A Bout de Souffle

De : Jean-Luc Godard

Avec Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg, Daniel Boulanger, Henri-Jacques Huet

Année : 1960

Pays : France

Genre : Policier

Résumé :

L’itinéraire d’un jeune délinquant qui, après avoir volé une voiture et tué un policier, est traqué par la police…

Avis :

Aujourd’hui, c’est un rappel des faits tout à fait personnel que j’ai envie de faire, car le cinéma de Godard et moi, et on ne peut pas dire pour l’instant que ce fut une grande histoire de cœur. Du cinéma de Godard,  » A bout de souffle » est le cinquième film que je découvre, il m’en reste donc une bonne pelletée à découvrir encore. De ceux que j’ai vus, seul un avait su quelque peu m’amuser. Ce film, c’est « Pierrot le fou« . Pour les autres, j’ai vu « Made In USA« , « Les carabiniers » et « Le mépris« , et ce furent des séances absolument affreuses, desquelles je suis ressorti aussi déçu qu’agacé. Mais bon, j’ai voulu encore une fois m’accrocher. Je m’étais même dit que ce « A bout de souffle » serait le dernier que je verrais de Godard, c’est dire à quel point les autres séances ont été éprouvantes. Et alors que je ne m’y attendais pas, ce « A bout de souffle » fut une belle, et même grande surprise, puisque j’ai bien plus qu’apprécié ce film !

« A bout de souffle« , c’est le tout premier film de Jean-Luc Godard. Film culte qui porte presque sur ses épaules le style de la nouvelle vague, « A bout de souffle » est un film dont je n’attendais strictement rien, et ça, malgré la présence de François Truffaut au scénario. Racontant l’itinéraire d’un jeune délinquant, si l’intrigue n’a pas été surprenante, ce « A bout de souffle » prend par son ambiance. Il y a quelque chose de très singulier qui se dégage de ce premier film, ce qui fait qu’on se laisse très facilement porter par ce Paris des années 60, par ce couple sublime, Jean-Paul Belmondo/Jean Seberg, par ses dialogues, drôles, décalés, qui ne passeraient plus pour certains aujourd’hui ou encore cette musique jazzy magnifique. Bref, ce « A bout de souffle » dégage quelque chose de charmant, d’entraînant et de beau.

Michel Poiccard, la vingtaine, est un petit truand qui un jour de fuite liquide un agent de police. Alors qu’il fuit à Paris, très vite, il est identifié. Vivant dans une certaine innocence, alors que la police est à sa recherche, lui n’a d’yeux que pour la sublime et américaine Patricia.

Alors qu’il vogue petit à petit sur ses soixante ans d’existence, s’il y a bien un film de Jean-Luc Godard dont la réputation ne faiblit pas, c’est bien « À bout de souffle« , et même si je ne le porterais pas personnellement au rang de chef d’œuvre, je dois dire que son statut de pilier du cinéma français est bien mérité.

« A bout de souffle« , c’est dans son scénario un film très simple. C’est un film dont on connaît la trame par cœur, et qui nous réserve bien peu de surprise. « A bout de souffle« , c’est la cavale d’un type ni plus ni moins.

Alors c’est vrai qu’une cavale made in Jean-Luc Godard, j’angoissais un peu, et même si j’ai encore une fois retrouvé des petits éléments qui ont tendance à beaucoup m’agacer chez Godard, en même temps c’est sa patte, « A bout de souffle » est un film qui m’a pris par la main et m’a emporté de par son naturel déconcertant. J’ai beaucoup aimé cette fuite, cette cavale presque innocente, tant « A bout de souffle » se concentre sur la relation ambiguë entre Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg. J’ai aimé ce Paris des années 60 où il y fait bon vivre. De plus, Jean-Luc Godard a très bien su mettre en scène la ville. « A bout de souffle » est très beau à regarder. Ses cadrages, ses séquences, ses idées de mise en scène (même si…), sa photographie, puis cette BO de Martial Solal qui envoûte et souligne très bien ce film.

Ici, Jean-Luc Godard a réussi à capter une époque, une façon de penser, de parler. Certains dialogues sont assez fendards et plus d’une décision, comme Belmondo qui harcèle la belle Jean Seberg pour coucher avec, serait aujourd’hui bien contestée. Et c’est peut-être dans un sens ça qui m’a le plus envoûté dans ce film. Cette liberté de parler, de faire, cette innocence, cette naïveté, qui ne débouche pas sur la colère d’une association. Tout comme le scénario, qui est ici loin d’être recherché dans son intrigue, mais on s’en contente et mieux encore, il est efficace et c’est très plaisant à suivre.

La surprise fut donc totale et d’autant plus appréciable, puisque j’avais presque tiré un trait sur le cinéma de Jean-Luc Godard, comme quoi, il faut s’accrocher.

Classique du cinéma français, « A bout de souffle« , premier film de Godard, est un très bon film qui représente une époque qui n’existe plus. Plaisant, amusant, parfois même touchant, quelle jolie fin et comment ne pas fondre devant Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg ? Bref, « A bout de souffle« , c’est la très, très belle surprise que je n’attendais plus.

Note : 15/20

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Par Cinéted

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