septembre 24, 2020

Le Vent se Lève

Titre Original : Kaze Tachinu

De : Hayao Miyazaki

Avec les Voix Originales de Steve Albert, Hideaki Anno, Miori Takimoto, Hidetoshi Nishijima

Année : 2014

Pays : Japon

Genre : Animation

Résumé :

Inspiré par le fameux concepteur d’avions Giovanni Caproni, Jiro rêve de voler et de dessiner de magnifiques avions. Mais sa mauvaise vue l’empêche de devenir pilote, et il se fait engager dans le département aéronautique d’une importante entreprise d’ingénierie en 1927. Son génie l’impose rapidement comme l’un des plus grands ingénieurs du monde.
Le Vent se lève raconte une grande partie de sa vie et dépeint les événements historiques clés qui ont profondément influencé le cours de son existence, dont le séisme de Kanto en 1923, la Grande Dépression, l’épidémie de tuberculose et l’entrée en guerre du Japon. Jiro connaîtra l’amour avec Nahoko et l’amitié avec son collègue Honjo. Inventeur extraordinaire, il fera entrer l’aviation dans une ère nouvelle.

Avis :

Hayao Miyazaki est une légende dans le domaine de l’animation et au-delà de ça dans le cinéma tout court. Membre fondateur des célèbres et magnifiques Studio Ghibli, cela fait plus d’une quarantaine d’années que Hayao Miyazaki fait voyager les spectateurs du monde et les fans d’animation. Six ans après « Ponyo sur la falaise« , Hayao Miyazaki revenait pour une ultime œuvre de cinéma. Un dernier film avant de tirer sa révérence et de prendre une retraite bien méritée, même si l’on aurait adoré qu’il la prenne bien plus tard, d’ailleurs, au fond de nous, on espère toujours que le réalisateur fasse partie de ces artistes qui se mettent en retraite plus d’une fois dans leur carrière… Bref.

Onzième film donc pour Hayao Miyazaki, « Le vent se lève » se pose comme une magnifique histoire d’amour et derrière celle-ci se cache aussi une histoire tout aussi magnifique d’accomplissement de ses rêves, d’accomplissement de soi. En plus de deux heures, Hayao Miyazaki nous touche énormément, il nous fait voyager, il nous envoûte et une fois le générique tant redouté, on quitte « Le vent se lève » avec un amour et une tristesse infinie, avec l’envie de se replonger dans l’intégralité de sa filmographie et de se faire une rétro.

Jiro est un enfant qui sait ce qu’il veut faire plus tard dans sa vie. Désireux de voler, et surtout passionné par les avions, il désire être ingénieur et veut concevoir les avions de demain. Jiro va s’en donner les moyens et alors qu’adulte, il essaie encore et encore de proposer des prototypes qui tiennent le coup, Jiro va croiser sur sa route Nahoko…

Magnifique, bouleversant, beau à en crever, ce dernier film pour Hayao Miyazaki est une réussite totale qui conclut de la plus belle des façons la carrière d’un maître. D’une richesse saisissante, « Le vent se lève » se déroule sur une vingtaine d’années, peut-être plus, allant de l’enfance du jeune Jiro à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Ancré dans la réalité, le scénario qu’a écrit Hayao Miyazaki est éblouissant, car il retrace à travers l’histoire de ce jeune homme et dans la pure tradition des œuvres de Miyazaki, l’histoire du Japon au début du siècle dernier. Des rêves d’enfant au grand tremblement de terre de 1923, du regard de ce jeune homme sur un Japon en retard sur le monde à l’aube de la Seconde Guerre mondiale et l’entrée en guerre du pays dans celle-ci, sans oublier la conception de ces célèbres avions, ou encore la magnifique et bouleversante histoire d’amour que nous raconte le cinéaste, « Le vent se lève » est un film complet, qui est un voyage pour les émotions. « Le vent se lève » pose aussi une belle réflexion sur le travail d’un homme, sur ce qu’il devient, ce qu’on en fait (le personnage voulant créer des avions pour voler, simplement voler, alors que ces derniers deviendront des armes pour faire la guerre). D’ailleurs, Hayao Miyazaki a parfaitement travaillé ses personnages, qui ont tous un beau fond et beaucoup de relief.

Enfin, le film s’aventure sur l’envie de rêver, d’accomplir ses rêves d’enfant. Comment ne pas y voir un parallèle avec la vie du réalisateur et quelle plus belle idée que de conclure sa carrière sur un film qui évoque ceci, qui dit que rien n’est impossible à force de travail, qui nous dit d’essayer encore et encore. Bref, vous l’aurez compris, « Le vent se lève » a fait bien plus que de me conquérir.

Comme toujours chez Hayao Miyazaki, le visuel est extraordinaire. Maitre de l’animation, Miyazaki nous invite encore dans un film sublime qui déborde d’imagination. Les graphismes, les idées, les couleurs, le génie du montage, tout ici résonne comme parfait, on en prend plein les yeux et les deux heures que dure le film se savourent à chaque instant.

De plus, le film est accompagné par une BO de Joe Hisaishi qui est d’une grande beauté, le genre de BO qu’on peut se refaire encore et encore, sans voir le film.

« Le vent se lève » est donc un film sublime qui nous envoûte, qui nous tient et jamais il ne nous lâche. Riche, intense, poétique (il y a tant de poésie), magnifique réflexion sur l’être humain et sur l’accomplissement de ses rêves, on aurait aimé que ce dernier film ne se termine jamais. Car oui, au-delà d’être un film magnifique, « Le vent se lève » se pose aussi comme un clap de fin puissant pour celui qui nous a fait rêver pendant tant d’années. Merci, tout simplement merci !

Note : 20/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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