novembre 30, 2021

Bloody Milkshake – John Wick au Féminin

Titre Original : Gunpowder Milkshake

De : Navot Papushado

Avec Karen Gillan, Lena Headey, Chloe Coleman, Michelle Yeoh

Année : 2021

Pays : Etats-Unis

Genre : Action

Résumé :

Sam n’est encore qu’une petite fille lorsque sa mère Scarlet, tueuse à gages, est contrainte de l’abandonner pour la protéger. Bien des années plus tard, Sam a suivi les traces de sa mère disparue et est elle-même devenue une tueuse à gages hors pair, travaillant pour la Firme. Un soir, lors d’une mission à haut risque, Sam se retrouve face à un dilemme : rester loyale à la Firme, ou sauver la vie d’une petite fille de huit ans. Commence alors une cavale survoltée qui conduira Sam à retrouver sa mère et ses anciennes associées. Mère et fille unies de nouveau, Sam et Scarlet se lanceront alors dans une lutte sans merci contre un ennemi commun redoutable.  

Avis :

Réalisateur israélien, Navot Papushado est un cinéaste qui s’est fait connaître notamment avec « Big Bad Wolves« , film qui est sorti en salle en 2014, qui est coréalisé avec Aharon Keshales (complice du réalisateur depuis le début) et qui a trouvé son petit succès. Après une dizaine d’années passées à réaliser avec Aharon Keshales, « Bloody Milkshake » marque alors la première réalisation solo pour Navot Papushado, qui en plus de ça, quitte Israël pour les Etats-Unis.

Sorte de « John Wick » au féminin, « Bloody Milkshake » est un petit film d’action qui ne vole pas bien haut, mais qui a le mérite d’offrir ce que l’on est venu chercher, c’est-à-dire de la castagne, de la baston, des fusillades, des courses-poursuites, et plus largement de l’action bien foutue, tenue par un casting au top. Avec ce film, Navot Papushado coche bien toutes les cases du cahier des charges et si la surprise n’est pas là, « John Wick » étant déjà passé par là, cela reste tout à fait honorable, divertissant et cool.

Sam est une tueuse à gages qui travaille depuis toujours pour la firme, une organisation de criminelles qui fait les lois. Un soir, elle est envoyée en mission, et parmi les personnes qu’elle va supprimer, se trouvaient le fils d’un mafieux, rival de la firme. Alors qu’elle est envoyée sur une autre mission, la jeune femme va découvrir qu’elle est lâchée par la firme et qu’elle va devoir s’en sortir seule. Enfin ça, c’est jusqu’à ce que sa mère, qu’elle n’a pas vue depuis quinze ans, refasse surface…

Entre film d’action et ambiance pop colorée, voire même « Néon » (si l’on peut dire ça comme ça), l’israélien Navot Papushado ne choisit pas et décide de conjuguer le tout pour offrir un divertissement assez réjouissant et amusant.

Tenu par une intrigue qui est très limité, il faut toutefois laisser à « Bloody Milkshake » de bien tenir sa ligne. Plutôt bien foutue, cette intrigue faite de trahisons, d’alliances, de rivalités des sexes, de retrouvailles et de formations malgré « elles », nous offre pile ce qu’on avait envie de trouver. Alors il est vrai que question originalité, malgré le fait que « Bloody Milkshake » arrive à avoir son propre univers, le film de Navot Papushado fait très sérieusement penser à un « John Wick » au féminin. Tout comme « John Wick« , « Bloody Milkshake » nous entraîne dans une organisation de tueurs redoutables aux manières brutales, surtout quand ça se fighte. Tout comme « John Wick« , les cadavres s’empilent les uns à la suite des autres et le film livre le tout sans complexes, ce qui est tout à fait appréciable.

Derrière les ressemblances, le film tient quand même des éléments qui le différencient. Ainsi, on affectionnera la relation qui unit Sam à une petite fille qu’elle s’est jurée de défendre. Là encore, c’est très loin d’être neuf, on peut même dire que ça pêche vers du déjà-vu, mais force est de constater que ça fonctionne bien, c’est plaisant, c’est intéressant et c’est ce qui donne un cœur, voire même un joli relief au film. Idem pour ce qui est fait autour du passé du personnage de la mère qui refait surface comme ça. Avec ce personnage, le film ouvre des pistes qu’on apprécie suivre.

Du côté de la mise en scène, « John Wick » étant passé par là, on aura en un sens rien de bien neuf, mais derrière ça, ça n’empêchera pas le film d’être efficace. Très influencé par les années 80, jouant même sur la corde nostalgique, le film parvient toutefois à se créer son propre univers et au-delà de ça, il nous sert de bonnes scènes d’action bien chorégraphiées. Des scènes d’action qui ne se répètent pas, Navot Papushado faisant évoluer son film à chaque fois, passant d’un fight à mains nues à une course-poursuite, ou encore des gunfights aussi violents que funs, décomplexés, et même drôles. D’ailleurs, en parlant d’humour, le film est parcouru d’une touche d’humour bien venue. Navot Papushado arrive à bien doser son humour afin d’en faire ni trop, ni pas assez.

Côté casting, « Bloody Milkshake« , c’est avant tout et surtout un casting féminin. Si on peut reprocher aux personnages d’être standards et stéréotypés, malgré ça, ces personnages sont cools et bien campés par cette brochette d’actrices, dont on trouve en tête Karen Gillan, qui en envoie en tueuse à gages déterminée et en même temps fragile. À noter une jolie mention pour Michelle Yeoh qui est terriblement classe. Dans un rôle assez cliché, et en même temps assez trouble, on notera Paul Giamatti, dont on adore se méfier.

Ce « John Wick » au féminin est donc un petit film d’action assez cool. Certes, on ne peut pas faire autrement que de faire des comparaisons, tant ce « Bloody Milkshake » respire à plein nez les films de Chad Stahelski, aussi bien dans ce qu’il raconte que dans son univers, mais au-dessus de ça, finalement, « Blooky Milkshake » fonctionne bien, il est amusant, et c’est tout ce qu’on lui demandait.

Note : 13/20

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