Brillantissime – Triste Naufrage

De : Michèle Laroque

Avec Michèle Laroque, Kad Merad, Françoise Fabian, Gérard Darmon

Année : 2018

Pays : France

Genre : Comédie

Résumé :

Angela pense avoir une vie idéale. Elle vit à Nice, dans un bel appartement, avec un beau mari et une charmante ado. Mais le soir de Noël, sa fille la laisse pour rejoindre son petit copain, son mari la quitte et sa meilleure amie préfère prendre des somnifères plutôt que de passer la soirée avec elle. Le choc ! Angela n’a plus d’autre choix que celui de se reconstruire… et ce n’est pas simple avec une mère tyrannique, une meilleure amie hystérique et un psy aux méthodes expérimentales.

Avis :

Michèle Laroque est l’une des comédiennes les plus populaires qu’on ait. Simple, drôle, naturelle et sans prise de tête, même si sa filmographie contient plus de mauvais films que de bons, elle a su, depuis trente ans, se faire aimer.

Michèle Laroque, c’est une touche à tout. Elle fait de la scène, souvent avec son pote Pierre Palmade, chez Muriel Robin, elle produit, elle pousse la chansonnette chez les Enfoirés, elle écrit, et aujourd’hui, elle rajoute une corde à son arc, puisqu’elle passe à la réalisation.

Martelée à coups de grande promotion, distribuée dans près de quatre cent salles, la sympathique Michèle Laroque se lance dans la réalisation. Attachante, on pouvait espérer un film à l’image de la comédienne. Un film qui, même s’il ne serait peut-être pas marquant, nous sortirait un peu de notre train-train et nous ferait passer un chouette petit moment devant une intrigue drôle et sans prise de tête… Malheureusement, c’est bien loin de ce que l’on a. Plus nullissime que « Brillantissime« , cette première réalisation pour la comédienne est un comble de ringardise. Insipide au possible, niais, convenu, déjà vu, et surtout très loin d’être drôle, « Brillantissime » consterne de scène en scène, d’idée en idée.

Angéla, la cinquantaine, était une femme épanouie… Enfin, ça, c’était jusqu’à ce soir de Noël 2016 où en l’espace de dix minutes, sa fille lui apprend qu’elle préfère passer les fêtes avec son mec et que son mari s’en va et qu’il n’a pas l’intention de revenir. Après une belle dépression, Angéla décide alors de reprendre sa vie en main et de vivre pour elle. Mais entre un psy amoureux, une mère absente et désagréable, une meilleure amie accro aux pilules et un mari qui refait sa vie avec une jeunette, la vie d’Angéla est plus que mouvementée.

Une catastrophe, une triste catastrophe venant de la part d’une comédienne que j’aime beaucoup. Si l’on se doute bien que Michèle Laroque qui passe à la réalisation, on était loin d’avoir un chef-d’œuvre (quoi que parfois le cinéma peut nous réserver de bonnes surprises), on aurait pu trouver un petit film marrant. Et bien pas du tout. C’est même navrant à quel point ce film ne raconte rien et offre tous les clichés qu’on peut trouver dans la comédie romantique qui n’intéresse plus.

Comble de ringardise, ce film qu’on suit avec peine et gène fascine de par la façon dont chaque idée, misent bout à bout, sont plus inintéressantes les unes que les autres. Chaque scène est plus navrante que la précédente, c’est assez incroyable et cette entreprise de démolition nous prend en otage jusqu’à ce final improbable dont en cherche encore s’il faut en rire ou en pleurer.

Avec « Brillantisime« , il faut oublier le scénario, car le film n’en a pas. Non, ce film, c’est un ensemble de scènes qui se veulent drôles et décalées et qui sont balancées comme ça, sans logique, sans fond, sans pertinence et le tout se fait long, très long. Michèle Laroque essaie bien de jouer à fond la carte de la comédie romantique, mais rien ne fonctionne. La faute ? En plus de n’avoir aucun scénario, et de ne pas surprendre un instant tant on a vu tout arriver à peine le film commencé, « Brillantissime » s’enfonce et offre de la mièvrerie à tout instant. Il offre aussi des personnages peu attachants, voire pas du tout, tant ils en font trop, tout comme les acteurs. Le best of étant Kad Merad, tenant un personnage bête au possible, tout comme Michaël Youn. Franchement, malgré d’excellents acteurs (Pascal Elbé, Françoise Fabian, Gérard Darmon et tous les potes convoqués ici et là), seul Rossy De Palma s’en tire de par son irrévérence et sa façon d’être rejeté par le décor, trop lisse de ce film.

« Brillantissime » n’en a donc que le titre et cette première réalisation de Michèle Laroque est un triste naufrage. Ni drôle, ni touchant, tenu par des comédiens à côté de la plaque, on reste à la sortie du film dans l’interrogation. Pourquoi ce téléfilm sans ambition sort sur nos grands écrans alors que tant d’autres projets ne verront jamais le jour ?

Note : 05/20

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Par Cinéted

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