Les Vierges de la Pleine Lune

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Titre Original : Il Plenilunio Delle Vergini

De : Paolo Solvay

Avec Rosalba Neri, Mark Damon, Esmeralda Barros

Année : 1973

Pays : Italie

Genre : Horreur

Résumé :

Depuis des années, Karl Schiller recherche l’anneau des Nibelungen, bijou mystique qui confère la puissance à celui qui le possède. Alors qu’il mène une quête archéologique, son frère jumeau, Franz, convoite l’anneau à des fins personnelles. Il devance Karl et se retrouve en Transylvanie, au château du comte Dracula. Là, il rencontre la comtesse, la veuve de Dracula, qui le séduit et le vampirise. Peu après, Karl arrive lui aussi au château, pour découvrir une étrange cérémonie de noces suivie par un sacrifice rituel de jeunes vierges…

Avis :

Fer de lance de l’industrie de l’horreur gothique, la Hammer a connu un succès retentissant dans les années 60 et 70. S’attaquant à des mythes comme Dracula ou le Loup-Garou, la maison a réussi à mettre sur le devant de la scène les films d’horreur avec une ambiance oppressante, brumeuse et gothique. C’est dans les années 70 que l’Italie, alors habituée aux westerns spaghetti, rentre de plein fouet dans l’industrie de l’horreur gothique. C’est avec un certain plaisir qu’Artus Films réédite des films relativement peu connus et ainsi les cinéphiles avides de fantastique peuvent se réjouir de découvrir des métrages anciens et méconnus. Mais parfois, certains films feraient bien de rester dans l’oubli.

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Je sens que cette critique ne va pas me plaire

L’histoire se concentre sur deux frères. L’un d’eux fait des recherches sur l’anneau des Nibelungen et pense avoir trouvé son origine et le lieu où il est caché. Il se rend alors en Transylvanie et pénètre dans un château où vit une comtesse surprenante. Il se fait passer pour un architecte, mais il va être le témoin de phénomènes bizarres et il va coucher avec la comtesse. Son frère va alors le chercher et il va voir l’impensable. Bien évidemment, avec une jaquette comme celle que propose Artus, on se doute de la marchandise. On va tomber sur un film fantastico-érotique, avec des femmes vampires qui vont se faire un gueuleton en becquetant de l’humain. Scénario gothique jusqu’au bout des ongles, on va avoir droit à tout ce qui fait ce genre. Entre le château massif aux créneaux apparents, la brume dense et les tenues d’époque, on rentre rapidement dans le vif du sujet. Seulement, Paolo Solvay qui est derrière la caméra, ne possède pas une carrière très intéressante et il va prouver avec ce film qu’il n’est pas très adroit.

En effet, si l’histoire aurait pu être sympathique à défaut d’être originale, la réalisation va plomber certains moments cruciaux. On pense notamment aux transformations en chauve-souris, qui ne sont pas mieux que le Dracula de 1931 (soit plus de 40 ans plus tard !) ou encore aux scènes de sexe qui ne sont là que pour montrer des nichons et ainsi rendre le tout un peu plus piquant. En fait, quand on repense au film, rien n’est réellement marquant. Seule point vraiment positif, c’est l’ambiance légèrement gothique et surtout très fantasmagorique. On nage en pleine délire délétère, notamment lors de la première rencontre entre le jeune scientifique et la comtesse, ce qui rend ce moment assez prenant et hypnotisant. Mais malgré cela, on tombera sur certains moments carrément pénible, en atteste la scène de saignement des vierges, passage qui dure trois plombes et qui ne sert vraiment pas l’histoire. On regrettera aussi les moments repris plusieurs fois ou beaucoup trop long, notamment lorsque la comtesse, en plein délire, affiche son anneau dans un regard qui est censé représenter la folie.

Mais le plus gros problème du film, c’est surement de ne pas s’appesantir sur les personnages et de ce fait, on se fout royalement du sort des frères. Sympathiques sur le début et relativement complices, ces deux frères n’auront pas le charisme nécessaire pour en faire des personnages empathiques. C’est exactement la même chose avec la comtesse et ses acolytes. Pas forcément jolie, l’actrice demeure froide et distante, mais sans susciter la peur ou l’angoisse. Au contraire, on aura tendance à la détester car on aura l’impression qu’elle se fout de son rôle et du film. En sus de ne pas ressentir quelque chose pour les personnages, on pourra aussi pester su l’intérêt même du film. L’aspect érotique n’est qu’un prétexte pour attirer de jeunes gens et l’aspect fantastique semble avoir été bâclé pour fournir une histoire classique et assez peu plaisante.

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J’ai les crocs

Au final, Les Vierges de la Pleine Lune aura bien du mal à s’imposer face aux mastodontes du genre. Lent et relativement chiant, le réalisateur n’essaye à aucun moment d’insuffler un brin d’idée et d’innovation On se retrouve devant un film assez vide, aux scènes redondantes et avec un intérêt limité. Seules les scènes de sexe semblent avoir été mise en avant et c’est un réel problème, car cela casse le rythme et rend le film presque indigeste. Mais ne soyons pas trop dur, les bonus fournis sont excellents et certains passages sont intéressants, comme la petite surprise de fin.

Note : 06/20

http://www.dailymotion.com/video/x1cb9sl

Par AqME

ServalNote de Serval: 14/20 Un bon et très séduisant gothique à l’atmosphère captivante grâce notamment à une belle photo de Joe d’Amato et des effets inhérents au genre très plaisants, puis la scène du bain est superbe !

 

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