décembre 1, 2021

Jack Reacher: Never Go Back

426891-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

De : Edward Zwick

Avec Tom Cruise, Cobie Smulders, Robert Knepper, Aldis Hodge

Année: 2016

Pays: Etats-Unis

Genre: Action

Résumé:

Jack Reacher est de retour, prêt à tout pour obtenir justice. Susan Turner, qui dirige son ancienne unité, est arrêtée pour trahison : Jack Reacher ne reculera devant rien pour prouver l’innocence de la jeune femme. Ensemble, ils sont décidés à faire éclater la vérité sur ce complot d’État.

Avis:

Quatre années après le premier opus, Edward Zwick (Le Dernier Samouraï) reprend la suite de Jack Reacher, initié par Christopher McQuarrie (Mission Impossible 5). Tom Cruise toujours devant la caméra aux côtés de Cobie Smulders (Avengers, How I Met Your Mother), va devoir encore se battre pour s’en sortir.

170186-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Un film au classicisme navrant :

Cette suite de Jack Reacher parvient à être encore pire que l’original. Christopher McQuarrie n’avait pas réalisé un chef d’œuvre mais avait eu le mérite de créer un nouveau personnage convaincant et attachant au palmarès de Tom Cruise. Ce second opus accumule les clichés avec un manque d’assiduité déconcertant. Edward Zwick ne prend aucun risque, signant un scénario simpliste et obsolète. Ainsi Tom Cruise se retrouve dans la peau d’un ex major qui cherche à se poser mais qui va se faire rattraper par le danger. Le cinéaste met en place une intrigue cousue de fil blanc autour d’une menace intérieure réchauffée d’une agence gouvernementale qui cherche à doubler l’armée américaine et à entacher son image, dernièrement même Marvel Studio a tenté le coup avec Captain America : Le Soldat de l’Hiver. La seconde intrigue, personnelle, entre dans la case du relationnel père/fille, la représentation paternelle elle aussi présente dans de nombreuses productions du genre telles que Safe, 3 Days to Kill ou même Taken. Jack Reacher : Never Go Back ne présente rien de nouveau et parvient à se perdre dans son scénario conventionnel. Ainsi, des incohérences ressortent que ce soit dans l’enchainement des situations ou dans le dénouement. Les personnages se sortent de situations impossibles avec une facilité prétentieuse, sans véritablement d’explication comme lors de l’évasion de la prison et cette voiture volée sans savoir comment. De même, le long métrage ne se démarque pas par ses scènes d’action très classiques, pas franchement très impressionnantes et filmées parfois de façon aléatoire, à l’image du duel final soporifique. Quelques gunfights, quelques combats, quelques courses poursuites, mais rien de bien renversant.

Jack Reacher: Never Go Back

Jack Reacher : Où comment resservir une recette réchauffée :

Finalement cette suite de Jack Reacher n’offre rien de rafraichissant, quelque part entre le dernier Jason Bourne et Die Hard 5. Tom Cruise se contente de faire ses plissements d’yeux et ses haussements de sourcils pour s’assurer un minimum de charisme pour une prestation fatiguée, peu inspirée et peu impliquée. Un manque de pertinence qui se retrouve également dans les dialogues fades, répétitifs, agrémentés de quelques punchlines qui font heureusement mouches. La relation père/fille ne tient pas la route, reste à l’état d’ébauche et ne vaut pas mieux que celle dans Equalizer pour ne prendre qu’un seul exemple. Jack Reacher : Never Go Back tente de se reposer sur un scénario qui se veut recherché, une menace interne au sein même de la police militaire, une taupe qui ronge l’abnégation au sein même de la représentation de la loi et de la justice, le héros discrédité, victime de sombres machinations qui va devoir ravaler sa fierté et tirer l’affaire au clair. Pour autant les flashbacks ratés et les justifications approximatives ne permettent pas de développer cet axe narratif. Reste la conclusion du long métrage, l’épilogue, qui parvient contre toute attente à toucher son public, grâce à une pirouette scénaristique illogique, mais qui a le mérite de surprendre.

Finalement, Jack Reacher : Never Go Back ne vaut pas mieux qu’une production portée par Jason Statham ; voire même pire, parce que chez Statham, au moins, on a sa dose de combats.

Note : 10/20

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=Ea9DTX9nP2U[/youtube]

Par Aubin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.