juin 23, 2021

Justin Nozuka – Ulysees

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Avis :

Dans la catégorie, mais que sont-ils devenus ? On se pose la question avec ce bon vieux Justin Nozuka. Pour un bon nombre de jeunes, il n’est qu’un nom comme un autre qui n’a rien à voir avec une star, si ce n’est son récent duo avec Zaho et le titre Heartless. Mais pour les un peu plus âgés, les trentenaires, c’est aussi un succès, After Tonight, paru il y a maintenant plus de sept ans. Alliant la folk, la soul et le R n’B, Justin Nozuka avait gagné son pass à a célébrité, notamment grâce à sa voix douce et intéressante. Malheureusement, le neveu de Kevin Bacon n’aura pas duré un long moment, se consumant lentement mais surement au profit d’une musique commerciale plus tape à l’œil. Que faire alors pour revenir sur le devant de la scène, tout en gardant son style ? La réponse est assez simple, faire autre chose. Mais s’il y a bien une chose que l’on ne peut pas reprocher à Justin Nozuka, c’est qu’il reste sur le genre qu’il aime et qu’il préfère vendre moins plutôt que de rentrer dans un système de requins impersonnels. Ulysees est son troisième album depuis le début de sa carrière et il est tellement passé inaperçu chez nous que même sa page Wikipédia n’est pas à jour. Mais après une écoute attentive on comprend pourquoi !

Mesdames et messieurs, bienvenue dans l’arnaque de la décennie, si ce n’est du siècle ! On le sait très bien, les albums courts sont devenus monnaie courante et même AC/DC s’y est mis (leur dernier album ne dure que 34 minutes), mais celui de Justin Nozuka bat tous les records, puisqu’avec dix titres, le skeud dépasse à peine les 30 minutes. Mais si encore cette demi-heure était intense, on pourrait ne rien dire, mais il faut reconnaître que le vide artistique envahit cet effort. Le skeud démarre avec Nest, une intro qui dépasse à peine la minute et qui n’est qu’un son de messe avec un soupir léger. Passe encore cette intro qui peut installer une ambiance zen ou ésotérique, mais le reste sera du même acabit. C’est le genre d’album qu’il ne faut pas écouter dans une voiture sous peine d’avoir un accident à cause d’un endormissement. Surtout que le type nous ressort le même truc en conclusion avec Lucerne, mais qui dure cette fois-ci plus de deux minutes. C’est long inutile et très facile. Au rang des arnaques musicales, les deux premières vraies chansons du skeud sont les mêmes. Sauf que Dreamin’ est un morceau à capella, et que Eyes Changing Colour propose une sorte d’ambiance électro lounge insupportable et d’une lenteur presque jamais entendue.

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Pour le reste de l’album, c’est à peu de choses près la même catastrophe. Les morceaux se veulent planants et atmosphériques et ils ne sont qu’ennui et désespoir. Blue Velvet Sea propose quelques notes de guitare avec des chœurs en fond pour rendre le tout plus joli, mais c’est avec agacement que l’on attend la fin du morceau. Mais bon, visiblement Justin Nozuka y croit puisqu’il se donne à fond sur la fin de la chanson en forçant les trémolos avec sa petite voix de jeune premier. Sweet Lover est un titre similaire, mou du genou et qui se permet tout de même de rajouter une petite batterie histoire de dire que l’on utilise des instruments. Son tube Right by You est à l’image du reste du skeud, puisqu’il est chiant à mourir, braillant le titre tout du long sur une absence de musique incroyable, espérant seulement faire joli mais c’est un vide intersidéral qui baigne tout l’album. Pour le reste, on restera sur notre faim et plus encore, puisque musicalement, il n’y aura toujours rien, hormis quelques cordes grattées pour bien faire sur un album qui manque vraiment de consistance. En fait, plus on l’écoute et plus on se rend compte que ce skeud fait le même effet qu’un album d’autosuggestion ou de relaxation. Malheureusement, c’est plus la frustration et le désespoir qui règneront durant la petite demi-heure de l’album.

Au final, Ulysees, le dernier album de Justin Nozuka est ce que l’on pourrait appeler un disque fantôme. Que ce soit dans le concept ou dans sa commercialisation, ce skeud semble aussi vide que les dix titres qu’il propose et rien ne le sauvera du naufrage. Musicalement inutile, Justin Nozuka se contente du minimum, essayant de faire quelque chose de joli et de berçant, il offre un album médiocre et qui ne devrait même pas sortir tant il respire l’arnaque et le vol.

  1. Nest
  2. Dreaming
  3. Eyes Changing Colour
  4. Blue Velvet Sea
  5. Sweet Lover
  6. Right by You
  7. Iulius
  8. Lull
  9. Hera
  10. Lucerne

Note : 01/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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