Crash Team Racing Nitro Fueled

Résumé :

Crash Team Racing Nitro-Fueled est un jeu de course mettant en scène le célèbre Crash Bandicoot et ses amis qui doivent, cette fois-ci, non plus sauter de plateformes en plateformes mais conduire des kartings armés jusqu’aux essieux. Seul ou en équipe, participez à des combats en arène, faites des courses pour battre le meilleur temps et dénichez les secrets de chaque piste de course.

Avis :

Initialement sorti en 1999 sur la Playstation première du nom, Crash Team Racing s’est rapidement imposé comme un concurrent direct à Mario Kart. Car oui, les joueurs de chez Sony se sentaient orphelins de ne pas avoir un jeu de course fun et drôle avec des personnages issus d’une quelconque licence. Crash Team Racing fut un énorme succès, mais pour le reste, il n’y en a eu qu’un seul, alors que des Mario Kart, on en est aujourd’hui au huitième. Voyant bien évidemment le carton du jeu de course sur Switch, mais aussi le revival incroyable des remakes que sont Crash Bandicoot N’Sane Trilogy ou encore Spyro, il n’en fallait pas plus à Activision pour lâcher la production d’un Crash Team Racing tout neuf et tout beau. Maintenant, est-ce que le jeu vaut toujours le coup et tient-il la comparaison avec son concurrent direct, Mario Kart 8 ?

La première chose qui frappe quand on lance le jeu, c’est qu’il est beau. C’est coloré, c’est vivant, les animations sont drôles et fluides et on est vraiment bien dans l’univers du Bandicoot. La refonte graphique est vraiment très belle et les développeurs ont eu la présence d’esprit de garder quelques looks vintage, avec la possibilité de jouer avec des personnages en version pixélisée. Ces graphismes sont aussi très beaux lors des courses qui fourmillent de détails. Chaque circuit possède son environnement propre et les animations autour sont vraiment superbes. De ce point de vue, on peut aisément dire que le soft d’Activision est plus joli que Mario Kart. Cependant, le jeu est une simple refonte sur le principe. C’est-à-dire que les courses sont les mêmes que sur la première Playstation et que le Hub où l’on va avancer dans le mode histoire n’a pas changé et demeure un poil austère. Il en va de même pour le mode Histoire, très simple et très court.

Mais les aspects négatifs vont s’arrêter là. Car si le mode Histoire n’est pas le plus passionnant mais demeure un passage obligatoire pour débloquer pas mal de personnages et de skins, le jeu possède une palanquée de modes et de challenges. Et déjà, le jeu est très dur et beaucoup plus technique que son rival de chez Nintendo. La difficulté se ressent dès le niveau moyen, avec des concurrents qui vont vite, prennent les raccourcis et possèdent souvent les bonnes armes au bon moment. Les turbos ne sont pas aussi accessibles que sur Nintendo, puisqu’ici, il faut déraper d’un côté, puis appuyer sur une autre touche pour déclencher un turbo plus ou moins efficace. Les personnages ont aussi des caractéristiques qu’il faut prendre en compte. Certains sont très maniables mais lents, alors que d’autres sont plus rapides, mais plus lourds. A chaque joueur alors de trouver sa jouabilité préférée. Si les courses sont le cœur du jeu, on retrouvera bien évidemment différents modes de battle, avec la prise de cristaux, la capture du drapeau ou encore la bataille où il faut se mettre sur la gueule. Bref, l’ensemble est très bien pensé pour que la durée de vie soit presque illimitée.

En effet, si on veut débloquer tous les personnages et tous les skins, il faut en vouloir et se donner à fond. En premier lieu parce que pour débloquer certaines tenues, il faut gagner un nombre précis de courses, allant de la simple victoire à vingt-cinq courses remportées avec le même personnage. Mais certains personnages et autres ne sont disponibles qu’à l’achat dans les stands. Alors attention, pas un achat réel, mais un achat avec les pièces récoltées à force de jouer. A chaque fois que l’on joue, dans n’importe quel mode de jeu, on gagne des pièces qui vont nous permettre d’aller débloquer des tenues, des autocollants et de nouveaux personnages aux stands. Un autre moyen de gagner de la durée de vie, surtout que les personnages sont nombreux, avec aujourd’hui pas moins de trente personnages jouables. Mais là où ils sont malins, c’est qu’il y a un nouveau challenge, le Grand Prix. Le Grand Prix c’est quoi ? C’est tout simple. Aléatoirement, les développeurs vont proposer des challenges qui durent un mois, où il faut faire des sortes de quêtes, pour gagner de l’expérience, et à chaque palier, on gagne un petit cadeau. Dans le premier Grand Prix par exemple, on a pu débloquer quatre nouveaux personnages féminins, ainsi que des stickers, des châssis et d’autres skins. Cela force les joueurs à rester sur le jeu et rallonge conséquemment la durée de vie du jeu. Le problème viendra certainement de la frustration de ne pas arriver à tout débloquer à temps et de devoir attendre un autre Grand Prix.

Au final, Crash Team Racing Nitro-Fueled est un excellent jeu. Plus technique et plus beau qu’un Mario Kart, le jeu n’est pour autant pas aussi accessible que son homologue de chez Nintendo. Les enfants auront de grosses difficultés à se faire la main dessus et un sentiment de frustration flottera bien évidemment. Néanmoins, les joueurs hardcore y trouveront certainement leur compte et les développeurs font preuve de beaucoup d’idées pour rajouter une durée de vie presque illimitée. Bref, un petit must-have de la course fun sur Playstation 4, ça ne se refuse pas.

Note : 17/20

Par AqME

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