juin 23, 2021

Demon Slayer – Le Train de l’Infini

Titre Original : Kimetsu no Yaiba: Mugen Ressha-Hen

De : Haruo Sotozaki

Avec les Voix Originales Natsuki Hanae, Akari Kito, Yoshitsugu Matsuoka, Hiro Shimono

Année : 2021

Pays : Japon

Genre : Animation

Résumé :

Le groupe de Tanjirô a terminé son entraînement de récupération au domaine des papillons et embarque à présent en vue de sa prochaine mission à bord du train de l’infini, d’où quarante personnes ont disparu en peu de temps. Tanjirô et Nezuko, accompagnés de Zen’itsu et Inosuke, s’allient à l’un des plus puissants épéistes de l’armée des pourfendeurs de démons, le Pilier de la Flamme Kyôjurô Rengoku, afin de contrer le démon qui a engagé le train de l’Infini sur une voie funeste.

Avis :

Cinéaste et dessinateur japonais, Haruo Sotozaki a débuté au cours des années 90. Pendant plusieurs années, le metteur en scène s’est fait la main en tant qu’animateur sur des séries télé. Beaucoup de séries sur lesquelles il a travaillé ne sont pas arrivées chez nous. On retrouvera toutefois son nom sur « Cowboy Bebop, le film« , « Naruto » ou encore « Demon Slayer« . Haruo Sotozaki passe à la réalisation au début des années 2000, et après quelques épisodes de séries ici et là, des courts ou encore des téléfilms animés, ces gros projets seront les séries « Tales of Zestiria » et surtout la première saison de « Demon Slayer« , dont il signe les vingt-six épisodes de la première saison.

Adapté d’un manga, puis donc de la série télé, « Demon Slayer, le train de l’infini« , c’est le passage de la série événement japonaise au cinéma. Si vous vous attendiez à une adaptation en long-métrage de la série, ce ne sera pas le cas, puisque « … le train de l’infini » se pose comme la suite de la première saison et fera ainsi le pont avec la future saison deux. Raflant tout sur son passage, « Demon Slayer » se pose comme l’un des outsiders pour la réouverture des salles. Emporté par un bouche à oreille dithyrambique, je me suis laissé tenter par l’événement « Demon Slayer » et je dois avouer être passé à côté de la merveille.

Tanjirô et ses amis sont missionnés pour « prêter » main forte à Rengoku, le pilier de la flamme. Le groupe doit surveiller un train dans lequel des démons séviraient. Et effectivement, le train en question et bel et bien habité par un démon, mais aucun d’eux n’aurait pu imaginer la perfidie du démon en question.

Je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre lorsque je suis entré dans la salle, pour voir le film dont beaucoup parle. N’ayant pas vu la série, je restais positif, espérant trouver la même surprise que lorsque j’avais découvert en salle « Sword Art Online« .

Le film est doté d’un fort caractère, doté d’un esthétisme incroyable, d’un univers intéressant, et d’une mise en scène absolument hallucinante, notamment dans ses combats qui nous en mettent plein les yeux, pour ne pas dire plus vulgairement plein la gueule, tant le film est généreux de ce côté-là. Ainsi, niveau spectacle, difficile de bouder son plaisir. Mais voilà, malheureusement, ce sera bien le seul élément qui m’aura transporté et encore bien souvent le spectacle fut restreint par tout un tas d’éléments au premier comme au second plan.

L’intrigue en elle-même est intéressante, et comme je le disais, le film jouit d’un bel univers, mais il est vrai que le film s’adresse principalement à ceux qui ont vu la série, et se fichent quelque peu de ceux qui commencent là. Si la trame en elle-même est compréhensible, l’idée d’être projeté sans même l’ombre d’une explication dans l’action, auprès de personnages qu’on ne nous présentera pas, est assez décevant. Ainsi, on manque de repères, même s’il ne faut pas avoir fait l’ENA non plus pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette trame, tant finalement, le scénario est fin. Mais ce n’est pas là le souci le plus embêtant que je peux avoir avec « Demon Slayer« .

Non, ce qui fut terriblement agaçant, et qui a fini par avoir raison de moi, c’est sa façon d’en faire de trop. Que ce soit en explications du pourquoi ce démon, ou pourquoi ce démon doit mourir, et pourquoi il faut gagner. C’est bien simple, j’ai eu l’impression d’être un enfant de trois ans à qui l’on expliquait encore et encore ce qui se passait à l’écran, pour être sûr que j’avais bien compris ce qui se joue et c’est franchement agaçant, car là où le film aurait mérité de s’arrêter et d’expliquer des choses, des éléments ou des évènements, afin que le novice de l’univers comme je le suis puisse avoir un plus gros bagage, il ne le fait pas. Par contre, il va nous rabâcher encore et encore ce qui est en train de se passer à l’écran.

Et malgré une mise en scène assez impressionnante, malgré un spectacle qui avait tout pour être jouissif, cette façon de faire fut épuisante. Bien évidemment, « Demon Slayer » ne lâchera rien de cette idée-là et tiendra sa ligne jusqu’à son final, et quel final d’ailleurs. À un moment, il faut savoir conclure un film et clairement, Haruo Sotozaki a oublié ce fait et tire en longueur, et surtout en tire larmes qui ne fonctionne d’ailleurs pas. Le film en rajoute des caisses et des caisses, au point qu’on peut finir par en rire, tant c’est loin de toute subtilité. Je crois bien que le dernier quart d’heure est consacré à un seul et unique événement, décliné de toutes les façons possibles.

Bref, « Demon Slayer » fut une déception et surtout, il m’a fait me dire que « J’étais trop vieux pour ces conneries ». Ne posant aucun contexte, ne s’adressant qu’aux fans de la série, ou du moins ceux qui ont vu la première saison, ne présentant pas ses personnages, en faisant des caisses pour pas grand-chose, poussant le trait, souvent hystérique, vraiment, je suis complétement passé à coté de « Demon Slayer« . Heureusement que le spectacle était au rendez-vous, car sinon, c’était l’ennui assuré.

Note : 07/20

Par Cinéted

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