janvier 28, 2022

Ally McBeal Saison 2

D’Après une Idée de : David E. Kelley

Avec Calista Flockhart, Greg Germann, Gil Bellows, Courtney Thorne-Smith

Pays : Etats-Unis

Nombre d’Episodes : 23

Genre : Comédie

Résumé :

Charmante, romantique, hystérique, excessive et passionnée, Ally McBeal n’en reste pas moins une brillante avocate qui défend farouchement les intérêts du Cabinet Cage & Fish en suivant ses sentiments.

Avis :

David E. Kelley est un créateur de séries à qui l’on doit des séries comme « Docteur Boogie« , « Chicago Hope » ou encore « Boston Justice« . L’une de ses séries qui a le mieux marché, ce fut bien évidemment « Ally McBeal » et son cabinet d’avocats tous plus toqués les uns que les autres. Et en parlant de personnages toqués, avec cette deuxième saison, « Ally McBeal » voit arriver deux personnages phares, Nelle Porter et Ling Woo, respectivement incarnées par Portia De Rossi et Lucy Liu. Au départ, c’est Lucy Liu qui a auditionné pour le rôle de Nelle Porter, et comme c’est finalement Portia De Rossi qui a décroché le rôle, il se dit que David E. Kelley était tellement impressionné par les essais de Lucy Liu, qu’il lui a écrit un petit rôle, celui de la meilleure amie de Nelle. Un rôle qui ne devait faire que quelques épisodes, mais face à ce personnage, les fans ont été conquis d’emblée et c’est ainsi que Lucy Liu a décroché un rôle récurrent.

« Ally McBeal » est une série comique qui a remporté un succès immédiat et avec de tels chiffres, il était logique la création de David E. Kelley soit renouveler pour une nouvelle saison. Ainsi donc, revoici l’avocate et ses collègues pour vingt-trois nouveaux épisodes, et si jusque-là la série se cherchait et tatillonnait quelque peu, on peut dire que c’est vraiment avec cette saison et ses arrivées de nouveaux personnages qu’elle décolle vraiment pour être le show délirant et dingue qu’on connaît. Fun, haute en couleurs, politiquement incorrecte, surtout de nos jours, loufoque, poussive et en même temps tenant très souvent un joli fond, cette deuxième saison d’ »Ally McBeal » amuse vraiment.

Le cabinet Cage & Fish ne brasse pas assez d’argent selon Richard, alors pour pallier à cela, il engage une nouvelle avocate. Elle se nomme Nelle Porter, elle a une très bonne réputation, elle a des clients, elle est intelligente, elle est hargneuse et talentueuse et surtout, elle est belle. Tellement belle d’ailleurs qu’elle ne manque pas d’irriter dès son arrivée par sa simple présence Ally, Georgia, Elaine et les autres femmes du cabinet, mais qu’importe… Passons !

Une deuxième saison pour une série, c’est sûrement celle qui compte le plus, car après une première convaincante au point d’être renouvelée, cette deuxième saison est là pour certifier qu’on se trouve bien face à une bonne série qui peut durer. On a vu bon nombre de séries s’écrouler après une première saison qui fut excellente. Pour le cas d’ »Ally McBeal« , la première saison était chouette, mais elle était loin d’être excellente. La série proposait surtout tout un tas de personnages, d’idées et de situations, qui démontrait qu’avec plus, elle pourrait offrir plus et c’est pile ce qui va arriver avec cette deuxième saison, sur laquelle David E. Kelley, ses acteurs et ses scénaristes posent définitivement leurs valises avec assurance, loufoquerie, romance nian-nian et délire.

Avec ces vingt-trois nouveaux épisodes, « Ally McBeal » pousse le curseur plus loin dans son univers et c’est avec plaisir et sourire aux lèvres qu’on découvre et suit tous les délires et les névroses de ces personnages désormais cultes. Ce qui est parfait avec « Ally McBeal« , c’est que même si tous les cas et tous les sujets ne se valent pas, la série fonctionne à 100 % grâce à sa galerie de personnages qui sont tous plus attachants les uns que les autres. Bien sûr, la série suit de près Ally, qui est en pleine crise de l’après trentaine. Une crise qui frôle souvent la folie, et le pathétisme, ce qui la rend encore plus touchante. Puis à travers ses dossiers et les clients du cabinet, la série en profite pour explorer avec humour et sérieux, tout un tas de sujets d’actualité, dont certains, même vingt ans après, sont toujours d’actualité. La place de la femme dans la société, son émancipation, les rapports hommes/femmes, l’égalité des sexes et des salaires au travail, la justice, ce qu’elle peut faire ou non, le féminisme, les combats et la mesure plus ou moins bien dosée… Bref, la série ne manque pas de sujets et de personnages, qu’elle ose aborder avec une sacrée touche de délire. Une touche dont parfois l’axe et la plume prend plus d’intérêt aujourd’hui, car la série peut se faire politiquement très incorrecte, balançant des punchlines qui ne passeraient clairement plus aujourd’hui.

Comme toute nouvelle saison, c’est avec plaisir qu’on retrouve la galerie de personnages qu’on aime, Ally, Richard, John, Elaine, Georgia, Billy, Renée… Tous sont toujours aussi bien tenus par leurs comédiens et comédiennes, et tous voient leurs personnages enrichis, David E. Kelley grossissant le trait de chacun d’eux avec talent. Mais derrière eux, il est clair que cette saison deux gagne énormément avec l’arrivée de deux personnages qui vont s’installer jusqu’à la fin de la série. Ces deux personnages, comme je le disais plus haut, sont Nelle Porter et Ling Woo, interprétées par la divine Portia De Rossi et Lucy Liu, et autant le dire, leur création et leur arrivée sont les meilleures idées de la saison, car ça apporte encore plus de délires, d’exubérance, de folie, et même un soupçon de méchanceté et de franc-parler jubilatoire. À noter aussi que pour cette nouvelle saison, le succès aidant, la série voit arriver tout un tas de guests stars, comme Bruce Willis, Barry White, Wayne Newton, ou encore Justin Theroux, pour ne citer que ceux-là.

Cette deuxième saison pour « Ally McBeal » est donc une jolie réussite qui pose définitivement les bases de la série. Drôle et poussive, caricaturée et en même temps sachant garder son sérieux, acerbe parfois, politiquement incorrecte, allant dans le machisme et l’homophobie, pour mieux s’en amuser, romantico-nian-nian, et surtout derrière tout ça, folle dans tous les sens du terme, « Ally McBeal« , avec ses vingt-trois nouveaux épisodes, est alors en pleine gloire, entamant sa meilleure période, et c’est avec un immense plaisir que je la redécouvre.

Note : 14,5/20

Par Cinéted

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