mars 4, 2026

Le Cercle de Feu 3 – Fin d’une Fade Franchise

Titre Original : Lion Strike

De : Rick Jacobson et Joe Hart

Avec Don Wilson, Marcus Aurelius, Timothy D. Baker, Natalie Barish

Année : 1995

Pays : Etats-Unis

Genre : Action

Résumé :

Discrètement, les chefs des plus grandes organisations criminelles du monde se réunissent. Leur but : se doter d’un arsenal nucléaire. Les empereurs de la pègre n’avaient cependant pas prévu le vol d’une précieuse disquette, élément indispensable à leur plan d’armement, par de petits malfaiteurs. Ils avaient encore moins prévu que celle-ci tombe entre les mains de Johnny Woo, un médecin doté d’une force de frappe peu commune…

Avis :

Au sortir de deux premiers opus médiocres, Le Cercle de feu est une franchise d’action passablement tombée dans l’oubli et la désuétude. La faute à un discours sociétal qui se heurte à un traitement maladroit et à quelques errances vidéoludiques qui occultent toute vraisemblance. Malgré une tête d’affiche impliquée et une action qui ne faiblit guère, on se retrouve avec des productions ternes, sans autres ambitions que celles de divertir sur la base de confrontations fortuites. Cela sans oublier une malchance intrinsèque du protagoniste, non sans évoquer des notions communes à la loi de Murphy. Avec Le Cercle de feu 3, on délaisse toute allusion aux combats clandestins pour se focaliser sur une excursion en pleine nature.

Avec ce troisième volet, la saga du Cercle de feu s’éloigne des affrontements sur le ring (ou en cage), ainsi que des difficultés d’insertion professionnelle et sociale de son personnage principal. Au vu de l’incursion souterraine du second opus, il semble légitime que des vacances dans une bourgade reculée viennent contraster avec la crasse urbaine de Los Angeles. Avant cela, l’intrigue n’est pas sans rappeler les exactions criminelles de la cité des anges avec une tentative d’évasion avortée et une prise d’otages aussi catastrophique que brève. Une manière de nous signifier que Johnny Wu, tout médecin soit-il, est toujours au mauvais endroit, au mauvais moment.

« une intrigue assez pathétique dans son déroulement »

Au sortir de cette entame « super-héroïque », on découvre un quiproquo grossier où son assistance à un accident de la route aboutit à une rude confrontation avec le crime organisé. En l’occurrence, il ne s’agit pas d’une communauté particulière, car l’on observe une association de différents groupes. Leur principale spécificité est de parvenir à les distinguer par une diction et un accent caricatural ; italien, russe et consorts. L’approche est maladroite à un point tel qu’elle se pare de comportements à la limite du ridicule. Cela sans compter sur les méfaits des gangs afro-américains du coin pour compléter le tableau d’une criminalité stupide, incapable d’aligner des mots de plus de trois syllabes.

Pour autant, le changement de décor aurait pu amener à une nouvelle dynamique. À l’exception de Don Wilson, le casting fait l’objet d’une refonte en profondeur. On assiste même à une intrigue qui privilégie une approche moins frontale, n’en déplaise à la première confrontation. Il n’en demeure pas moins que les ingérences mafieuses donnent lieu à quelques escapades en pleine nature qui offrent des atours survivalistes. On songe à la fuite en forêt qui suit l’explosion du chalet. Néanmoins, celle-ci reste assez pathétique dans son déroulement. Il suffit de pièges à loup mal placés et de francs-tireurs qui profitent de circonstances avantageuses pour renverser la donne, à tout le moins pendant un moment.

« Le Cercle de feu 3 marque la conclusion d’une franchise d’action poussive »

Si l’ensemble n’est pas vraiment lénifiant, il n’en demeure pas moins que les compétences martiales du principal intéressé sont en retrait. Hormis des combats ponctuels, chorégraphiés sans allant, cet aspect reste décevant, pour ne pas dire anecdotique. Il subsiste toujours cette sensation de joutes au déroulement mécanique et peu naturel où les coups portés sont mesurés. De quoi laisser l’ennemi anticiper les assauts avant de contre-attaquer… À cela s’ajoute une nouvelle romance en devenir suite à la perte tragique d’une première conquête amoureuse. Au demeurant, cette dernière est expéditive, à l’issue d’une première rencontre.

Au final, Le Cercle de feu 3 marque la conclusion d’une franchise d’action poussive qui n’a jamais vraiment su quelle direction emprunter. Entre un premier opus à vocation antiraciste et un second qui privilégie un traitement linéaire et bas du front, ce troisième volet propose une caricature grossière de la mafia. Il en ressort un récit affublé d’une approche risible. Mention spéciale aux accents exagérés des antagonistes lors d’échanges stériles. Les confrontations sont téléphonées et souffrent de raccourcis scénaristiques improbables. Hormis un changement d’environnement, on reste dans le carcan des productions de seconde zone. Sans grand intérêt si ce n’est pour démontrer que les héros de film d’action sont souvent au mauvais endroit, au mauvais moment.

Note : 07/20

Par Dante

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