octobre 28, 2020

Chris Walker Band – Chris Walker Band

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Avis :

Chris Walker est un nom qui ne doit pas signifier grand-chose pour nous autres, pauvres petits français perdus dans la mélasse musicale que nous serine chaque jour une radio de plus en plus frileuse et lobotomisée. Et pourtant le monsieur tourne aux states depuis qu’il a treize et propose une musique teintée de blues et de rock, rappelant par certains moments un certain Jimi Hendrix ou encore un petit Eric Clapton, voir même un Eric Johnson. Si ces noms ne vous disent rien, il y a plusieurs possibilités. La première, c’est que vous avez des gouts musicaux de merde et à ce moment-là, je ne peux rien pour vous. La deuxième, c’est que vous vivez loin de tout, peut-être dans le Larzac et qu’à part les bêlements de vos biquettes, vous n’entendez que le souffle du vent. Enfin, la dernière possibilité, c’est que vous êtes séquestré depuis votre plus tendre enfance, que vous ne connaissez que votre père (qui est par la même occasion votre amant) et que vous vivez en Autriche dans un sous-sol. Outre cette blague de mauvais gout, il devient urgent de certains artistes fassent leur entrée en France et je pense que ce Chris Walker et sa bande valent le coup. Mais voyons de plus près ce que donne cet album !

Ce qui est marrant sur cet album, c’est que la première piste est une intro qui rappelle les débuts de concerts, avec des petits sons de guitare, une batterie qui teste un peu toutes les caisses et on sent une certaine fébrilité nous envahir, une envie de vite voir ce que ça donne. La première chanson est donc la piste deux et elle débute très doucement, proposant une guitare claire avec une voix sublime, qui colle parfaitement à une ambiance de cowboy, le genre de son qui donne envie d’être dans de grands espaces. Bien entendu, le refrain lâche la patate avec une guitare bien plus présente et un son plus agressif. Les solos du milieu et de la fin de chanson sont très bien maîtrisés et donnent envie de bouger la tête, de se lever et de danser. Une réelle réussite avec en plus un refrain qui rentre bien dans la tête. La troisième piste, she left again est beaucoup plus calme que la précédente, faisant office de balade, mais elle demeure peut être un peu trop pop avec une guitare électrique qui tarde à venir et un solo intéressant mais pas mirobolant. Par contre, la voix de Chris Walker est vraiment le top pour une chanson pour celle-ci, alternant les moments aigus avec des moments chantés vraiment agréables. La quatrième piste, Hope, démarre calmement et se rapproche d’un Bruce Springsteen au niveau du chant. Néanmoins, elle demeure un peu ennuyeuse à l’écoute, mais à partir de la troisième minute, la guitare vient faire apparition et propose un solo intéressant. Je ne serai que conseiller la cinquième piste, You make love a crime, très mélancolique, mais très belle, avec une guitare rappelant un Santana dans son couplet puis allant plus vers le hard rock dans le refrain. Exactement le genre de balade que pourrait proposer un groupe de métal ou de hard rock par exemple. En plus, la guitare vient taper quelques solos pas dégueulasses, résolument un des meilleurs morceaux de l’album. La sixième piste va aller plus allègrement vers le blues et la pop, avec une guitare sèche redondante et un couplet très acidulé. Malheureusement, Ralphsong (c’est le nom de la chanson) souffre d’un son trop formaté et on a l’impression d’avoir entendu cela une bonne dizaine de fois. La chanson idéale pour faire un tube pendant l’été. Seule la rupture avec la basse et la guitare électrique sort un peu le morceau de l’ennui. Je passerai la septième piste, qui ressemble à la précédente et qui ne demeure pas très intéressante. Par contre, la huitième chanson envoie du bois et va chercher vers le bon vieux rock, avec guitare rapide, riffs bien sentis et surtout un rythme qui bouge envie de bouger. Ce morceau montre vraiment tout le talent du bassiste et du guitariste, capable de taper des solos hyper rapides comme des solos très lents, tout comme le fait ce cher Clapton. House of Sorrow fait partie de mes morceaux favoris avec You make love a crime. La neuvième et avant dernière piste démarre comme du Van Halen puis oscille rapidement vers le blues rock, avec toujours une guitare prépondérante et une vois lascive qui colle parfaitement à l’ambiance du morceau. Dommage qu’il dure moins de trois minutes. Enfin, le dernier morceau, Escape, conclut agréablement l’album sans être le morceau le plus intéressant. Ceci dit, il reste tout de même maîtrisé  et les variations de la guitare sont assez bonnes. Le genre de chanson qui termine l’album de façon assez mélancolique et qui est parfaite pour enlacer tendrement celle que l’on aime, tout en se terminant de manière rock et plus engagé, montant crescendo.

Au final, l’album du Chris Walker Band est très intéressant et plutôt varié. Cherchant des moments dans le rock, le blues et la pop, on obtient un album hétérogène avec des morceaux très mélancoliques, mais aussi très nerveux et c’est ce qui fait le charme de ce groupe. La guitare est sublime et la voix du chanteur colle parfaitement au thème. Bref un bon album, pas indispensable mais qui fait passer un bon moment. Je conseille donc !

  1. Intro
  2. Can You Hear Me
  3. She Left Again
  4. Hope
  5. You Make Love a Crime
  6. Ralphsong
  7. When you Lie, You’re Telling the Truth
  8. House of Sorrow
  9. Found
  10. Escape

Note : 14/20

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AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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