janvier 24, 2022

Foo Fighters – Medicine at Midnight

Avis :

Fondé en 1994 suite à la dissolution de Nirvana, les Foo Fighters trainent leur carcasse depuis un bon moment maintenant sur la scène rock. Porté par le charismatique Dave Grohl, showman incroyable, le groupe a fait ses preuves et a des fans dans le monde entier. Le concert des mille musiciens en Italie pour faire venir le groupe faire un concert en atteste. Alors bien évidemment, un nouvel album des Foo Fighters est toujours un évènement. Quatre ans après Gold & Concrete, qui fut un sympathique moment, mais pas forcément leur meilleur, les américains étaient sont de retour avec Medicine at Midnight. Un album court, concis, qui peut paraître simple de prime abord mais qui va révéler son potentiel au fur et à mesure des écoutes. Et pour au final fournir neuf pistes, neufs hits en puissance qui donne une pêche d’enfer.

Le skeud débute avec Making a Fire et c’est une drôle de surprise. Il s’agit-là d’un morceau ultra enjoué, très dynamique et qui débute avec des chœurs féminins très pop années 70. Le refrain rentre immédiatement, Dave Grohl semble inspiré sur le plan vocal, bourré d’énergie, et ce qui semblait être un petit morceau pour débuter s’avère en fait être un hymne à la bonne humeur et à la joie. Un vrai bol d’air frais en ces temps troublés. Puis le groupe de nous surprendre avec Shame Shame. Bien plus triste, bien plus mélancolique, le morceau montre une autre facette du groupe, mais aussi une autre façon de se soigner. Plus introspectif, plus calme, Foo Fighters fait étalage de son talent en proposant un titre plus lent, mais tout aussi efficace que le premier, explorant un autre rock, une autre mélodie, une autre atmosphère.

Avec Cloudspotter, le groupe renoue avec un rock teinté de hard qui donne une patate de folie. Nerveux en diable avec un refrain qui fonctionne de tous les diables, les Foo Fighters font preuve d’une énergie communicative extraordinaire. Il s’agit clairement du titre qui donne le plus envie de bouger et qui va faire un carton sur scène. Si un jour les concerts seront de nouveau autorisés. Mais le nec plus ultra avec ce titre, c’est qu’il n’est aucunement redondant. On peut l’écouter en boucle sans jamais ressentir de l’ennui. Un grand morceau qui mérite plusieurs écoutes. Jouant constamment avec les rythmiques et les influences, le groupe balance Waiting on a War. Simple dans sa structure où le tempo monte crescendo jusqu’à un final puissant, le groupe propose quelque chose de plus calme, qui permet de faire redescendre la température au départ, tout en la faisant grimper graduellement.

C’est peut-être avec ce titre que l’on retrouve le plus la patte classique des Foo Fighters, le fun en moins. Le groupe semble vouloir revenir à quelque chose de plus sérieux. Et ils mettront tout le monde d’accord avec ce pont si aérien et doux. Puis, comme un cycle, le groupe va revenir vers quelque chose de plus chaud. Avec Medicine at Midnight, la formation s’inspire d’une introduction funky avec une belle ligne de basse et quelques chœurs féminins (qui parsèment constamment l’album) pour mieux nous cueillir avec un titre peut-être moins percutant que les autres pistes, mais tout aussi efficace. Cependant, le titre va s’effacer gentiment face au gras de No Son of Mine. Pur titre rock qui tâche, le groupe retrouve une énergie surpuissante qui donne envie de sauter dans tous les sens. Un grand moment malgré la simplicité technique du morceau.

Mais est-ce vraiment ce que l’on cherche ici ? Non, et le groupe fournit un excellent titre qui va faire sauter les foules. Holding Poison, à la surprise générale, va perpétuer l’aspect énergique de la chose, tout en redescend d’un étage. Plus fun que le reste que l’album, le morceau marque moins, mais dispose d’un refrain très catchy qui reste un long moment en tête. Chasing Birds sera LA ballade de l’album. Titre d’une rare douceur, il permettra de montrer que le groupe sait aussi faire des ballades langoureuses, presque un peu clichée, mais qui fonctionne à plein régime. A écouter les yeux fermés évidemment. Enfin, avec Love Dies Young, on aura une conclusion un peu décevante. Le morceau est bon, à l’image du groupe, mais il reste un titre rock classique et qui manque de verve. Cependant, il est le penchant du premier titre, à savoir un morceau enjoué.  

Au final, Medicine at Midnight, le dernier album en date des Foo Fighters, est une réelle réussite. Mais c’est aussi une réussite qui se mérite. Si à la première écoute, on peut se dire que les américains ne se sont pas foulés, c’est au bout d’une paire d’autres écoutes que l’on va se rendre compte de l’efficacité de l’effort. Les neufs morceaux passent comme une lettre à la poste. On ressent un plaisir montant à force d’écoute et surtout, il laisse sur une sensation de joie et de bien-être qui fait un bien fou aujourd’hui. Bref, sous ses atours de simplicité, les Foo Fighters délivrent un bel album pêchu, joyeux et nécessaire à ces temps qui courent.

  • Making a Fire
  • Shame Shame
  • Cloudspotter
  • Waiting on a War
  • Medicine at Midnight
  • No Son of Mine
  • Holding Poison
  • Chasing Birds
  • Love Dies Young

Note : 17/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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