décembre 1, 2020

Assassin’s Creed IV Black Flag

AC 4

Résumé :

Edward Kenway est un homme qui rêve d’or et de gloire. Peu enclin à devenir paysan, il délaisse sa femme pour partir dans les caraïbes afin de devenir un pirate sans foi ni loi. Lors d’une bataille en mer, son navire et celui de son adversaire font naufrage. Seul rescapé du sien, il échoue sur une île en compagnie de Duncan Walpole, marin du navire adverse et rescapé lui aussi. Vêtu d’une étrange tenue, Duncan tente de convaincre Edward de l’accompagner à La Havane. Profitant du fait qu’Edward baisse sa garde, Duncan tente de le tuer à l’aide d’une lame cachée dans son poignet, mais le pirate arrive à esquiver l’attaque et part en chasse de son adversaire. Après une course poursuite dans la jungle, Edward arrive à éliminer Duncan. Il découvre sur lui un étrange cube de cristal, une carte, et une lettre du gouverneur l’enjoignant à le rejoindre au plus vite. Sans hésiter, Edward revêt la tenue de Duncan et fait voile vers La Havane dans l’espoir de toucher la récompense. Cependant, le pirate n’a aucune idée qu’il s’engage dans une aventure qui le dépasse et dont ses choix influenceront la bataille entre Templiers et Assassins.

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Edward Kenway sur le pont du Jackdaw

Avis :

License phare s’il en est d’Ubisoft, la saga Assassin’s Creed débute sur Xbox 360 et PS3 en 2007 et en est aujourd’hui à son 6éme épisode. Après l’excellent Assassin’s Creed II qui avait réussi, tout en gardant l’identité du jeu, à gommer tous les défauts de son prédécesseur, la série s’est enlisée dans des suites trop identiques, et on commençait à sentir une certaine lassitude tant les nouveautés étaient faibles. Malgré un Assassin’s Creed III qui changeait le contexte historique, force est de l’avouer que la saga tournait un peu en rond. C’est alors que débarque Assassin’s Creed IV, prenant place à l’Age d’or de la piraterie. Renouveau de la série ou suite paresseuse ?

Série d’action-aventure en open world, ces jeux nous permettent d’incarner des maitres assassins à différentes périodes de l’histoire. Au niveau du gameplay, cet épisode ne se démarque pas des anciens, qui se découpent en plusieurs phases. A l’aide d’une gâchette, le jouer passe en mode course libre, ce qui lui permet de jouer au Yamakasi en courant sur les toits, contre les murs, enchainant obstacles après obstacles. Cette feature, qui est l’une des marques de fabrique de la série, rencontre encore les mêmes soucis, si par moments la course est fluide et les parcours s’enchainent avec grâce, souvent des bugs de collision viennent entacher la course du joueur. S’ajoute à cela que cette course est semi-automatique, et par conséquent, le personnage prend parfois des trajectoires non voulues par le joueur, ce qui peut s’avérer extrêmement frustrant.

Au niveau des combats, là encore, pas de nouveauté. Il s’agit toujours d’attendre que l’ennemi attaque pour pouvoir placer une contre-attaque mortelle. La possibilité d’enchainer les ennemis à la suite est toujours présente et demande un peu de timing pour être maitrisée, mais une fois en main, cela permet de tuer des dizaines d’ennemis de manière fluide. Mais si ce système est d’une redoutable efficacité lorsqu’on se trouve seul, dans un grand espace, il en est tout autrement dans des espaces contigus accompagnés d’alliés. Lors de ces batailles, c’est du grand n’importe quoi. Le héros change de cible tout seul, les alliés nous interrompent, les bugs de collision sont omniprésents. De quoi enlever tout le côté épique de la bataille et toute tentative d’immersion. Il serait temps que les développeurs changent un peu leur moteur de combat afin de le rendre plus adapté aux batailles à grande échelle. La partie infiltration est toujours présente et apparaît la possibilité, lorsque le joueur est à couvert dans des hautes herbes ou des meules de foin, de siffler pour attirer un garde et s’en débarrasser. Cette nouveauté est agréable, mais l’on déplorera l’intelligence artificielle des ennemis qui porte mal son nom vu à quel point ils en sont dépourvus. Ils sont incohérents dans leur trajet, leur pathfinding est totalement à l’ouest, bref, absolument pas une référence en la matière. Ce qui est triste, ce que ces défauts sont présents depuis le premier épisode et n’ont toujours pas été corrigés. Pour une licence aussi importante, c’est honteux. A croire qu’Ubisoft ne compte que sur le nom de la série pour en vendre des palettes. Pour conclure sur la partie gameplay, rien de rédhibitoire, mais des imperfections ici et là qui entachent le plaisir de jeu.AC 4b

