novembre 30, 2020

Sex and the City 2

De : Michael Patrick King

Avec Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon, Kristin Davis

Année: 2010

Pays: Etats-Unis

Genre: Comédie

Résumé :

Que passe-t-il après avoir dit « Oui » ? La vie est telle que ces dames l’ont toujours rêvée, mais ce ne serait pas “Sex and the City” si elle ne leur réservait pas quelques surprises… cette fois, sous la forme d’une aventure glamour, baignée de soleil, les entraînant loin de New York dans l’un des endroits les plus luxuriants, exotiques et vivifiants de la planète ; là où les fêtes ne s’arrêtent jamais et où le mystère est omniprésent. C’est une escapade qui arrive à point nommé pour les quatre amies, qui se retrouvent dans – et s’insurgent contre – leur rôles traditionnels d’épouse et de mère.  

Avis :

On le sait maintenant, « Sex and the City » fut une série qui s’est imposée à la télévision et après son arrêt en 2003, l’idée de lui offrir un final, en plus de prolonger l’aventure, fut lancée. Il aura fallu cinq ans pour que le film voit le jour et il fut un très joli succès, malgré ses défauts. Ayant coûté soixante-cinq millions de dollars, le film en a rapporté un peu plus de quatre cent quinze millions. Avec un succès comme ça, Hollywood ne pouvait pas lâcher ses new-yorkaises et très vite donc, un deuxième film est mis en chantier.

Si le premier film était imparfait, il avait ce truc de conclure de jolie manière la série, et un autre film n’était pas nécessaire, chacune des filles avait son histoire de bouclée et terminer sur le mariage de Carrie et Mr. Big était, dans un sens, parfait. Mais bon, les dollars appelant, Michael Patrick King s’est remis à l’écriture, puis à la réalisation et le résultat est tout simplement effroyable et indigne de la série. « Sex and the City 2 » n’a plus rien, mais vraiment plus rien. Bling-bling, gênant, osant tout, le film finit par sombrer dans le ridicule le plus absolu et ça fait peine à voir. Si le premier film avait ses défauts, il avait aussi son charme qui faisait qu’on passait un petit moment sympathique. Ici, la seule qualité de ce deuxième film, c’est qu’il arrive à faire passer le premier film pour un chef-d’œuvre !

Carrie et Mr Big se sont dit oui il y a deux ans de ça et depuis, c’est le parfait amour, mais c’est aussi un amour qui se pose quelque peu et finalement, les grandes aventures des filles, leurs années de folie, ont l’air derrière elles. Enfin ça, c’était sans compter sur Samantha, qui quelques années auparavant, avait lancé la carrière de Smith Jerrod. Aujourd’hui, Smith Jerrod, l’homme qu’elle n’a jamais autant aimé, est une star et lors de l’avant-première de son nouveau film, Samantha, la business woman, est en affaire avec un homme d’affaires d’Abou Dhabi. Pour conclure son affaire, l’homme invite Samantha et ses amies à venir à Abou Dhabi pour une semaine de vacances au frais de la princesse. Une semaine de vacances qui leur réservera bien des surprises…

Grand fan de la série, ayant passé un moment sympathique devant le premier, je suis allé sans crainte vers ce deuxième film et quelle ne fut pas ma déception face à cette chose immonde et informe qu’est ce deuxième opus.

Il est assez rare de voir un film pleinement se foirer. Un film si mauvais qu’on arrive à ne rien lui trouver. On a beau chercher, rien n’est fait, tout n’est que mauvais choix et mauvaises directions, et « Sex and the City 2 » est tristement pile dans cette ligné-là.

« Sex and the City 2« , c’est un film qui s’est perdu au point qu’on se demande même si c’est bien l’équipe de la série mère qui est à l’origine de ce projet, tant ce deuxième opus n’a strictement rien compris à la série.

On pourrait s’attarder sur la réalisation de Michael Patrick King qui est une horreur. King n’a jamais été un grand réalisateur, et dans l’opus précédant, on avait déjà remarqué que ce qui passait sur le petit écran, une fois sur le grand, ce n’était vraiment pas ça, mais là, avec ce film, on a l’impression que Michael Patrick King n’a rien appris des erreurs qu’il a pu faire avec le premier film. La photographie est dégueulasse, il n’y pas de mise en scène, et l’ensemble ressort comme une immense publicité de mauvais goût.

Mais ce n’est pas là le pire finalement, parce que si la réalisation de Michael Patrick King est affreuse, on aurait pu se raccrocher à une histoire, à de nouvelles retrouvailles, à cet humour que la série avait, et bien entendu aux filles et malheureusement, point par point, on ne retrouvera rien. C’est bien simple, « Sex and the City 2 » n’a aucun scénario, le film ne raconte strictement rien, c’est deux heures et demi de vide absolu. Oubliez les sujets intéressants et les réflexions subtiles sur le temps qui passe, sur l’amour, l’amitié, la famille, le sexe, ici, il n’y a rien de ça et quand Michael Patrick King essaie de faire ceci, on se retrouve devant des scènes gênantes, très gênantes, qui veulent poser des réflexions ou faire de l’humour avec un choc des cultures (et il y avait de quoi) entre les femmes libérées new-yorkaises (la scène des frites à l’hôtel est une horreur incompréhensible) et les femmes d’Abou Dhabi, voilées et choquées et qui en même temps, sous leur voile, cachent bien des trésors, comme nous le montre une scène, au paroxysme du ridicule dans l’arrière-fond d’un magasin dans un des souks de la ville. À la vision de ces idées, de cette pauvreté, le film, comme je le disais, n’a aucune limite dans le ridicule, commençant par un mariage gay qui est la définition même du mot cliché. Bref, à la vision de tout ceci, on reste atterré, on se demande comment, à quel moment on a pu en arriver là ? Comment une série qui tenait ses sujets et savait parler d’amour et de sexe a pu sombrer dans un tel néant ?

Tout le charme, tout ce qui faisait « Sex and the City » a disparu et il ne reste plus qu’un film vide. Un film où il y avait de quoi faire pourtant, évolution de la société, réflexion sur le couple, la liberté du couple, puis après le choc des cultures, les différents modes de vie, puis encore la vérité et le mensonge dans un couple, le travail face à la vie de famille et les priorités… Bref, tout ceci, ce sont les idées que Michael Patrick King laisse entrevoir avec ce film, mais finalement aucune n’est bien employée et entre deux tenues aussi luxueuses que ridicules, on se retrouve dans un film qui enchaîne le mauvais goût et finit pas n’être qu’une gêne qui dure près de deux heures et demi. Le sort en est scellé pour « Sex and the City« , et l’on en ressort sans voix, le cœur brisé !

Note : 01/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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