décembre 1, 2021

Die Hard 2: 58 Minutes Pour Vivre

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Titre Original : Die Hard 2

De : Renny Harlin

Avec Bruce Willis, Bonnie Bedelia, William Sadler, Franco Nero

Année: 1990

Pays: Etats-Unis

Genre: Action

Résumé:

L’inspecteur de police McClane attend que l’avion de son épouse atterrisse dans un aéroport international proche de Washington. D’étranges allers et venues attirent son attention. Il suit des hommes qui communiquent discrètement entre eux jusqu’au sous-sol de l’aéroport. Là, des inconnus tirent sur lui et des mercenaires prennent le contrôle de l’aéroport, coupant toute communication avec l’extérieur. Les passagers des avions prêts à l’atterrissage, dont la femme de McClane, n’ont plus que cinquante-huit minutes pour vivre !

Avis:

Quand on part avec un matériel de base solide, il y a des chances pour que l’on fasse quelque chose de bien, voir même de très bien. En 1988, John McTiernan avait changé la donne en matière de cinéma d’action avec le premier Die Hard, rebaptisé chez nous Piège de Cristal, film culte pour de nombreux cinéphiles et qui n’a pas pris une ride, il était assez logique de voir deux ans plus tard débouler une suite qui reprend les mêmes ingrédients mais dans un lieu différent et avec des terroristes aux intentions différentes. Sauf que Die Hard 2, rebaptisé chez nous 58 Minutes Pour Vivre, n’a pas le même réalisateur et c’est Renny Harlin qui se charge d’être derrière la caméra. Et c’est là que l’on voit tout de suite le changement de talent. Car si McTiernan avait fourni un travail conséquent et irréprochable sur le premier (et le troisième, mais ce sera dans une prochaine critique), Harlin se contente de suivre les balises sans rien inventer et rendant ce Die Hard 2 beaucoup moins passionnant que son aîné.

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Un an après les évènements de la tour Nakatomi, John McClane attend sa femme à un aéroport de Washington pour passer Noël avec elle et ses enfants. Alors qu’il patiente car les conditions météo sont déplorables, de curieux va-et-vient attirent son attention. Il va suivre deux hommes dans la salle de chargement des bagages et se faire tirer dessus. Peu de temps après, l’aéroport est coupé du monde par un réseau terroriste qui n’a pour but que de faire atterrir un avion de l’armée contenant un général d’Amérique du Sud, magnat de la drogue. Le seul problème, c’est que tous les avions sont détournés pour atterrir sur cet aéroport. Le kérosène commence à manquer et la femme de John McClane est dans l’un des avions. Il ne lui reste que 58 minutes de carburant.

Pour ce deuxième volet de la saga, on change radicalement de lieu, passant d’une haute tour à un aéroport sans étage. Mais dans le fond, il n’y a pas grand-chose qui change. Renny Harlin a essayé de duper son monde en mettant en avant une raison différente du premier film. Ici l’argent n’est pas la préoccupation des bandits, mais la délivrance d’un chef de la pègre et de la drogue. Le problème, c’est que finalement, on aura encore un John McClane seul, face une police crétine et des terroristes qui n’hésiteront pas à tuer des innocents. Ainsi, des gunfights sont à prévoir, ainsi que des explosions et des punchlines bien senties. Mais si on regarde de plus près, le film est beaucoup moins rythmé que son prédécesseur. La faute à un manque d’action flagrant. Durant tout le film, il n’y a que deux gunfights et peu se scènes sont vraiment marquantes. Et c’est là que le film perd tout son charme, dans un mauvais dosage entre les phases d’action et le reste. Certes, l’humour est toujours présent et les blagues qui sont en lien avec le premier sont rigolotes, mais globalement, le film est moins puissant que le premier car le dosage n’est pas bon et trop déséquilibré.

Alors bien évidemment, le film possède des atouts et tout n’est pas à jeter. Par exemple, la fin sur l’aile de l’avion est vraiment plaisante et change des fusillades habituelles. Puis difficile de voir quelqu’un d’autre dans la peau de John McClane que Bruce Willis tant il est bon dans ce personnage, avec son ironie et sa malchance. Mais malheureusement, on retiendra surtout les mauvais moments du film, comme le coup du siège éjectable qui permet à McClane de s’en sortir de justesse. Certes la scène est devenue mythique, mais la situation arrive un peu trop au hasard. Enfin, autre déception, le réalisateur reprend les mêmes critiques du système, c’est-à-dire un système défensive poussif et tenu par des cons à l’égo démesuré et un journalisme qui ne recherche que le sensationnalisme à défaut de vraiment informer et se foutant des conséquences. Renny Harlin ne va pas pousser plus loin la réflexion et livre un nouvel épisode mais qui flaire trop la facilité.

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Au final, Die Hard 2 : 58 Minutes Pour Vivre est bien en-dessous de son frère aîné. Cherchant la facilité, le film reprend les mêmes bases à l’exactitude que le premier film, mais sans le talent de John McTiernan et un savant dosage de l’action et de l’humour, le film se perd un peu et piétine, ennuyant de temps à autre le spectateur. Mais le film reste vraiment regardable, offrant tout de même un spectacle plaisant et amusant.

Note : 13/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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