Seul, les combats sont intenses. Avec des alliés, c’est une autre histoire

Abordons maintenant la grande nouveauté de cet opus, la partie maritime. Apparus dans le précédent opus et ayant fait l’unanimité, les phases de combats navals perdent leur côté mission secondaire pour devenir le noyau dur du jeu. Au bout de quelques missions, le joueur se voit doté de son propre vaisseau et découvre avec plaisir qu’il lui est possible de naviguer où bon lui semble dans les mers. Voilà le vent d’air frais qui arrive à faire de cet opus un épisode vraiment novateur. La carte, immense, regorge d’îles à explorer, d’épaves englouties à piller, de fort à prendre pour acquérir le contrôle des mers ou encore de zone de chasse à la baleine blanche ou au requin. De plus, naviguent sur ces mers des navires anglais ou espagnols transportant des denrées propices à la revente tel le rhum ou le sucre, et d’autres utiles pour l’amélioration de son navire comme le bois et le métal. Et dans la mesure où l’on joue un pirate, pourquoi ne pas s’en accaparer ? Les combats navals sont intenses, corsés et superbement mis en scène. Si dans le troisième épisode on se contentait de couler les bateaux adverses, ici, il est possible de les aborder pour en récolter le butin. Bien entendu, plus grand est le bâtiment et plus dur sera l’abordage. Ces phases sont vraiment jouissives, et l’on se prend vraiment au jeu du pirate. Malheureusement, les combats à bord des navires sont entachés par les soucis de gameplay abordés plus haut. Une fois pris, on aura le choix entre réparer son bateau avec les planches de celui abordé, recruter l’équipage pour diminuer notre indice de recherche des chasseurs de pirates ou encore envoyer le navire dans notre propre flotte afin de mener à bien des missions commerciales. Cette partie est vraiment le point fort de cet opus, l’ambiance y est excellente, renforcée par le chant de l’équipage, et lorsque surgit une tempête avec tornade et vague scélérate alors que nous sommes en plein combat, l’immersion n’en est que plus forte.

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La cargaison de ce bateau attend d’être récoltée

Au niveau graphisme, rien à redire, les environnements sont magnifiques et l’eau, élément principal de cet opus, est superbement mise en avant, le dépaysement est total. La bande son n’est pas en reste avec notamment de superbes orchestrations lors des batailles navales qui ne sont pas sans rappeler les thèmes de la trilogie Pirate des Caraïbes (Tout comme les Indiana Jones, Il n’y a que trois Pirate des Caraïbes, mais ceci est un autre débat). Le doublage français fait lui un peu peine à entendre, notamment à cause du fait que bon nombre de protagonistes sont doublés par des québécois. Et si on apprécie grandement leur poutine, ils ont encore du travail dans le domaine du doublage. Par contre, de nombreuses lignes de dialogues, notamment celles des passants ou des marchands sont restées en version originale. Pour un jeu de cette envergure, c’est le genre d’oubli qui surprend fortement.

En termes d’activités, il y a de quoi faire. En plus des missions principales, qui comportent chacune des objectifs secondaires pour obtenir le 100%, on trouve pléthore de missions annexes comme les contrats de corsaire, les missions d’assassinats, la traque des bateaux légendaires, les chasses des animaux sauvages et bien d’autres occupations. Compter entre 35 et 40h de jeu pour arriver au 100% de synchronisation. Un petit mot sur le scénario. Le personnage d’Edward Kenway est vraiment intéressant, avec son ambivalence entre le fait de vouloir uniquement s’enrichir et d’être malgré lui entrainé dans une quête qui le dépasse. Par contre, au niveau de l’histoire contemporaine, là c’est un peu le désert. Rien de bien exceptionnel ne sera découvert lors de ces moments. Dommage.

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Les phases de plongée sont sympathiques

Conclusion :                     

Gameplay et bug inchangés depuis Assassin’s Creed II, cet opus ne doit son identité qu’à la présence des batailles navales. Elément central du jeu et superbement maitrisé, sans ces phases, on aurait eu affaire à un épisode 3.5, dans la lignée de Brotherhood et Revelation. Achat dispensable en day one, le jeu fait son office en cette période de disette vidéoludique. Mais quand on sait que le prochain n’a pour l’instant pas l’air d’apporter quelque chose d’aussi novateur que les combats maritimes, il y a de quoi être inquiet pour l’avenir de la série.

Note : 15/20

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Par Iscariote

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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