janvier 27, 2022

Cujo

De : Lewis Teague

Avec Dee Wallace, Danny Pintauro, Daniel Hugh Kelly, Christopher Stone

Année: 1983

Pays: Etats-Unis

Genre: Horreur

Résumé :

Triste jour pour Donna et son fils Tad. Leur voiture est tombée en panne au beau milieu d’une cour déserte. Les secours arrivent sous la forme d’un Saint-Bernard enragé qui les assaille inlassablement.

Avis :

Lewis Teague est un réalisateur américain de série B qui a connu son heure de gloire dans les années 80 avec des films tels que « L’Incroyable Alligator« , « Cat’s Eye » ou encore « Le diamant du Nil » qui n’est autre que la suite de « À la poursuite du diamant vert » de Robert Zemeckis.

Une fois passées les années 80, on retrouve alors plus souvent et malheureusement Lewis Teague à la télévision, dirigeant des téléfilms qui ne donnent pas forcément envie qu’on s’y attarde et c’est bien dommage.

Pour ses dix ans de carrière, Lewis Teague a décidé d’adapter le maître Stephen King et s’attaque donc à « Cujo« , un survival entre une mère et son enfant bloqués dans leur voiture et un chien fou atteint de la rage qui ne leur laissera aucune chance. Stressant, dur, réaliste, « Cujo » est une véritable surprise qui n’a pas vraiment vieillie. Je dirais même mieux, puisque le film fonctionne encore parfaitement et détient des scènes proprement terrifiantes ! Avec ce film, Lewis Teague livre-là un véritable film d’horreur et ça faisait très longtemps qu’un film d’horreur ne m’avait pas autant tenu sous pression comme ça.

Cujo, c’est un gros Saint Bernard qui ne ferait pas de mal à une mouche. Enfin ça, c’était avant de se faire mordre par une chauve-souris qui lui transmet la rage. Donna et son jeune fils amènent leur vieille voiture chez leur garagiste, mais c’est dans une cour déserte qu’ils arrivent et bien évidemment, leur voiture tombe en panne à leur arrivée. Dès lors, ils vont se faire attaquer par le chien. Coincés à l’intérieur de leur voiture, sans pouvoir prévenir personne, Donna et son fils devront attendre ou trouver une solution pour appeler de l’aide, car les attaques de Cujo sont d’une rare violence et leur voiture pourrait ne pas résister.

Terrible, affreux, frissonnant, « Cujo » est le film d’horreur par excellence et pourtant dieu seul sait qu’il est simple. Mais bon, parfois, les choses les plus simples sont souvent les meilleures et Lewis Teague nous le prouve bien. Si le début est peut-être un poil longuet à se mettre en place, s’aventurant sur une histoire d’adultère qui finalement ne sert pas vraiment à grand-chose, une fois son « introduction » finie, et que tous les ingrédients se sont mis en place, Lewis Teague nous piège dans un huis-clos terrifiant, aux portes de l’enfer. Piégé dans une voiture, on va vivre le calvaire de cette mère de famille et son adorable bambin et franchement, on ne pensait pas que le cauchemar serait aussi éprouvant et violent.

Le scénario est minimaliste et une fois lancé ne s’attarde pas sur les détails, tout comme il ne fait pas dans la finesse, d’ailleurs, c’est pour cela que le film en sera aussi terrifiant. Lewis Teague filme les assauts du chien avec la plus grande des violences, nous terrifiant et nous mettant mal à l’aise à chaque fois. Pour encore plus de terreur, Lewis Teague a parfaitement su mettre en scène la terreur que vivent ses personnages et cette voiture, qui au départ sonne comme un sanctuaire inviolable, finie par de plus en plus ressembler à un piège sadique duquel il faut sortir pour survivre. Lewis Teague, pour nous mettre encore plus mal à l’aise, a aussi transformé son saint-bernard en un monstre qui fait froid dans le dos à chaque fois que la caméra s’arrête sur lui. Suintant de pus de tous ses pores, recouvert du sang séché de ses victimes, bref, la vision est horrible, marquante et surtout terrifiante.

En plus de Cujo et sa présence infernale, le film tient aussi grâce aux prestations incroyables de Dee Wallace et Danny Pintauro qui sont tout simplement affolants, particulièrement le petit Danny Pintauro qui doit avoir entre six et sept ans. Lewis Teague a tiré de lui quelque chose de surréaliste qui nous en donne des frissons. Quant au final, entre Dee Wallace et Cujo, il est presque épique.

Étonnante surprise, « Cujo » est terrifiant, car son horreur nous vient tout droit d’un quotidien. Piégé dans cette voiture, Lewis Teague aura parfaitement su tenir son film. On craint, on en a des frissons, on est terrifié, et tenu en haleine. Bref, « Cujo » est un grand film d’horreur et de terreur (visuelle ou psychologique), simple et très efficace et il entre d’emblée dans mon panthéon du genre.

Note : 18/20

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=45vzCiU01O4[/youtube]

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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Une réflexion sur « Cujo »

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