mai 12, 2026

Les Chroniques de Nightshade T.01 – Le Grimoire des Ombres – Stan Nicholls

Auteur : Stan Nicholls

Editeur : Bragelonne

Genre : Fantasy

Résumé :

Quand on est roi, la clémence est une faute impardonnable. Parce qu’il a gracié le sorcier Avoch Dar alors qu’il l’avait en son pouvoir, et 1’a condamné à l’exil. le roi Eldrick doit l’affronter à nouveau. Mais cette fois Avoch-Dar s’est allié aux forces infernales et son pouvoir semble croître de jour en jour. Pour sauver son royaume d’une destruction totale. Eldrick rallie ses dernières troupes et celui qui fut son champion : Nightshade. Ce héros a perdu son bras droit lors du dernier combat contre l’infâme sorcier et a quitté la compagnie des hommes. Mais Nightshade est déjà parti dans une quête personnelle : il est à la recherche d’un livre magique, le Grimoire des Ombres, qui renferme le savoir capable de vaincre Avoch Dar.

Avis :

Quand on baigne dans la Fantasy, il y a forcément des noms d’auteur qui arrivent immédiatement en tête. Pour le commun des mortels, c’est souvent Tolkien qui arrive en tête, notamment grâce aux films de Peter Jackson avec Le Seigneur des Anneaux. Mais les vrais amoureux de la littérature diront David Gemmell. Auteur prolifique de récits épiques, il aura laissé un grand vide lors de son décès survenu brutalement à cause d’un cœur défaillant. Ce n’est guère étonnant alors que d’autres auteurs lui rendent hommage au début de leur roman, surtout si ceux-ci épousent la Fantasy. C’est le cas de Stan Nicholls, autre grand nom de ce genre littéraire, qui a connu un énorme succès avec sa saga Orcs. Mais il n’a pas fait que ça, puisqu’il a aussi fait une trilogie autour d’un héros, Nightshade, et il dédie ce premier tome à son auteur favori, David Gemmell.

Et la filiation se fait très rapidement. Le début du Grimoire des Ombres fait la présentation d’un personnage vagabond, qui n’a pas peur de se frotter à plusieurs ennemis. Il semble avoir une sorte de pouvoir qui lui permet de se mettre dans un état proche de la frénésie, lui permettant alors de vaincre certains adversaires. Après cette introduction tonitruante, l’auteur va nous présenter le monde dans lequel on évolue. Ici, il y a un bon roi, trop clément, puisqu’il va gracier le sorcier Avoch-Dar, alors même que celui-ci a tenté de le renverser. Malheureusement, ce vil personnage, qui fut condamné à vivre dans le désert, va augmenter ses pouvoirs et faire une armée de morts-vivants afin de prendre sa revanche. Nightshade, qui doit se marier avec la fille du roi, va tout faire pour vaincre Avoch-Dar, mais ce dernier lui coupe le bras et le laisse pour mort.

L’histoire commence alors quelques années après, alors que le sorcier prend d’assaut la ville du roi, et que Nightshade a fui la ville pour vivre en ermite, et apprendre à se battre avec son bras gauche. Alors qu’il médite, un des chevaliers du roi vient à sa rencontre pour lui demander de l’aide. Mais une vieille femme déboule, et balance une prophétie, comme quoi Nightshade ne doit pas se rentre de suite au secours du roi, il doit trouver un grimoire magique dans l’île maudite de Zenobia. L’aventure commence vraiment, les rencontres vont aller bon train, et on va se retrouve au sein d’un rythme qui ne faiblit jamais. En fait, en lisant ce Stan Nicholls, on a l’impression de lire du David Gemmell. Malgré un univers que l’on connait tous plus ou moins, l’aventure ne s’arrête jamais, et c’est une vraie force.

Les personnages sont très attachants, notamment Nightshade qui est un héros entêté mais vaillant, avec un cœur pur. Il arrive à pallier son handicap via un entrainement dur, mais aussi une sagacité d’esprit qui frôle l’impertinence. Pour autant, aussi parfait soit-il, il est très empathique, car il veut toujours faire le bien. Lors de son voyage, il va rencontrer d’autres personnages tout aussi intéressants. Tout d’abord une voleuse qui manie à la perfection les couteaux de lancer, et qui va aider le héros dans sa quête. Puis un mercenaire, au départ assez détestable, mais qui va se montrer indispensable au groupe. Et enfin, un homoncule, une créature magique qui ne peut blesser les humains, mais qui veut se venger de son créateur, le terrible Avoch-Dar. D’ailleurs, au niveau des méchants, on reste sur un cliché, un transfuge de Saroumane, en encore plus mégalo.

C’est peut-être le point faible de ce récit. Le méchant n’est guère charismatique. Il s’agit d’un sorcier qui veut décupler ses forces, mais qui ne fait pas grand-chose, sinon observer l’aventure de Nightshade à travers une vasque magique. Il délègue beaucoup, et profite de sa situation pour menacer alors les héros dans un dernier tiers un peu trop rapide, comme si l’auteur ne savait pas trop comment terminer ce premier tome. C’est toujours mené tambour battant, mais il manque une paire de chapitre pour rendre le tout plus épique, ou tout du moins à la hauteur de tout ce qui s’est passé avant. C’est-à-dire qu’après les cannibales, les femmes lycanthropes, les statues vivantes ou encore le gardien du temple, on aurait aimé un dénouement plus fantasque que celui qui nous est proposé. Là, on reste sur notre faim, et ça entache un peu notre lecture.

Au final, Le Grimoire des Ombres, le premier tome de la trilogie des Chroniques de Nightshade, est une très bonne entrée en matière. L’aventure ne s’arrête jamais, et chaque fin de chapitre appelle à lire la suite le plus rapidement possible. Seule la fin demeure décevante, car elle arrive très rapidement, et gâche un peu l’ensemble, notamment à cause d’une non fin qui force un peu à enchaîner avec le deuxième tome. Mais en l’état, ça reste de la Fantasy hautement recommandable, avec laquelle on passe un excellent moment.

Note : 15/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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