novembre 30, 2020

Dissonance du Temps – Défi Kombe Ndjondo

Auteur : Défi Kombe Ndjondo

Editeur : Auto-édition

Genre : Fantastique

Résumé :

Ce livre est un recueil de nouvelles de science-fiction qui comporte 9 récits. Ces histoires tournent autour de la notion du temps et chacune d’elles l’aborde d’une façon différente, d’où le titre du recueil « Dissonance du Temps ». Le recueil se compose de plusieurs genres littéraires, instant de vie, fiction, fantastique, thriller et psychologie.J’ ose espérer que ces histoires vous plairont car j’ai pris beaucoup de plaisir à les imaginer et à les écrire. Comme dirait Albert Einstein d’après sa théorie de relativité « Asseyez-vous une heure auprès d’une jolie fille et ça vous semble durer une minute. Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. C’est ça la relativité ».

Avis :

Dissonance du temps constitue un recueil de neuf textes, tous en rapport avec l’idée du temps. Que ce soit en sciences, en poésie, dans la vie quotidienne, ou dans notre imaginaire, la notion du temps renvoie à de nombreuses représentations. L’auteur nous fait part ici de ses propres définitions, de ses propres sensations. Certains des textes ne sont pas des nouvelles mais des essais plutôt philosophiques qui analysent le terme, et qui appuient sur le fait que le temps passe, qu’il est à jamais perdu. Nous avons tous des rapports différents avec le temps. Le recueil nous offre à réfléchir sur la question et à nous rendre compte de nos affinités ou aversions avec lui.

Parce que l’auteur écrit également des romans de science-fiction, la plupart des textes nous embarquent dans des univers parallèles et d’anticipation, dans lesquels les paradoxes temporels se multiplient.

Les deux nouvelles intitulées « Chute libre » (Chute libre et Chute libre 2), nous racontent une histoire palpitante, où deux enfants se retrouvent pris au piège, emprisonnés chez eux. Les deux récits s’avèrent sympathiques, tout comme les dialogues et péripéties. La relation entre les deux frères constitue le point fort des textes. La fin du second est très satisfaisante. Contrairement aux essais philosophiques qui ne comportent pas de chute, la dernière nouvelle, Chute libre 2, en possède une. Cette fin globale, en plus de clore l’aventure en beauté, met également en avant les problématiques des familles recomposées de manière plaisante. Il aurait été tout de même plus intéressant de lier les deux textes « Chute libre », au lieu de les diviser en deux parties qui ne peuvent pas réellement se comprendre indépendamment. D’autant plus que la chute n’apparaît qu’à la fin du second texte, ne donnant pas de valeur au premier.

Le phénomène se répète avec les deux textes « La porte ». Ici, l’auteur utilise une narration à la première personne, en l’image d’une jeune fille pas comme les autres. Revêche, rebelle, téméraire, elle n’a pas la langue dans sa poche. Il s’en suit des phrases drôles, sarcastiques et cyniques, qui s’intègrent parfaitement dans l’univers glauque et morbide mis en scène par ces nouvelles. Les émotions et sentiments de la jeune fille constituent la force de ces histoires. On ne comprend pas toutes les implications des scènes d’action ; les intrigues veulent surtout nous faire vivre quelques instants à cent à l’heure, sans rien nous expliquer vraiment. Cela n’est pas si grave, on apprécie les péripéties malgré tout, et l’on s’émeut devant le courage de l’héroïne.

La nouvelle sur les anges gardiens nous parle d’un monde du futur bien sombre, où les guerres s’enchaînent, qu’elles soient politiques ou de religion. Les échanges violents, de coups de feu ou de langues acérées, attirent notre attention. Terroristes contre religieux, une vieille bataille qui se perpétue, même des centaines plus tard, alors que la planète hurle au désespoir. Les notions de vie et de mort se voient revisiter dans ce court récit, à la fin sanglante mais bien pensée. L’auteur critique également l’avènement de la technologie et leur puissance de plus en plus folle.

Le texte suivant imagine les effets néfastes que pourrait apporter le réchauffement climatique. Dans leurs vaisseaux spatiaux, les humains encore en vie cherchent une nouvelle planète habitable. Les héros de l’histoire sont étonnamment des adolescents qui sont conviés à une fête. L’auteur renouvelle le genre de l’afro-futurisme, avec des références culturelles intéressantes et des personnages de couleur. La moralité de l’histoire émeut facilement et donne envie de prendre soin de notre planète.

Le dernier texte, Au bord de la rivière, est une nouvelle poignante, qui remet en doute les notions de destinée, fatalité et effet papillon. Les deux protagonistes discutent paisiblement ; leurs doutes et questionnements nous touchent. Belle, la chute clôt le recueil à merveille, par une note de positivisme bienvenue.

Les textes sont plutôt inégaux. De plus, ils regorgent de nombreuses fautes de grammaire, d’accords et de syntaxe qui gênent grandement la lecture. Ces désagréments nous font sortir de l’histoire et détériorent notre plaisir. Malgré cela, les messages de l’auteur s’avèrent intéressants et multiples. Les univers mis en place sont également riches et variés, toujours en rapport avec la notion du temps, sans pour autant s’attacher à la même version du mot. Dissonance du temps promet un moment de lecture agréable si l’on oublie les diverses fautes et maladresses.

Note : 12/20

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Par Lildrille

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