mai 25, 2022

Ragnarök Saison 2

D’Après une Idée de : Adam Price

Avec David Stakston, Jonas Strand Gravli, Herman Tommeraas, Theresa Frostad Eggesbo

Pays : Norvège, Danemark

Nombre d’Episodes : 6

Genre : Fantastique

Résumé :

Un chaos mythique et un désastre environnemental se profilent tandis que Magne a besoin d’aide contre des ennemis colossaux et se heurte aussi à son frère, ingérable.

Avis :

Fils d’une actrice et d’un acteur gastronome, Adam Price se dirige assez vite vers les métiers de l’écriture et de la création. Dès les années 90, Adam Price travaille sur des scénarios pour des épisodes de séries ici et là. Puis en 2002, il créé sa première série, « Nikolaj og Julie« , une série qui suit un couple de trentenaires à Copenhague. Par la suite, en 2010, il trouve son premier gros succès en créant « Borgen, une femme au pouvoir« , série qui révéla l’actrice Sidse Babett Knudsen. S’ensuit la série « Au nom du père« , en 2017 avec Lars Mikkelsen en tête d’affiche.

En 2020, le créateur danois débarque sur Netflix avec « Ragnarök« , une série norvégienne, la première série produite par Netflix d’ailleurs, qui sera jouée en langue norvégienne. Avec « Ragnarök« , Adam Price revoit la mythologie nordique au sein d’une petite ville perdue quelque part dans un fjord. La première saison de six épisodes d’une cinquantaine de minutes était assez moyenne, partagée entre de bonnes idées et un côté « Twilightien » assez agaçant avec des « dieux » qui restent au lycée pour mieux s’intégrer. Quoi qu’il en soit, derrière ces agacements, la série d’Adam Price distillait suffisamment d’intérêt pour que l’on ait envie d’en découvrir sa suite. Renouvelée pour six nouveaux épisodes, « Ragnarök » laisse toujours ce même sentiment en nous, même si elle propose aussi des enjeux pour ses personnages qui vont être plus intéressants.

Magne et Vidar viennent de se battre et s’il n’y a aucun gagnant, cette bataille promet des violences par la suite. Transporté dans un autre monde, Magne reçoit les conseils d’une sage, qui lui apprend qu’il va devoir chercher des alliés, car il n’est pas seul dans ce combat contre les géants. Des alliés qui lui seront fidèles et précieux, notamment pour forger Mjölnir, le Marteau de Thor.

« Ragnarök » ou une série teenager, autour de la mythologie nordique revue et corrigée à la sauce de 2020. On ne peut pas dire que ce soit incroyable. On peut même dire qu’il y a certains cotés de la série qui sont même assez agaçants et au-delà de ça, qu’ils peuvent enlever une certaine magie autour des dieux nordiques. On y revient, mais des dieux au lycée, ce n’est pas vraiment ça. Bref, mais si on passe au-dessus de ça, cette petite série se laisse gentiment regarder et elle peut se faire plaisante sur plus d’un point. La première, c’est la réinvention de l’intrigue, lui faisant prendre des allures très actuelles dans ses thématiques et notamment sur l’écologie, avec ces puissants qui polluent et infectent en toute impunité.

De plus, cette nouvelle saison développe bien ses personnages. Passons au-dessus du lycée, et l’on se retrouve avec des personnages, d’un côté comme de l’autre, qui se découvrent et entrent dans un conflit qui les dépasse. De ce côté-là, la série est plutôt bien scénarisée, et finalement, malgré ses défauts, on se plaît à la suivre. La série développe bien le personnage de Magne, lui faisant prendre conscience de son pouvoir, de sa mission, de la « fatalité » de cette dernière avec son histoire déjà écrite. La série propose des alliés pour le personnage de Magne. Des alliés qu’il lui faut trouver et qui vont être parfois ambigus. Puis, la série explore la mythologie, et cette saison offre des confrontations, des rapports de force, des combats, des trahisons de tous les côtés, bref, elle offre un petit divertissement qui est assez loin de ce que l’on pourrait s’imaginer. Puis derrière tout ça, elle développe très bien le frère de Magne, qui sera bien sûr le très ambigu Loki.

Loin des « Marvelleries », notamment parce qu’elle n’en a pas le budget, esthétiquement parlant, « Ragnarök » est une série qui va énormément profiter de son décor naturel, de sa petite ville, de son fjord et de ses montagnes. Pour le coup, ce dépaysement est même ce qui est le plus plaisant. La série utilise peu d’effets spéciaux, préférant s’axer sur le développement de ses personnages, ce qui est bien (même s’il y a toutes les réserves qu’on peut y mettre notamment encore et toujours avec cette histoire se passant au lycée). Si la série manque parfois de punch, elle se laisse suivre et finalement chaque épisode, à plus ou moins grande mesure, appelle le suivant.

Du côté de ses comédiens, on trouve de tout, avec des bons et des mauvais, et derrière ça, des personnages attachants et d’autres auxquels malheureusement, on ne croit pas une seule seconde (coucou Herman Tømmeraas qui incarne le grand méchant Fjor Jutul, un adolescent qui pense qu’en tirant la gueule, ça fait méchant !). Comme pour la première saison, celui qui s’en sort le mieux et qui marque, c’est Jonas Strand Gravli, qui incarne le frère du personnage principal. Un personnage très ambigu et totalement perdu.

Cette deuxième saison pour « Ragnarök » est somme toute sympathique à suivre. « Ragnarök » n’est pas une grande série, et ses défauts et ses qualités laissent un goût mitigé, mais derrière ça, elle distille suffisamment d’intérêt et d’intrigue dans sa façon de se réapproprier la mythologie nordique pour que l’on se laisse gentiment entraîner et l’on en a envie d’en découvrir la suite. Ce n’est pas une essentielle chez Netflix, et si jamais vous passez à côté, vous ne perdez pas grand-chose, mais si jamais l’envie vous en dit, alors pourquoi pas, cette série en vaut bien une autre.

Note : 11/20

Par Cinéted

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