novembre 30, 2020

You, Me and the Apocalypse Saison 1

D’Après une Idée de : Iain Hollands

Avec Rob Lowe, Jenna Fischer, Megan Mullaly, Mathew Baynton

Pays: Etats-Unis, Angleterre

Nombre d’Episodes: 10

Genre: Comédie

Résumé:

Une comète sur le point d’entrer en collision avec la Terre provoque le chaos. Un groupe de personnes, composé notamment d’un prêtre rebelle, d’un suprématiste blanc déséquilibré, d’un directeur de banque affable, d’un cyber-terroriste germaphobe ou encore d’un général américain, tous venus du monde entier et n’ayant rien en commun, va voir son destin se lier.

Avis:

Tout jeune cinéaste et showrunner tout ce qu’il y a de plus anglais, Iain Hollands s’est fait quelque peu connaître avec sa première série « Beaver Falls« . Série encore inédite chez nous, qui avait fait deux saisons et avait su trouver de jolis échos chez le public. Il n’aura pas fallu beaucoup de temps à Iain Hollands pour revenir après « Beaver Falls« , puisque c’est moins de deux ans après l’arrêt de la série que le showrunner vient nous présenter tout autre chose. Mini-série de dix épisodes de quarante-cinq minutes environ, « You, Me and the Apocalypse« , comme son nom l’indique, va parler de l’apocalypse et elle va le faire de manière très très décalée.

C’est donc entre la tragédie, la série d’action et d’espionnage, soulignée de religion, foi et espoir, le tout emballé dans un gros paquet d’amour et d’humour So British, que « You, Me and the Apocalypse » va nous tenir hilare, triste et intrigué en même temps, devant cette dernière valse du monde qui semble si inévitable. Bref, un petit bijou d’humour et d’amour, pile comme on les aime. Et un petit bijou au final, ô combien, surprenant, voire même un peu frustrant.

Le monde vient de se réveiller avec un compte à rebours. Ce matin-là, les habitants de la Terre découvrent qu’ils ne leur restent plus que trente-trois jours à vivre, avant qu’un astéroïde de douze kilomètres de long ne frappe la planète et décime toute vie. Jamie va apprendre ce jour-là qu’il a été adopté. Rhonda vient d’être incarcérée par un crime qu’elle n’a pas commis. Père Jude Sutton et la Sœur Céline Leonti se voient confier une mission de la plus haute importance par l’église. Et enfin, Scotty McNeil et son amoureux, le général Arnold Gaines, qui travaillent tous deux pour la Maison Blanche, travaillent sur un plan qui pourrait bien sauver le monde. Toutes ces personnes, et d’autres encore, ne le savent pas encore, mais dans trente-trois jours seront dans un bunker quelque part en Angleterre.

On ne plaisante pas avec la fin du monde, sauf si l’on s’appelle Roland Emmerich ou encore si l’on est anglais, comme nous le prouve l’hilarante deuxième création d’Iain Hollands. Ici, la fin du monde est inévitable et avec un fil rouge si tragique, le showrunner britannique va pourtant en tirer une série vraiment très drôle. Une série qui saura mélanger la haletant, le prenant, l’émouvant, l’étrange, le bordélique et le tout avec cet humour et ce ton décalé qu’on aime tant chez nos amis british.

L’intrigue mélange plusieurs destins qui vont se croiser, se décroiser et finalement, par des heureux concours de circonstances, se retrouver tous ensemble au moment du jugement dernier. Ceci n’est pas un spoil, car on le découvre dans le générique de début. Un générique génial soit dit en passant, qui ne cesse d’évoluer et qui devient même une partie intrinsèque de l’intrigue. Ce qui est génial avec cette série, c’est qu’elle est extrêmement riche, arrivant en dix épisodes à proposer des personnages tous plus différents, profonds, décalés et touchants, les uns que les autres.

La série, même si elle aborde un ton bordélique (ce qui convient bien à l’idée de fin du monde), arrive à être cohérente et se suit sans difficulté. Les enjeux sont clairs, les idées d’intrigues sont excellentes et tout s’emboîte très bien. On s’amuse des situations, on rit des différentes réactions selon les pays face à cette fin du monde. La série s’amuse à caricaturer les Anglais, les Italiens ou encore les Etats-Unis. D’ailleurs, les USA en prennent génialement pour leur grade. Même avec la fin du monde proche, ils se sentent toujours persécutés, et ont toujours peur du terrorisme. Et ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. On s’amusera aussi de la courtoisie des Anglais ou encore de l’hypocrisie du Vatican. Bref, la série fait mouche à chaque coup et s’égare finalement très peu.

On appréciera énormément toutes les trouvailles dans les différentes intrigues et l’énergie de la mise en scène, car malgré le fait qu’on connaisse la fin, ou qu’on en ait une vague idée, tout le temps et en permanence, le créateur et ses réalisateurs nous donnent le goût d’aller de plus en plus loin, afin de soutenir nos personnages préférés.

« You, Me and the Apocalypse« , comme toute bonne série anglaise qui se respecte, c’est aussi un casting brillant et là on ne va pas bouder notre plaisir, car entre un Mathew Baynton hilarant dans un double rôle, un Rob Lowe en robe de curé auquel on ne croit pas un instant, Megan Mullally déchaînée en nazi sur la voie de la rédemption, et une Pauline Quirke, ainsi que Kyle Soller et Joel Fry qui sont autant de révélations, franchement que demander de plus. On notera aussi les petits guests d’Anastasia Hille et Diana Rigg (Olenna Tyrell de « Games of Thrones« ), qui combleront nos cœurs.

Bref, « You, Me and the Apocalypse » est donc dix épisodes très bien vus. Dix épisodes drôles, déjantés et touchants à la fois. Dix épisodes aussi bordéliques que cohérents et qui nous emportent vers ce final génial, osé, audacieux même, et terriblement frustrant en même temps. On ne peut que conseiller de s’arrêter sur cette unique saison.

Note : 15/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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