mai 25, 2022

Adieu ma Jolie

Titre Original : Farewell, my Lovely

De : Dick Richards

Avec Robert Mitchum, Charlotte Rampling, John Ireland, Sylvia Miles

Année : 1976

Pays : Etats-Unis

Genre : Policier, Thriller

Résumé :

Los Angeles, 1941. Le détective Philip Marlowe est engagé par Moose Malloy, qui vient de purger sept ans de prison. L’ex-taulard souhaite retrouver Velma, son ancienne petite amie. A priori, l’affaire est on ne peut plus banale… Pourtant, plus l’enquête de Marlowe progresse, plus les coups bas se multiplient. Pressions, enlèvement, tentatives d’assassinat : tout se passe comme si quelqu’un tentait d’empêcher la découverte d’une vérité qui pourrait éclabousser quelques personnalités haut placées…

Avis :

Parmi les réalisateurs dont on ne sait pas grand-chose et qui n’ont jamais fait trop de bruit, aujourd’hui, je m’arrête sur Dick Richards, réalisateur, scénariste et producteur qui a eu une petite carrière entre le début des années 70 et la fin des années 80. Dans ses faits d’armes les plus marquants, Dick Richards est celui qui a réalisé « Il était une fois… la légion« , film avec Gene Hackman, Terrence Hill et Catherine Deneuve, et l’on trouvera aussi son nom à la production de « Tootsie » de Sydney Pollack.

Thriller noir, aujourd’hui, je me suis arrêté sur le quasi méconnu « Adieu ma jolie » de Dick Richards, pour la bonne et simple raison qu’on trouvait en tête d’affiche Robert Mitchum et Charlotte Rampling. Troisième long-métrage pour le réalisateur américain, « Adieu ma jolie » est un film duquel je ressors partagé. Partagé, car le film jouit d’une ambiance superbe, Dick Richards a bel et bien tout compris dans son ambiance, ce à quoi doit ressembler un film « noir américain », mais face à cela, « Adieu ma jolie » est aussi porté par une histoire pas plus convaincante que cela. Une histoire parfois confuse et qui tourne un peu en rond et surtout une histoire qui demeure très prévisible. Entre bon et pas terrible, entre qualités et défauts, je ressors donc de cet « Adieu ma jolie » très moyennement convaincu.

Los Angeles, 1941, Philip Marlowe détective privé est engagé par Moose Mallroy, un homme qui vient de faire sept années de prison. Moose veut absolument retrouver une femme du nom de Velma. L’affaire, comme ça, a l’air d’être assez simple, et pourtant, plus Marlowe avance, et plus cette dernière devient compliquée, sombre et meurtrière.

Si l’on regarde du côté de son ambiance, malgré le fait que l’ensemble ait pris un coup de vieux, cette dernière est très travaillée, très soignée. Dick Richards utilise tous les codes du film noir. Porté par une BO signée David Shire (« Les hommes du Président« , « Zodiac« ) qui habille à la perfection son film. Mené par une réalisation élégante, avec une enquête qui nous entraîne dans les bas-fonds et la haute société de Los Angeles. Une enquête bien souvent menée de nuit, ce qui attise encore un peu plus l’intérêt, surtout que le réalisateur s’amuse avec « le sombre », y cachant parfois un corps… Bref, dans son désir d’offrir un film noir, hommage au polar des années 40/50, techniquement, Dick Richards réussit l’exercice sans mal.

Du côté de son casting, là encore le réalisateur nous offre de quoi nous captiver, à commencer par Robert Mitchum qui crève l’écran dans la peau de ce détective usé et désabusé. Face à lui, on trouvera une Charlotte Rampling magnétique, un Jack O’Halloran bourru, et à droite et à gauche dans de petits rôles, John Ireland, Harry Dean Stanton, Joe Spinell, et même Sylvester Stallone en petite frappe quelque temps avant de rencontrer le succès qu’on lui connaît avec « Rocky« .

Mais voilà, comme je le disais, « Adieu ma jolie« , c’est une conjugaison de bon et de moins bon et du côté de ses défauts, il y a cette intrigue. Certes, cette dernière est bourrée de rebondissements. Les cadavres s’enchaînent à la pelle, l’enquête est, pour notre détective, sinueuse, et pourtant, malgré tout ça, on n’arrive pas vraiment à entrer dans le film de Dick Richards. Assez flou parfois, allant enquêter sur des éléments qu’on a bien du mal à cerner, n’offrant finalement pas de grande surprise, car cette intrigue si mystérieuse soit-elle, est surtout très prévisible. Très vite, un schéma et des hypothèses en ressortent, l’on comprend où va cette enquête de manière générale, et comment le film va se conclure. Peut-être est-ce à cause de la prévisibilité que le film peut avoir, mais on ajoutera à cela que « Adieu ma jolie » a tendance à traîner de la patte, et l’on finit par s’y ennuyer. En fait, on reste dans l’attente qu’il s’y passe quelque chose de surprenant, quelque chose qu’on n’attendait pas et malheureusement, ça n’arrivera pas, ce qui est dommage, surtout quand on pense à tout le positif que peut tenir le film.

« Adieu ma jolie » est donc une déception. Le film de Dick Richards a de belles qualités, son ambiance, ses acteurs, sa BO, mais pourtant, malgré tout ceci, « Adieu ma jolie » n’arrive pas à nous passionner. Longuet et sans surprise, au mieux, le film habillera une soirée ne serait-ce que par la curiosité qu’il suscite. Mais une fois vu, il restera aussi oubliable et c’est vraiment dommage.

Note : 10/20

Par Cinéted

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