janvier 28, 2022

Evertale – The Great Brotherwar

Avis :

On le sait tous, l’Allemagne, en matière de métal, et quelque que soit le sous-genre, est en avance sur quasiment tous les pays du monde. Alors certes, on y trouve à manger et à boire, et certains groupes sont plus connus que d’autres, mais ça reste une terre fertile en matière de musique plus ou moins extrême. Aujourd’hui, on pioche la carte Evertale. Fondé dans les années 90 sous le nom de Blackened, c’est en 2006 que le nom définitif est choisi. Prônant un chant guerrier et des paroles qui font écho à la Fantasy, les allemands originaires de Kehl vont sortir un premier EP en 2008 avant de lâcher un premier album en 2013. Il faudra attendre quatre ans pour voir débouler le second opus du groupe, The Great Brotherwar. Un album costaud, long, généreux, qui reste une réelle réussite qui est passée sous les radars.

De l’épique en pagaille

Le skeud débute avec une introduction qui dénote un peu du reste. En effet, si les relents guerriers sont bien présents, on se retrouve sur un chant de bataille qui semble contemporain, voire futuriste, avec des tirs d’armes à feu et des explosions. On pourrait penser à une Fantasy particulière, mais on reste circonspect sur cette entrée en matière, qui sera vite oubliée au profit du premier morceau, Empire Rising. D’entrée de jeu, le groupe nous balance toute la sauce à la gueule. Riffs puissants et rapides, hymne ravageur, chant clair porté par des chœurs pour donner plus de prestance, on est clairement dans du Power pur jus. Et cela fonctionne à merveille. Même The Swarm, qui est un peu plus « calme » dans son rythme marche à merveille et nous embarque dans son univers.

D’autres morceaux viendront confirmer tout le bien fondé de cet aspect épique et grandiloquent. On peut évoquer presque tous les titres de l’album, à commencer par For the King and the Crown, qui délivre une bonne baffe dans la tronche, ou encore Chapter 666 (We are the Hammer) qui tape bien comme il faut. D’ailleurs, chose qui ne trompe pas, tous les titres durent plus de cinq minutes, démontrant que le groupe se veut généreux et a beaucoup de chose à dire. Des choses qui se traduisent par des textes assez simplistes dans leurs thématiques, mais qui sont portées par des solos absolument divins et même quelques breaks inspirés, à l’image de celui sur For the King and the Crown, avec des violons absolument superbes. Bref, Evertale envoie du lourd sur tout l’album et force le respect.

Quelques redondances

Le principal défaut que l’on pourrait trouver dans cet album, c’est que finalement, tout se ressemble un peu. Si la formation travaille ses compositions et propose quelques changements de rythmiques, on reste tout de même sur quelque chose de très huilé et qui manque parfois de subtilité. And the Dragons Return est un titre très classique qui ne s’imprime pas forcément, ou encore The Great Brotherwar qui ressemble un peu à tout le reste. Fort heureusement, tout cela est emballé par des interludes qui sont très intéressantes. Outre l’introduction qui peut surprendre, on appréciera le beau solo sur The Joining qui ouvre sur le titre précédent, ou encore le très cinégique Oceans of Sand, qui pourrait être la musique d’entrée d’un film. Avec ces quelques passages, le groupe offre de beaux moments qui mettent dans des ambiances particulières.

Au final, The Great Brotherwar, le dernier album en date de Evertale, (qui date tout de même de 2017) est une belle réussite. Power Métal inspiré et inspirant, le groupe allemand délivre une grosse galette qui n’a que peu de défauts. Si on peut pester contre quelques répétitions dans les schémas structurels ou dans cette volonté de toujours faire plus épique, oubliant alors l’efficacité de morceaux courts, le groupe n’oublie jamais de satisfaire son public avec une technique impeccable et des solos toujours bien posés. Bref, un album fort plaisant qui, on l’espère, va permettre au groupe de continuer sur cette lancée.

  • Battle for mankind
  • Empire Rising
  • The Swarm
  • The Joining
  • For the King and the Crown
  • Oceans of Sand
  • The Journey to Iskendria
  • Chapter 666 (We are the Hammer)
  • March of the Nord
  • And the Dragons Return
  • All Hail the Crimson King
  • The Great Brotherwar
  • Take to the Sky

Note : 16/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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