mars 3, 2024

La Chambre des Merveilles – Lamy Cadeau

De : Lisa Azuelos

Avec Alexandra Lamy, Muriel Robin, Hugo Questel, Xavier Lacaille

Année : 2023

Pays : France

Genre : Drame

Résumé :

C’est le pari fou d’une mère prête à tout pour aider son fils à se réveiller du coma. Après l’accident de Louis, 12 ans, Thelma décide de réaliser à sa place les  » 10 choses à faire avant la fin du monde  » qu’il avait inscrites dans son journal intime. En écoutant ces aventures, Louis verra combien la vie est belle et qu’il doit revenir ! En accomplissant à quarante ans les rêves d’un ado, Thelma va vivre un voyage incroyable qui l’emmènera bien plus loin que ce qu’elle imaginait…

Avis :

Lisa Azuelos est une réalisatrice française qui fait son petit bonhomme de chemin, réalisant des comédies populaires pleines de bons sentiments. Après avoir conclu les années 2010 de bien jolie manière avec « Mon bébé« , une bonne comédie dramatique qu’on n’avait pas vu venir, la cinéaste avait retrouvé Sophie Marceau et fait un détour par la plateforme Amazon Prime pour « I Love America« , film qui a franchement eu du mal à convaincre.

De retour dans les salles obscures, Lisa Azuelos propose aujourd’hui un drame qui se mélange à la comédie, pour nous raconter l’histoire d’une mère qui a un jeune fils dans le coma après un accident de skate. Cette dernière se met alors en tête de réaliser les rêves de son garçon pour qu’un miracle finisse par se produire.

« cette « … chambre des merveilles » est un petit film qui se laisse regarder avec sympathie. »

Sans être un grand film ou le meilleur de sa réalisatrice (« Une rencontre » détient toujours le haut de sa filmographie.), cette « … chambre des merveilles » est un petit film qui se laisse regarder avec sympathie et même quelques touches d’émotions, que l’on doit à une Alexandra Lamy excellente en mère courage.

Louis, douze ans, s’est fait renverser par un camion, alors que Thelma, sa mère, était au téléphone à quelques mètres de lui. Essayant tant bien que mal de garder le cap de sa vie, un soir, Thelma découvre comme une sorte de journal intime, et dans ce dernier, Louis y avait écrit une sorte de liste de vœux, de choses à faire avant la fin du monde. Thelma se décide alors de réaliser toutes ces choses, même les plus folles, et peut-être qu’au bout d’un moment, un miracle pourrait s’accomplir et Louis pourrait rouvrir les yeux.

Huitième film pour Lisa Azuelos qui revient avec une histoire dont c’est la première fois qu’elle n’en a pas écrit le scénario. D’ordinaire, la réalisatrice écrit de bout en bout ses films, mais lorsqu’on lui a proposé l’adaptation du roman de Julien Sandrel, à la lecture de cette histoire, elle s’est dit qu’elle aurait très bien pu écrire cette histoire tant elle lui parle. Ainsi, si les autres histoires de ses films sont sorties de sa tête, l’histoire de « La chambre des merveilles » et sa réalisation sortent, elles, de son cœur.

«  »La chambre des merveilles » tire la carte du film convenu de bout en bout. »

Mais alors qu’en est-il de ce film ? Et bien cette « … chambre des merveilles » est un petit cru pour la cinéaste. Un petit cru sommes toutes joli, touchant et attachant, mais derrière ça, même si la réalisatrice a su nous emmener avec cette histoire, on ne peut pas dire non plus que « La chambre des merveilles » soit justement une merveille, car ici, tout se passe exactement comme cela doit se passer. Derrière sa jolie histoire, et derrière son personnage principal attachant, le film de Lisa Azuelos souffre d’un manque de surprise. En un sens, ici, très vite, on sait ce qui va se passer et surtout, on sait comment cela va se passer, et malgré un final qui va creuser les sentiers de l’onirisme, sur l’ensemble, « La chambre des merveilles » tire la carte du film convenu de bout en bout.

Et avec cette carte-là, même si l’on y trouve une excellente Alexandra Lamy qui se fait touchante, sur l’ensemble, le film n’arrive jamais à se poser aussi bouleversant qu’il l’aurait voulu. On trouvera même certains côtés forcés qui, s’ils apparaissent comme logique au sein de cette histoire, ils auraient mérité plus de subtilités.

« Alexandra Lamy est excellente de bout en bout. »

De plus, il est dommage que le film ne nous offre pas plus de vrais personnages que cela. Certes, il y a bien celui joliment tenu par Xavier Lacaille, qui incarne le voisin qui garde le fils de Thelma de temps en temps, mais c’est bien le seul, car les autres résonnent souvent comme des personnages fonctions assez discrets, et surtout qui sont posé-là pour aborder un sujet, sans pourtant autant se faire marquant. Ainsi, il ne reste qu’Alexandre Lamy et cette « … chambre des merveilles » doit tellement à l’actrice, car c’est grâce à elle, grâce à son regard, son naturel, sa spontanéité, et son jeu qu’on passe au final, un petit, mais bon moment devant ce film.

Alexandra Lamy est excellente de bout en bout, et même dans les moments qui résonnent plus forcés que d’autres, l’actrice tient bien son personnage et finalement, on apprécie la suivre de cette chambre d’hôpital au Japon, en passant par le Portugal ou encore l’Écosse.

Du coup, ce sera une petite chronique pour un petit film. « La chambre des merveilles » se pose donc comme une jolie et sympathique comédie dramatique, qui malgré ses ressorts convenus et son manque de surprise arrive néanmoins à nous entraîner dans la folle course de cette mère, qui ne sait comment espérer un miracle. Et derrière cette quête de vœux à réaliser, Lisa Azuelos propose aussi le portrait d’une femme qui va apprendre à se poser, à ralentir, et derrière ça, à repositionner les « objectifs » de sa vie… Bref, c’est convenu, mais sur l’ensemble, c’est efficace, et même si ce n’est pas aussi marquant que ça aurait voulu l’être, cette petite heure quarante passée en compagnie d’Alexandra Lamy est chouette.

Note : 12/20

Par Cinéted

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