novembre 30, 2021

One Desire – One Desire

Avis :

D’un commun accord, on dit souvent que la Scandinavie est une terre de métal et de hard rock. On ne compte d’ailleurs plus les groupes qui proviennent de Finlande, Suède, Danemark ou encore Norvège, et cela dans tous les sous-genres possibles et imaginables. De ce fait, il est assez compliqué de se faire un nom et de percer, ainsi que de trouver une maison de disques qui accepte de signer un contrat. Pour autant, c’est très rapidement que One Desire va trouver un accord ave Frontiers Records. Le groupe se fonde dans les années 2000 autour du batteur Ossi Sivula, et c’est en 2017 que surgit le premier album éponyme du groupe. Versant dans un Hard Rock mélodique à tendance Heavy, les finlandais vont taper un grand coup avec un premier hit qui attisera la curiosité. Mais ce premier album est-il si bon que ça ?

Le skeud débute avec le hit en question, Hurt. Et on se doute rapidement de ce que l’on va avoir dans les oreilles. Hard Rock mélo avec des pointes d’AOR et quelques élans un poil Heavy, One Desire nous fait une sorte de revival des années 80, mais sans vraiment y apporter une touche d’originalité. Le titre est sympathique, mais il reste très calibré et n’apporte aucune nouveauté à un genre déjà très codifié et usé jusqu’à la corde. Et ce n’est pas l’ajout d’autotune qui est là pour nous rassurer, n’offrant aucune plus-value. Puis survient Apologize, un morceau qui manque d’un peu de tout pour vraiment nous emballer. C’est joyeux, mais ça reste surtout un peu cucul la praline, sentiment qui baignera tout l’album, avec des chansons d’amour pénibles et sans réelle saveur. Alors oui, on a quelques fulgurances un peu plus violentes, mais ça reste trop simple.

Avec Love Injection, le groupe va sombrer dangereusement dans un abysse de mielleux. Avec une batterie électronique, le groupe s’amuse avec des claviers, pour fournir un titre d’une lourdeur… Non seulement les paroles sont stupides, mais le refrain est insupportable de niaiserie et globalement, si le titre se veut entrainant, on reste dans un truc sirupeux typé année 80 qui devient vite imbitable. Turn Back Time, à la rigueur, va amener quelque chose d’un peu plus intéressant. Les riffs sont plus agressifs et au niveau de la rythmique, le refrain se veut un peu plus violent. On ne sortira pas de ces thèmes sur l’amour, mais à la rigueur, ça peut s’effacer grâce à la qualité technique du morceau. Puis Falling Apart viendra nous achever… Il sera difficile de faire plus mielleux à l’excès. A un tel point que le morceau en devient une caricature.

Straight Through the Heart continue son exploration un peu moisie de l’amour, mais a le mérite d’aller plus vite que ses comparses. Si on regrette quelques assertions Heavy viendront donner un peu de rythme à l’ensemble, on reste sur quelque chose de trop calibré années 80 pour vraiment convaincre. Et puis, encore une fois, comme un running gag, le groupe balance une sorte de ballade molle et suave. Whenever I’m Dreaming, comme bon nombre de morceaux de l’album, s’avère lourde et sans réel intérêt. D’ailleurs, on a la sensation d’entendre un morceau déjà entendu des millions de fois, au sein du même album. Do You Believe se veut un peu plus nerveuse, mais on reste sur une ligne très claire, où il ne faut pas trop en faire. Le titre respire l’AOR et ce n’est franchement pas très intéressant.

Et on a la sensation que le groupe a des années de retard. En fait, le principal problème de One Desire, c’est qu’il n’arrive jamais à se défaire d’une image de groupe qui s’inspire grandement des années 80 pour faire sa musique, mais qui n’y injecte rien de plus. Alors il y a de la bonne humeur, de la joie, mais ça reste très simple, voire même trop et ça manque d’impact dans tous les sens. Seul Buried Alive va chercher un peu plus loin, avec un titre plus Heavy, plus violent, tout en gardant une âme dans les années 80. C’est le seul morceau qui sort du lot et c’est bien trop peu. Alors certes, ce n’est pas mauvais, et techniquement, on est sur du bon niveau, mais il manque une identité au groupe et des moments un peu plus variés. Et bon, les thèmes sur l’amour…

Au final, One Desire, le premier album du groupe du même nom, est un semi-ratage. Se vautrant allègrement dans un revival des années 80 sans jamais y apporter une once de nouveautés, le groupe se paye même le luxe d’être ringard dans ses thématiques et sa volonté de se prendre pour un groupe de poseurs beaux gosses. Ringard avant l’heure, ce premier album s’adresse surtout aux fans du genre, et les autres pourront se moquer d’un style trop stéréotypé.

  • Hurt
  • Apologize
  • Love Injection
  • Turn Back Time
  • Falling Apart
  • Straight Through the Heart
  • Whenever I’m Dreaming
  • Do You Believe
  • Buried Alive
  • This is Where the Heartbreak Begins
  • This is Where the Heartbreak Begins (Acoustic)

Note : 10/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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