octobre 28, 2020

Intermission

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De : John Crowley

Avec Colin Farrell, Colm Meaney, Shirley Henderson, Cillian Murphy

Année: 2003

Pays: Irlande

Genre: Policier

Résumé:

A Dublin, Lehill, un petit malfrat solitaire, prévoit de monter un dernier coup avant de raccrocher, tandis que Jerry Lynch, un détective hargneux, décide de faire cavalier seul dans les bas quartiers de la ville.

Avis :

« Intermission« , c’est le premier film d’un réalisateur irlandais nommé John Crowley. Un petit film mêlant chronique sociale et destins croisés. Passé inaperçu, il n’est jamais sorti en salles chez nous. Pourtant, le réalisateur qui reste encore dans l’ombre, a depuis réalisé deux autres films qui lui sont bien supérieurs. À savoir, l’incroyable « Boy A« , sorti en 2009, qui révéla l’acteur Andrew Garfield et qui reste encore à ce jour, mon film préféré, et « Closed Circuit » un thriller politique sorti discrètement en salles en 2014.

« Intermission » est donc un petit film bien foutu dans ses intrigues. John Crowley, pour son premier film, s’est entouré d’un casting de luxe pour nous raconter le quotidien de onze personnes qui habitent Dublin. Le film est un mélange de comédie, de thriller et de chronique sociale. Avec « Intermission« , John Crowley va dessiner le portrait d’une ville qui s’ennuie et essaie de s’en sortir comme elle le peut. Mais si l’idée et les intentions y sont, le film n’oubliera pas quelques maladresses et un manque de rythme dans sa réalisation pour vraiment nous accrocher.

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Dublin, de nos jours. Plusieurs personnages se croisent, se rencontrent, s’accrochent, s’aiment ou se découvrent. Deirdre et John viennent de rompre. John est un jeune quelque peu perdu, s’enfermant dans un job qu’il n’apprécie guère, il rêve d’autre chose. Lehiff, lui, c’est le petit caïd du coin toujours dans de mauvais coûts. Avec Mick, un chauffeur de bus qui vient de perdre son emploi, il a une idée, un petit braquage qui pourrait rapporter un peu de sous. Le plan est simple, kidnapper une femme et obliger son amant à se rendre à la banque, son lieu de travail, pour y faire un retrait. Il propose le coup à John qui accepte bien sûr, mais si le plan est simple, rien ne va se passer comme prévu.

Pour son premier film, John Crowley a voulu faire un film puzzle où chaque destin est plus ou moins lié et où chaque personnage finit forcément par se rencontrer ou simplement se croiser. C’est un genre de film que j’affectionne beaucoup, surtout quand on s’appelle Alejandro González Inárritu qui est passé maître en la matière.

En ce qui concerne le cas de John Crowley, je dirais qu’ »Intermission » est bourré de bonnes idées dans le déroulement de son scénario, que le réalisateur arrive bien à gérer l’ambiance puzzle de son film, chose qui n’est pas donné à tout le monde, le style étant assez complexe. Et même si j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, elle a fini par me convaincre et me toucher certaines fois par le destin de ses protagonistes, en particulier le personnage de Shirley Henderson que j’ai vraiment trouvé touchant. Le scénario est donc plutôt bien écrit, les différents personnages étant attachants et chacun d’eux aura de quoi nous séduire de par ce qui va lui arriver. Mais voilà, si l’écriture est bien, le film dans sa mise en forme, manque cruellement de rythme, de souffle et de caractère. La réalisation de Crowley est très approximative et l’on sent qu’elle n’est pas toujours maîtrisée. Outre le fait que parfois, on y trouve des longueurs, John Crowley ne nous donne pas plus envie que ça de savoir ce qui va arriver à ses personnages. Et si je me suis laissé charmer par les différentes intrigues, c’est surtout grâce aux talents et à la simplicité de ses acteurs qui pour la plupart sont très bien dans leur rôle.

Et elle est là la belle réussite d’ »Intermission« . À défaut de nous offrir une belle réalisation, le réalisateur a très bien su diriger ses acteurs et l’ensemble donne un joli portrait. Car pour le coup, le casting est impeccable. Le film est vendu sur Colin Farrell, marketing oblige, mais sachez que s’il y tient un joli rôle, ce n’est pas l’acteur principal de ce film. L’acteur « principal » n’est même pas sur l’affiche et pourtant, c’est le talentueux Cillian Murphy. Toute l’histoire s’axe un peu autour de lui et j’avoue avoir bien accroché avec son personnage. Tout comme son ex-copine qui est jouée la douce Kelly Macdonald. Seul Colm Meaney, dont j’ai trouvé le personnage assez insupportable, non pas que l’acteur soit mauvais, mais c’est vraiment le personnage avec lequel j’ai eu le plus de mal. Il est agaçant, arrogant et malheureusement pas crédible pour deux sous.

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C’est donc un film en demi-teinte que ce premier film signé John Crowley. Le réalisateur a eu de l’ambition pour son premier film, peut-être un peu trop, puisqu’il n’est pas maîtrisé sur tous les points, mais on notera quand même beaucoup de belles idées dispatchées sur tout le long. Mais bon, même s’il y a des longueurs, je dois dire que je me suis quand même laissé prendre par la simplicité de ces personnages. C’est donc à voir pour les curieux, mais pas nécessaire sinon.

Note : 10/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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