octobre 21, 2021

Marvel’s The Defenders Saison 1

D’Après une Idée de : Douglas Petrie et Marco Ramirez

Avec Charlie Cox, Krysten Ritter, Mike Colter, Finn Jones

Pays : Etats-Unis

Nombre d’Episodes : 8

Genre : Super-Héros

Résumé :

Un ninja aveugle. Une détective impertinente. Un ancien détenu résistant aux balles. Un milliardaire amateur de kung-fu. « Marvel’s The Defenders » suit les aventures de quatre super-héros solitaires contraints de mettre leurs problèmes personnels de côté pour combattre ensemble un groupe de criminels menaçant de détruire la ville de New York.

Avis :

Netflix s’est rapidement approprié certains super-héros de chez Marvel. Outre les deux bonnes saisons mettant en scène Daredevil, on a eu droit à nos premières saisons de Jessica Jones, une détective aux pouvoirs surdéveloppés et aux méthodes expéditives, de Luke Cage et sa peau pare-balle ainsi que de Iron Fist, un milliardaire qui possède un poing d’acier capable de tout traverser. Si ce dernier personnage était plutôt mal traité dans une saison inutile et longue, il fallait le faire revenir pour concentrer une intrigue assez courte en réunissant tous ces super-héros pour former une équipe. C’est à partir de là qu’est né Defenders, en réponse aux Avengers, où ces quatre personnages vont devoir s’allier malgré des motivations différentes. Et si l’idée sur le papier était plutôt bonne, ce n’est pas forcément le cas à la télévision. Non pas que Defenders soit foncièrement mauvais, mais la série accumule les clichés, les scories de réalisation et finalement, en oublie clairement son fond et son ton assez sombre.

Dès les premières minutes, on tombe sur Iron Fist qui se bas dans des égouts au Cambodge. Cette entrée en matière est clairement imbuvable car elle démontre déjà ce que vont être les combats durant les huit épisodes, du pseudo kung-fu filmé à la truelle où la caméra va bouger dans tous les sens, rendant bien souvent les séquences illisibles. Et que dire de l’éclairage inexistant, nous montrant donc des gens qui se battent dans le noir. Fort heureusement, les choses vont s’améliorer par la suite, notamment grâce à une fidélité qui colle à la peau de chaque personnage. On retrouve l’ambiance propre à chaque personnage, que ce soit dans les couleurs apportées ou dans l’ambiance. Ainsi, le rouge représente Daredevil, qui va rejoindre l’affaire par nécessité, pour retrouver une vie qui lui manque allègrement, le combat et défendre la veuve et l’orphelin. Le bleu et le froid vont représenter Jessica Jones, qui se retrouve bien malgré elle dans cette affaire à cause d’une recherche autour d’un architecte qui va se suicider dans son bureau. Le jaune et la musique soul/funk correspondent bien évidemment à Luke Cage qui remonte jusqu’à la Main à cause de jeunes qui disparaissent dans Harlem. Reste Iron Fist qui n’a pas vraiment de teneur ni de couleur. On a l’impression que c’est un personnage neutre qui a bien du mal à exister par rapport aux autres.

Du coup, pour le valoriser, il sera la proie de la Main, son poing étant la clé pour découvrir un lieu secret. Le problème, c’est que malgré un rôle central au sein de l‘intrigue, il peine à exister face aux autres, dont les enjeux sont plus intéressants et les personnages plus charismatiques. Alors pour le rendre plus important, ou tout du moins plus « réunificateur », on va le présenter comme le clown de service qui va balancer des vannes ou qui va tout faire pour construire une équipe. Une équipe qui aura bien du mal à se former et on se demande bien pourquoi. Si on outrepasse les convictions de chacun comme Luke Cage qui veut uniquement sauver les jeunes de Harlem, Iron Fist qui veut juste venger la mort de ses parents ou encore Daredevil qui aimerait refaire l’amour avec Elektra, il y a quand même un but commun, celui de sauver New York. Et malgré cela, tout le béton de l’équipe se liquéfie au fur et à mesure des séquences de palabres qui sont agaçantes et ne présentent aucun intérêt, si ce n’est créer de la longueur sans jamais faire avancer l’intrigue. L’autre gros problème, c’est l’affaire mal gérée des sidekicks. On valorise énormément l’infirmière et Colleen, la petite copine de Iron Fist, mais les autres restent en dehors de ça, n’ayant que peu de rôle et n’arrivant même pas à créer de l’empathie pour leurs partenaires. Et pourtant, il y avait matière à faire avec Foggy ou encore leur ancienne partenaire qui est devenue journaliste. Ou encore avec Trish, la copine de Jessica Jones. Mais tout ce petit monde se retrouve cantonner dans un commissariat avec une Misty Knight imbuvable qui doute de tout.

Alors oui, parfois la série fait illusion avec quelques séquences de baston efficaces ou des réconciliations qui font plaisir, notamment entre Luke Cage et Iron Fist. On prendra du plaisir à voir une Sigourney Weaver en grande forme ou encore une Elektra qui a vraiment un rôle badass. Mais si on l’enlève, l’équipe des méchants fait peine à voir et énerve plus qu’autre chose. La vieille Gao est insupportable et possède le charisme d’une moule dans une paëlla, tout comme le grand méchant d’Iron Fist qui revient pour cabotiner autour de Colleen. Il y en a bien un qui pourrait tirer son épingle du jeu, un japonais, mais il est sous-exploité et ne développe pas assez d’intérêt. Enfin, difficile de passer à côté de certaines scories désagréables, comme les punchlines rigolotes qui dédramatisent des moments importants ou encore des séquences inutiles qui doivent faire rire le public, comme ce passage dans le métro où Jessica Jones pique une bière à un SDF. Alors tout cela est bien dommage, car on sent qu’il y a un vrai potentiel et qu’il serait presque intéressant de faire rentrer ces quatre personnages dans la saga cinématographique The Avengers, mais cette première saison a été faite à la va-vite et manque clairement de profondeur ou de sérieux. Et cela même si huit épisodes passent très très vite.

Au final, la première saison de Defenders est en demi-teinte. Ce n’est pas aussi mauvais que certains veulent bien le prétendre, mais ce n’est pas la panacée non plus. Si on ne s’ennuie pas vraiment et qu’il est agréable de retrouver une équipe de super-héros, la série ne présente pas de méchants charismatiques et agace à cause des apitoiements de chaque protagoniste, rechignant à bosser ensemble pour sauver l’entièreté d’une ville. Bon, il est vrai que la motivation des méchants reste obscure (on nous répète sans cesse que la ville dont tomber, mais on ne sait pas pourquoi), mais est-ce vraiment une raison pour ne faire aucune concession et donc se foutre sur la gueule entre amis en plus des ennemis ? Bref, une saison décevante, même si ça reste divertissant à quelques moments.

Note : 12/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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Une réflexion sur « Marvel’s The Defenders Saison 1 »

  1. Une critique avec laquelle Je suis complètement en phase.La nullité d’Iron Fi st est diluée dans l’aura des personnages plus travaillés. Les avis la peuvent diverger sur Jessica Johns ou Luke Cage, Dardevil sble faire l’unanimité positive… Avec Le Punisher prêt à lui ravir la vedette.

    Le pire môment au milieu des scories fut Jessica qui percute le méchant badass avec son Véhicule puis va prendre la pose avec ‘es 3 autres pignoufs… Dépité, j’ai éteins mon poste TV avec un sale goût de gâchis dans la bouche

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