mars 5, 2021

Le Septième Prophétie

Titre Original : The Seventh Sign

De : Carl Schultz

Avec Demi Moore, Michael Biehn, Jürgen Prochnow, Peter Friedman

Année : 1988

Pays : Etats-Unis

Genre : Fantastique, Horreur

Résumé :

Abby et Russell Quinn forment un couple heureux donc sans histoire lorsque survient un étranger qui leur loue un petit appartement. Abby attend un enfant, elle ne sait pas encore que l’étranger est un homme d’un autre monde et que l’enfant qu’elle doit mettre au monde représente la Septième Prophétie, la septième pierre marquant l’avènement de l’apocalypse.

Avis :

Réalisateur hongrois, Carl Schultz a énormément travaillé pour la télévision américaine. Il débute sa carrière au début des années 70 sur tout un tas de séries qu’on a oublié aujourd’hui. En 1978, il passe au long-métrage avec « Blue Fin« , film là encore oublié. D’ailleurs, si l’on y regarde de plus près, la carrière de Carl Schultz se résume beaucoup a de l’oubli, car le réalisateur n’a jamais réussi à marquer les esprits et pourtant, il a réalisé huit films.

Aimant chiner et m’intéressant à à peu près tout ce que le cinéma peut produire, ce matin-là, dans l’une de mes boutiques de DVD d’occasion, un film m’a accroché les yeux de par sa jaquette, « La septième prophétie« . Totalement inconnu dans mon bataillon, le film de Carl Schultz se présentait comme un petit moment de cinéma fantastique sur fond de fin du monde. Emmené par un casting des plus alléchants, Demi Moore, Michael Biehn et Jürgen Prochnow, comment résister à l’appel et comme je suis quelqu’un de faible, mon portefeuille s’est allégé d’un petit euro, et même si cette « … septième prophétie » fut loin d’être parfaitement menée, je ne regrette pas de m’y être arrêté.

La fin du monde est proche, tous les signes annonciateurs sont là. Des poissons échouent sur les plages par centaine de milliers, en plein milieu d’un désert un village est frappé par un hiver glacial qui tue tous ses habitants. Des rivières arborent une couleur rouge, tout comme la lune un soir… Bref, si l’on sait lire ceci, tout annonce la fin du monde. À chaque fois que ces évènements se sont produits, un homme était là. Qui est-il ? Envoyé de Dieu, de Satan ? À Los Angeles, Abby et Russell forment un couple des plus heureux. Abby attend son premier enfant. Il est dit dans la bible qu’avant la fin du monde, un enfant naîtrait sans âme et il se pourrait que cet enfant soit celui d’Abby. L’homme qu’on a vu au moment des évènements apocalyptiques se présente à Abby et Russell pour louer l’appartement du couple et il est fortement intéressé par le bébé qu’Abby porte… Dès lors, comment empêcher la fin du monde ?

Il y a des films comme ça, dont on ne soupçonnait même pas l’existence et qui devienne, quand on met la main dessus, une petite priorité et ce fut le cas de « La septième prophétie » de Carl Schultz. Alors non pas que je m’attendais à un grand film. Non, c’est même le contraire, je pensais trouver un beau navet, mais le fait est que ma curiosité me perdra, enfin, pas sur ce film.

Sorti en 1988, « La septième prophétie » est donc une petite série B fantastique qui finalement arrive à faire son taf. N’ayant pas trop mal vieilli, le film de Carl Schultz se laisse regarder avec un certain intérêt. Bon, il faudra faire avec les défauts d’écriture d’un scénario qui laisse transparaître pas mal d’incohérences. Un scénario qui, dans sa colonne vertébrale, est loin d’être subtil. On peut même dire que le film a tendance à faire dans la facilité, le cliché, le déjà vu, et il fait des ellipses assez invraisemblables. Franchement, à plusieurs moments, on se demande ce que certains personnages peuvent bien faire là où ils se trouvent. On pourra aussi reprocher à « La septième prophétie » d’être un film qui demeure assez plat dans son déroulement. Si l’ambiance peut être là, on ne peut pas dire non plus que Carl Schultz arrive à nous secouer.

Mais voilà, si l’on passe au-dessus de ces défauts, que reste-il et surtout, pourquoi, finalement, cette petite série B, oubliée et oubliable, arrive à faire passer un petit moment de cinéma assez sympathique ? Eh bien la réponse se trouve quelque part entre une ambiance plutôt réussie, une intrigue dans son ensemble intéressante, des acteurs qu’on aime et un soupçon de nostalgie, qui fait que cette « .. Septième prophétie » dégage un cachet fort sympathique made in 80’s.

L’intrigue joue bien avec les codes du film apocalyptique, on peut même dire que le cahier des charges est rempli. Carl Schultz arrive à nous embarquer auprès de ses personnages et le réalisateur donne l’envie d’aller au bout de son métrage. Il nous donne envie de savoir comment son histoire va se finir, même si elle demeure assez prévisible. De plus, « La septième prophétie » est un film qui respire bon les années 80. Entre un côté assez vieillot pas désagréable et une envie de livrer un vrai film fantastique, le film de Carl Schultz dégage une belle sincérité. On sent que le projet a été fait parce qu’il parlait au réalisateur, qu’il avait vraiment envie de plonger dans un film fantastique qui rappellerait « Rosemary’s Baby« , sans jamais, ô grand jamais, égaler le chef-d’œuvre de Roman Polanski.

Comme je le disais plus haut, « La septième prophétie » fonctionne plutôt bien aussi parce qu’il a un casting qu’on apprécie. Un casting impliqué qui, certes, si on les a déjà vu plus fort ailleurs, demeure ici attachant et intrigue. Demi Moore est excellente dans le rôle de cette mère dépassée par les évènements. Michael Biehn est attachant, même si on regrettera un personnage sous employé. Quant à Jürgen Prochnow, comme toujours l’acteur dégage un sacré charisme, et il trouve là un personnage pas si évidemment que cela.

Avec ses défauts et ses qualités, « La septième prophétie » est un bon petit film fantastique, plaisant dans son ensemble. Alors certes, je l’aurais certainement oublié d’ici quelques mois (et se sera toujours une occasion de le redécouvrir), mais pour habiller une soirée, ce film en vaut bien un autre. Bref, loin d’être essentiel, je ne regrette toutefois pas mon choix et mon achat. À vous de voir maintenant.

Note : 10/20

Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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