juin 3, 2026

The Mandalorian and Grogu – This is Presque the Way

De : Jon Favreau

Avec Pedro Pascal, Sigourney Weaver, Jeremy Allen White, Jonny Coyne

Année : 2026

Pays : Etats-Unis

Genre : Science-Fiction

Résumé :

La chute du maléfique Empire Galactique a précipité la dispersion des seigneurs de guerre impériaux à travers la galaxie… Pour protéger tout ce pour quoi la Rébellion s’est battue, la jeune Nouvelle République décide de faire appel au légendaire chasseur de primes mandalorien Din Djarin et son jeune apprenti Grogu…

Avis :

Après plusieurs années d’absence sur grand écran, Star Wars fait enfin son retour au cinéma avec « The Mandalorian et Grogu« , réalisé par Jon Favreau. Le projet est directement né du succès phénoménal de la série « The Mandalorian« , devenue l’un des plus gros phénomènes de Disney+. À l’origine, une nouvelle saison de la série était envisagée. Mais Lucasfilm a finalement décidé de transformer l’aventure en long métrage. Avec ce film, le studio cherche à relancer la saga au cinéma en s’appuyant sur deux de ses personnages les plus populaires de ces dernières années : Din Djarin et Grogu, plus connu du grand public sous le nom de « Baby Yoda ». « The Mandalorian et Grogu » marque ainsi le premier film Star Wars à sortir au cinéma depuis « … L’Ascension de Skywalker » en 2019.

Après sept ans d’absence dans les salles obscures, « Star Wars » fait donc son retour sous la forme d’un divertissement familial assumé. Divertissant, amusant, quelque peu facile, je dois dire que cette aventure spatiale avec des personnages que je découvre totalement (car oui, je n’ai jamais vu la série) m’a plutôt embarquée avec elle. Ce ne sera certainement pas le grand « Star Wars » que certains fans attendaient depuis des années. En même temps, je n’ai jamais été un immense fan de la franchise. J’ai toujours considéré ces films comme de grands divertissements populaires avant tout.

« Et bien voilà un petit film agréable »

Du coup, je suis probablement plus indulgent sur certains aspects. Toujours est-il que je ne me suis pas ennuyé. Le film m’a offert exactement ce que j’étais venu chercher : deux heures d’aventures, de combats, de poursuites, de créatures étranges, de voyages spatiaux et de personnages attachants. En somme, pour un spectateur extérieur comme moi, le contrat est rempli.

La jeune Nouvelle République fait appel aux services de Din Djarin pour retrouver plusieurs seigneurs de guerre impériaux. Cette fois-ci, il est chargé de retrouver Lord Janu, un mystérieux chef dont personne ne connaît réellement le visage. Seuls les Hutts possèdent cette information. En échange, le Mandalorien devra retrouver Rotta, le neveu de deux puissants jumeaux Hutts…

Et bien voilà un petit film agréable. « … The Mandalorian and Grogu« , autant le dire d’emblée, est très loin d’être un film qui va révolutionner l’univers de « Star Wars« . Non, il ne cherche jamais à réinventer la roue. Il ne propose pas de grandes révélations sur la Force, pas de bouleversement majeur dans la mythologie, ni même de réflexion particulièrement profonde. Pourtant, ce n’est pas pour autant qu’il faut le considérer comme un mauvais film. Au contraire même.

« Cette aventure possède une sincérité qui la rend immédiatement sympathique »

Cette aventure possède une sincérité qui la rend immédiatement sympathique. Elle retrouve un certain esprit du cinéma d’aventure familial où l’on part simplement suivre des personnages dans une mission pleine de dangers. D’une certaine manière, elle m’a même fait retrouver une petite âme d’enfant. Je pense sincèrement que si j’avais découvert ce film à dix ou douze ans, je l’aurais adoré. Il m’a rappelé ce que j’avais ressenti devant « L’Aventure des Ewoks » lorsque j’étais plus jeune : cette impression de découvrir un univers rempli de créatures étranges et de héros attachants.

Évidemment, avec des yeux d’adulte, les limites du film sautent davantage aux yeux. Le scénario est extrêmement linéaire. On devine très rapidement où l’histoire va nous emmener et les surprises restent relativement rares. Certains rebondissements sont même visibles à plusieurs kilomètres. Mais curieusement, cela ne m’a jamais vraiment dérangé. Parce que le film assume totalement son côté aventure simple et accessible. J’ai d’ailleurs trouvé que la première partie fonctionnait particulièrement bien. Elle possède presque une petite dimension d’enquête qui apporte un peu de mystère à l’ensemble, plongé dans une ville à la “Blade Runner”. La recherche d’informations, les différentes pistes à suivre et les rencontres successives donnent un rythme plutôt agréable au récit.

J’ai également beaucoup aimé le personnage de Rotta le Hutt. Le film joue intelligemment avec l’image que l’on peut avoir de cette famille de criminels galactiques. Sans être révolutionnaire, son traitement apporte un regard différent. On peut s’extirper d’une famille comme celle-ci et être autre chose.

« il donne parfois l’impression de regarder plusieurs épisodes d’une série »

Malheureusement, le film souffre aussi d’un défaut assez évident : il donne parfois l’impression de regarder plusieurs épisodes d’une série assemblés pour former un long métrage. Certaines séquences semblent presque fonctionner comme des aventures indépendantes reliées entre elles. Du coup, le rythme ressemble parfois à un accordéon. Il y a des moments où l’on avance très vite, puis d’autres où l’on a l’impression que le récit marque une pause avant de repartir. Ce n’est jamais catastrophique, loin de là, mais cela se ressent régulièrement.

Heureusement, chaque nouvelle étape apporte son lot de bonnes idées et de séquences amusantes. Que ce soit la recherche dans la ville, les affrontements contre les créatures géantes, les scènes d’action ou simplement les moments où Grogu se retrouve livré à lui-même, il y a toujours quelque chose pour relancer l’intérêt du spectateur. Et puis il y a Grogu. Oui, je sais, c’est facile. Oui, je sais, tout est fait pour qu’on le trouve adorable. Mais ça fonctionne. Complètement. Le personnage est irrésistible et apporte énormément de légèreté au film. Une bonne partie de l’humour repose sur lui, et la plupart du temps cela fait mouche.

Autre point particulièrement réussi : les effets spéciaux. Le film est visuellement très beau. Bien sûr, il y a beaucoup d’effets numériques, mais ce qui m’a le plus séduit reste tout le travail effectué autour des créatures, des costumes et des animatroniques. On sent une vraie volonté de retrouver l’esprit artisanal qui faisait une partie du charme des premiers films de la saga. Toutes ces petites créatures sont pleines de personnalité. Elles donnent de la vie à l’univers et renforcent l’immersion. Oui, c’est probablement aussi pensé pour vendre quelques figurines supplémentaires, mais honnêtement, difficile de leur en vouloir quand le résultat est aussi sympathique à regarder.

Au bout du compte, le retour de « Star Wars » dans les salles obscures est plutôt réussi. Ce n’est pas un grand film. Ce n’est pas un événement majeur qui va bouleverser la franchise. Ce n’est probablement même pas un épisode dont on parlera encore dans vingt ans. Mais ce n’est pas grave. Parce qu’il remplit parfaitement sa mission. Pendant un peu plus de deux heures, il nous emmène dans une aventure légère, amusante et dépaysante. C’est parfois prévisible, parfois un peu facile, mais c’est aussi généreux, attachant et suffisamment rythmé pour nous faire passer un bon moment. Bref, un film sympathique. Et parfois, c’est déjà beaucoup.

Note : 12/20

Par Cinéted

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