Hunter Killer

De : Donovan Marsh

Avec Gerard Butler, Gary Oldman, Common, Linda Cardellini

Année: 2018

Pays: Etats-Unis

Genre: Action, Thriller

Résumé :

Dans les profondeurs de l’océan arctique, alors que le commandant sous-marinier Joe Glass tente de retrouver un sous-marin américain en détresse, il découvre que des terroristes russes préparent un coup d’État menaçant de bouleverser l’ordre du monde. Glass doit désormais réunir une troupe de Navy SEALs afin de sauver le président russe retenu en otage et éviter la Troisième Guerre mondiale…

Avis :

Donovan Marsh est un réalisateur sud-africain qui nous est totalement inconnu et pour cause, « Hunter Killer » est son premier film à avoir les honneurs du grand écran chez nous. Donovan Marsh débute sa carrière comme scénariste avant de passer à la réalisation en 2005 avec « Dollar$ + White Pipes« . S’ensuivent alors des films encore inédits chez nous comme les deux « Spud » ou encore « iNumber Number » qui lui est disponible à la VOD depuis 2015.

Petit à petit, Donovan Marsh s’est donc fait remarquer et le voici aux commandes de son premier film américain. Un premier film au casting plutôt conséquent, Gerard Butler et Gary Oldman, autant dire que d’un coup ça attire l’œil.

« Hunter Killer », c’est le type de film auquel je ne peux résister, même si ce dernier a l’air mauvais, pour la bonne et simple raison, que j’adore voir Gerard Butler botter des culs et alors que je m’attendais donc en toute logique à voir un film mauvais au possible, je suis forcé d’admettre que « Hunter Killer » n’est pas si naze que ça, c’est même le contraire qui s’est produit, puisque tenu par un scénario équilibré qui assure aussi bien le spectacle que son intrigue. Bref, une bonne surprise.

9 h 04 en Mer de Barents, une explosion sous-marine se fait entendre, suivi d’une deuxième à 9 h 06. Le Pentagone vient de perdre le contact avec l’un de ses sous-marins. Ne sachant ce qu’il s’est passé, l’armée envoie sur place un nouveau sous-marin tenu par le Capitaine Joe Glass, une tête brûlée. Très vite, ce dernier découvre que le sous-marin a été torpillé. Non loin de là, sur la base russe de Poliarny, alors que le président russe se rendait sur place pour voir ce qui a bien pu se passer, car de son côté, la Russie a elle aussi perdu un sous-marin, le Président tombe dans un piège de l’un de ses ministres qui est bien décidé à déclencher une guerre. Dès lors, le temps est compté et pour éviter un conflit, il faut donc sauver le Président Russe et pour cela, il faut aller en Mer Russe…

Moi qui pensais découvrir une grosse connerie jouissive, avec surprise, j’ai découvert un tout autre film. Plus haut, je parlais de scénario équilibré, et c’est bien l’un des premiers mots, qui me vient en tête pour parler de ce que Donovan Marsh nous raconte ici. « Hunter Killer » est un bon équilibre entre film d’action, film de guerre, film de suspens, thriller claustrophobe, ou encore petite réflexion sur les tensions entre l’Amérique et la Russie, bref, je ne m’attendais absolument pas à ça…

Ce qui fut bon avec ce « Hunter Killer« , c’est la tension qui règne dans ce scénario qui va être aussi prévisible dans un sens, que surprenant et imprévisible dans l’autre. Donovan Marsh joue beaucoup avec la tension, offrant des scènes assez sympas à découvrir, comme une traversée à l’aveugle dans un champ de mines sous-marines, puis de manière générale tout ce qui se passe sous l’eau nous réserve son petit lot de suspens. Autre surprise avec « Hunter Killer« , c’est le fait que le film ne se déroule pas uniquement sous l’eau, comme le laissait présager son affiche. Non, l’intrigue de « Hunter Killer » évolue sur plusieurs lieux, et elle tient aussi bien la route sous l’eau que sur terre, ou encore le peu de fois où l’on entre au Pentagone.

« Hunter Killer« , c’est aussi un film qui va surprendre, car alors qu’on était en droit à s’attendre à un Gerard Butler plus américanisé que jamais, allant botté le cul des Russes, le film nous offre autre chose et notamment un certain équilibre dans ses personnages. Si Butler tient un rôle un peu plus important, il n’en sera pas non plus le personnage principal de « Hunter Killer », qui offre une jolie part à Toby Stephens et son équipe, infiltré sur le sol russe. Il offre aussi un bon rôle au très regretté Michael Nyqvist dont c’est l’avant-dernier rôle, avant de le retrouver chez Terrence Malick l’année prochaine. Le film offre aussi de bons petits rôles à Common et Linda Cardellini. Enfin, il est bien impossible d’oublier Gary Oldman qui cabotine à fond, au point de génialement frôler la crise d’hystérie.

Prenant, divertissant et étonnant, « Hunter Killer » est une bonne série B, qui fait plus que le taf qu’on était venu chercher. Intéressant dans ce qu’il raconte et comment il le raconte, Donovan Marsh offre un bon petit film sur le conflit américano-russe, et même s’il ne changera pas votre année de cinéma, ne serait-ce que parce qu’il n’est pas une connerie comme on pouvait se l’imaginer, le film de Donovan Marsh mérite qu’on s’y arrête. Puis bon, il mérite aussi qu’on s’y arrête pour voir une des dernières fois de Michael Nyqvist. Et enfin, et là, ce n’est pas objectif, il mérite qu’on s’y arrête car le film est interdit en Russie et en Ukraine, parce que des Américains sauvent le Président Russe et rien que pour la blague, c’est drôle… Bref, la bonne petite surprise de cette fin d’année.

Note : 12/20

Par Cinéted

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