décembre 6, 2022

E.T. – L’Extra-Terrestre

e.t-affiche

Titre Original : E.T. The Extra-Terrestrial

De : Steven Spielberg

Avec Dee Wallace, Peter Coyote, Henry Thomas, Drew Barrymore

Année: 1982

Pays: Etats-Unis

Genre: Science-Fiction

Résumé :

Une soucoupe volante atterrit en pleine nuit près de Los Angeles. Quelques extraterrestres, envoyés sur Terre en mission d’exploration botanique, sortent de l’engin, mais un des leurs s’aventure au-delà de la clairière où se trouve la navette. Celui-ci se dirige alors vers la ville. C’est sa première découverte de la civilisation humaine. Bientôt traquée par des militaires et abandonnée par les siens, cette petite créature apeurée se nommant E.T. se réfugie dans une résidence de banlieue.

Elliot, un garçon de dix ans, le découvre et lui construit un abri dans son armoire. Rapprochés par un échange télépathique, les deux êtres ne tardent pas à devenir amis. Aidé par sa sœur Gertie et son frère aîné Michael, Elliot va alors tenter de garder la présence d’E.T. secrète.

Avis :

Dans la carrière de tout réalisateur devenu culte avec les années, il y a des chefs d’œuvre qui perdurent dans le temps. Et peu importe les affres des années, un film qui ne vieillit pas et qui reste, malgré tout, d’actualité près de trente ans plus tard demeure un chef d’œuvre inconditionnel, l’un de ces rares films que tout cinéphile se doit d’avoir vu au moins une fois dans sa vie. Certes, les films les plus emblématiques sont ceux des années 50/60, là où la grandiloquence était à son paroxysme, mais les années 80 ne sont pas en reste. Car quand un vent de liberté et d’idées souffle sur Hollywood, cela permet à certains grands réalisateurs de laisser parler leur imagination et de nous fournir des films cultes comme Retour Vers le Futur de Robert Zemeckis ou encore E.T. l’Extra-Terrestre du bon gros géant Steven Spielberg.

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Conte pour enfants, fable humaniste, film de science-fiction écologique, on peut dire que E.T. l’Extra-Terrestre est un peu tout ça à la fois. D’un point de vue de l’écriture, le film arrive  faire quelque chose de très difficile au cinéma, une simplicité au service de thématiques complexes. Car dans sa trame, le film est facilement compréhensible pour tout le monde, ce qui en fait un film familial idéal, mais il recèle une multitude de thèmes qui ne sont pas à la portée de n’importe quel enfant. Et c’est en cela que le film fait fort, arriver à faire d’un film familial un métrage à double lecture, où chaque personne pourra y voir ce qu’elle attend du septième art. Les moins exigeants pourront y voir un joli conte pour toute la famille autour d’un extra-terrestre relativement laid mais gentil et attachant. Les autres y trouveront sûrement des thèmes plus appropriés et brassant un large spectre. En effet, le film parle non seulement d’écologie, avec ses aliens qui sont venus récupérer des plantes pour leur vaisseau, mais aussi de tolérance et d’innocence.

Si l’inconnu fait de suite peur aux adultes, l’intelligence de Spielberg est de montrer un jeune homme qui veut croire à l’impossible dans toute son innocence, sans une once de frayeur et essayant par la suite d’aider ce petit extraterrestre à rentrer chez lui. On retrouve donc un pamphlet contre le racisme, contre l’inconnu qui fait peur, mais pas seulement. Le réalisateur va tisser une relation d’amitié forte au sein de la famille et autour d’un personnage qui va rassembler, qui va faire ressortir ce qui est vraiment important, la famille et cette faculté à être là dans les moments difficiles. Un thème dans lequel tout le monde peut se retrouver et sur lequel Spielberg semble incollable tant tout sonne juste. Sans pour autant viser l’émotion à tous les coups, Spielberg arrive à nous faire aimer ce personnage disgracieux et sa relation avec les enfants de la famille. C’est beau, tendre et surtout intelligent dans la manière de présenter les choses, augmentant crescendo les sentiments que l’on éprouve avec tous les personnages. Car, et c’est là aussi un piège évité, il n’y a pas de vrais méchants dans le film. Si l’on peut croire en la présence d’un homme mal intentionné, la réalisation jouant avec les codes du genre, le film est dénué de protagonistes mauvais ou méchants, bien au contraire, le film sent la pudeur et l’humanisme par tous ses pores. Et que peut-on trouver de mieux qu’un alien pour parler d’humanité. Du coup, tout est positif, tout est touchant, et la fin demeure l’une des plus belles que l’on puisse trouver dans le cinéma. Et c’est certainement à ça que l’on voit que le film est un chef d’œuvre, près de 35 ans plus tard, il reste d’une efficacité sans faille.

Et cette efficacité se retrouve dans la mise en scène fabuleuse de tonton Spielby. Jouant avec les codes du genre, E.T. l’Extra-Terrestre passe par divers genre avant de devenir un conte familial par excellence. Ainsi, le début s’inscrit parfaitement dans une veine SF, mais la suite sera plutôt vécu comme un film d’horreur, notamment lorsque l’enfant découvre E.T dans la réserve à l’extérieur et dans le champ de maïs. La réalisation est parfaite dans tous les domaines et c’est ainsi que le film nous fait passer par tout un tas d’émotions. Drame, SF, épouvante, comédie, ce film est tout ça à la fois et Spielberg traverse les genres avec une aisance folle. Usant aussi de codes déjà vus et revus, le cinéaste arrive à inclure une certaine tension à son film, reprenant quasiment le concept de Ridley Scott pour son Alien, ne montrant que très peu de choses au départ, mais concernant un humain, dont on ne connait les intentions. Là-dessus, le film est très fort et montre une finesse d’écriture que l’on ne revoit que trop rarement maintenant. Une finesse qui se retrouve dans certains petits clins d’œil au gré du film, des hommages à l’imagination, comme cette partie de jeu de rôle dans la cuisine ou encore ce moment magique où les vélos volent à travers le ciel, exemple flagrant de la mise en scène ingénieuse donnant des plans iconiques encore cultes aujourd’hui.

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Au final, E.T. l’Extra-Terrestre est un chef d’œuvre incontournable du septième art, ce genre de film qui ne vieillit pas et qui fonctionne toujours aujourd’hui grâce à une mise en scène ingénieuse et un script d’une douceur infinie. Et cela fait du bien de revoir un film de SF positif, sans méchants aliens ou humains, un peu comme l’a fait Brad Bird avec A La Poursuite de Demain, un film injustement boudé, mais d’une positivité à toute épreuve et d’une réalisation incroyable. On retrouve là l’héritage de Spielberg et de E.T., preuve à quel point ce film a marqué toute une génération et continue de marquer aujourd’hui.

Note : 20/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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