décembre 7, 2021

La Cité de l’Enfer – James Rollins

Couv-cite-enfer-poche

Auteur : James Rollins

Editeur : City Editions

Genre : Thriller

Résumé :

Une mystérieuse explosion détruit une collection d’antiquités au British Museum. C’est un véritable signal qui alerte plusieurs groupes et sociétés secrètes à travers le monde. Tous les moyens sont bons pour réussir à déchiffrer une très ancienne énigme conduisant à la mythique cité d’Ubar dont les ruines seraient enfouies dans les sables du désert. L’aventurier Omaha Dunn, secondé par les hommes de Sigma Force, se lance à son tour dans l’aventure. Tous recherchent bien plus qu’une cité perdue : les ruines dissimuleraient un pouvoir terrifiant pouvant instaurer un monde de paix ou, au contraire, de désolation…

Avis :

L’ordre du dragon a fait connaître James Rollins au public français qui, depuis, se voit offrir à tour de rôle ses dernières parutions ou quelques inédits ignorés dans nos contrées. La démarche est similaire à celle usée avec Steve Berry au vu du statut lucratif que remportent ces deux auteurs de best-sellers. Mais le roman précité ne marque pas le début des aventures de l’équipe Sigma force. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, La cité de l’enfer n’est pas une nouvelle histoire de James Rollins. Il s’agit simplement d’une réimpression de Tonnerre de sable, paru en 2007 chez le même éditeur. Au vu de la côte de ce dernier (qui pouvait atteindre 50 € au format poche), cette initiative est plus que la bienvenue.

Seulement, il aurait été de bon ton de revoir une traduction approximative, ainsi que des fautes d’orthographe, de syntaxe ou des oublis de mots pour le moins navrants. Ici, on laisse le texte tel quel avec ses erreurs grossières et un plaisir de lecture entaché, pour ne pas dire amoindri. Sentiment accentué par une structure retorse pour les novices en la matière. Des chapitres longs et denses qui, s’ils n’altèrent en rien la progression, rebutent pour de courtes sessions de lectures. Cette première approche se montre donc déstabilisante pour la suite des réjouissances. Pourtant, ce serait passer à côté d’une qualité narrative peu commune.

Malgré l’architecture générale, l’histoire est immersive dès les premières lignes en jouant la carte de la curiosité et du suspense. Certes, quelques séquences s’avèrent prévisibles. Il n’en demeure pas moins que l’ensemble multiplie les péripéties sur un rythme nerveux. Pas de temps mort, encore moins de tergiversations. La succession d’événements fait s’entrecroiser autant le thriller que le roman d’action, d’espionnage ou d’aventures. En cela, on est davantage proche des livres de Clive Cussler que de Dan Brown pour situer le contexte et le type de public visé. Dès lors, la « lecture-plaisir » est privilégiée au réalisme.

De ce côté, James Rollins fait montre d’une excellente maîtrise dans les séquences plus nerveuses avec des descriptions fouillées et percutantes, et ce, en toutes circonstances. Il est vrai que l’on pourrait reprocher une surabondance de fusillades et de courses-poursuites au grand dam des faits historiques relatés. Toutefois, l’on ne parlera pas d’équilibre des genres, mais de passages successifs prompt à faire évoluer le récit vers un point de vue différent de la recherche de la cité d’Ubar. Là encore, l’environnement dépaysant de l’Arabie Saoudite ou d’Oman est dépeint de telle manière à le rendre immersif au possible, sinon hostile.

La galerie de personnages qui occupent les pages est facilement identifiable. Très vite, l’on parvient à placer chaque intervenant au sein de l’intrigue grâce à ses relations plus ou moins houleuses avec les autres protagonistes. Très peu d’ambiguïtés, des caractères qui évoluent avec difficulté, ainsi que des comportements prévisibles font que cet aspect du roman se révèle assez conventionnel. En somme, la prise de risque est minimale pour assurer au récit sa fluidité. N’espérez aucun retournement de situation extraordinaire ou de problèmes de compréhension quant aux aboutissants de pistes évoquées précédemment.

Au final, ce premier tome de la saga Sigma force rempli son office sans trop d’efforts. Efficace et immersif à plus d’un titre dans la manière d’agencer son histoire avec force et description, La cité de l’enfer (ou Tonnerre de sable) fait se succéder les genres sans jamais décontenancer ou contredire nos attentes. Il en ressort un périple dépaysant propre aux grands récits d’aventures. Dans une certaine mesure, on pourrait le rapprocher de Sahara (Clive Cussler), autant pour son intrigue (même si la thématique de base est différente), que pour son environnement ou ses protagonistes. Une distraction de premier ordre si tant est que l’on passe outre les multiples fautes de traduction et autres maladresses éditoriales.

Note : 14/20

Par Dante

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

Voir tous les articles de AqME →

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.