts. Et depuis cette pépite, les studios n’avaient plus donné signe de vie, jusqu’à ce qu’arrive la bande-annonce des « Boxtrolls« . Dès les premières images du trailer, j’ai retrouvé ce qui m’avait enchanté chez « Norman » et il était alors évident que je n’allais pas louper cette nouvelle production qui va se révéler être un bon petit moment de cinéma.

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A Cheesebridge, les habitants n’avaient jusqu’alors comme principale préoccupation que la dégustation de fromages. La ville a toujours été peuplée de Boxtrolls, des petits monstres qui sortent la nuit pour chaparder ce que les habitants peuvent laisser trainer derrière eux une fois les portes closes. Jusqu’ici, les petits monstres n’avaient dérangé personne. Mais voilà qu’un soir, ils enlèvent un enfant. Très vite, la rumeur court qu’ils l’auraient dévoré et que ce ne serait pas le dernier. La ville est en émoi et un couvre-feu est instauré. La capture des Boxtrolls est confiée à l’infâme Archibald Trappenard. Monsieur Belle-Raclette lui promet qui s’il arrive à tous les attraper et les détruire, il pourrait faire partie du cercle fermé des chapeaux blancs et c’est une mission qu’il compte bien réussir coute que coute, quitte à mettre des vies en danger.

Dans le domaine de l’animation, plusieurs studios s’imposent d’emblée. On pense de suite à Disney, aux studios Ghibli qui nous ont émerveillés à plusieurs reprises avec des fables superbes. On peut penser aussi à Dreamworks, et bien maintenant il faudra rajouter à cette liste les studios Laika qui en trois films (« Coraline » d’Henry Selick, c’est eux aussi) m’ont absolument passionné et convaincu qu’on tient là, une valeur sûre. Si Disney donne dans le merveilleux, que Ghibli est la poésie incarnée, les studios Laika donnent eux dans le gothique, le macabre, avec sorcières effrayantes, zombies, monstres et cervelles qui dégoulinent.

Pour leur nouveau bébé, les studios nous offre une très belle fable sur la peur de la différence. Drôle et loufoque, « Les Boxtrolls » m’ont séduit avec leurs sourires pleins d’insectes vivants prêts à servir de repas, leur bonne humeur aussi, malgré que ce petit peuple subissent des horreurs. Graham Annable et Anthony Stacchi, les deux réalisateurs, nous entraînent dans un univers plein d’originalité et de fantaisies. Un univers sombre aussi, avec son lot de peur, d’angoisse, de monstres hideux, mais attachants pour la plupart (oui parce qu’il y en a un qui fait une redoutable allergie au fromage et il fait vraiment flipper).

Le scénario est excellent, mélangeant film d’action, avec des scènes bien foutues, d’aventure aussi, avec un côté merveilleux et enchanteur, les décors sont terribles avec un souci du détail. Puis derrière le divertissement, le film parle d’un sujet sérieux. L’exclusion, la peur de la différence, la haine et le mal qu’elle engendre. Le film n’appuie pas, mais offre une bonne morale intemporelle.

Le film donne envie de vivre ce périple aux côtés d’Œuf (oui oui, c’est le prénom du gamin) et de la gamine insupportable et toute choupette à la fois.

Comme pour « Coraline » et « Norman« , « Les Boxtrolls » est fait en stop motion, avec des personnages, des détails et des paysages en pâte à modeler et le film est une réussite esthétique. Visuellement, le film dégage un charme fou. Le côté artisanal de l’œuvre lui confère un très beau caractère. La stop motion est parfaite et nous livre des personnages inhabituels visuellement. Le film a du rythme et de l’intrigue et le tout mis en ensemble est convaincant.

J’ai beaucoup aimé le look des « Boxtrolls« , je les ai trouvés terribles et quand ils sourient, on n’a qu’une envie, c’est d’aimer ces petites créatures. D’ailleurs, et là je trouve que cet élément manque au film, j’aurais bien aimé en savoir plus sur leurs origines. Je trouve que mis à part le fait qu’ils sont gentils, on en sait pas trop sur eux et c’est dommage.

Les personnages du film sont assez terribles dans leur genre. Les deux réalisateurs ont joué avec les caricatures rendant les méchants très démoniaques, à la limite de la folie, avec des rires sadiques à plusieurs reprises. Œuf est très attachant, tout comme Poisson. D’ailleurs c’est là qu’on se rend compte que le film fonctionne bien, car on s’attache beaucoup au personnage de Poisson, alors qu’on ne comprend pas un mot de ce qu’il raconte. Quand on l’écoute on a l’impression d’entendre une crevette de « District 9« . La gamine, Winnie, est génialement insupportable au départ. Et le film va nous offrir de bons rôles, jusque dans les petits comme les hommes de main d’Archibald.

Au notera que « Les Boxtrolls » jouit d’un putain de casting pour leur donner des voix. A la volée, comme ça, on y trouve, Ben Kingsley, Simon Pegg, Elle Fanning, Nick Frost, Isaac Hempstead-Wright (Bran dans « Game Of Thrones« ), Toni Collette, Richard Ayoade, Jared Harris, que de beaux noms du service de ce film.

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Vous l’aurez donc compris, « Les Boxtrolls » m’a conquis d’emblée et je trouve que ce nouveau film installe définitivement les studios Laika dans la liste de mes plus grosses attentes. Leurs films ont vraiment des caractères qui me plaisent, des histoires aussi amusantes qu’elles sont touchantes et sérieuses entre les lignes. Petits et grands devraient y trouver leur compte devant cette belle et amusante fable sur la peur de la différence.

PS : Quand je dis pour les petits, comme pour les grands, c’est petit, mais pas trop quand même, car à plusieurs reprises, on n’est pas loin du film de monstres. L’allergie au fromage peut vraiment faire flipper les plus petites âmes innocentes.

Note : 16/20

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Par Cinéted

 

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