La Fièvre du Samedi Soir

Titre Original : Saturday Night Fever

De : John Badham

Avec John Travolta, Karen-Lynn Gorney, Joseph Cali, Paul Pape

Année: 1978

Pays: Etats-Unis

Genre: Musical

Résumé:

Tony est le roi du « 2001 », dancing où il se retrouve avec toute sa bande. Annette est amoureuse de lui mais il n’a d’yeux que pour la belle Stephanie qui danse comme elle respire. Parallèlement, Tony, d’origine italienne, est encore sous l’autorité de sa famille qui ne cesse de le comparer à son sérieux grand frère devenu prêtre.

Avis:

John Badham est un réalisateur qui est aujourd’hui quelque peu oublié et c’est bien dommage, car en plus d’avoir le culte « La fièvre du Samedi soir » à son actif, le réalisateur a aussi quelques pépites et autres amusements. On retiendra par exemple « La main forte« , « Tonnerre de feu« , « War game » ou encore son « Dracula« . Son dernier film remonte à 2002 avec « Liaison obsessionnelle« . Depuis, John Badham est présent à la télévision, réalisant de nombreux épisodes de séries télés.

Deuxième film de John Badham, « La fièvre du Samedi soir » est un film qui sent tellement bon, les années 70. Immense succès qui continue encore aujourd’hui, nous avons profité d’une sortie sur grand écran pour aller le voir. Si dans l’ensemble, on prend beaucoup de plaisir à découvrir un tout jeune John Travolta en roi du disco, on doit aussi avouer que l’on en ressort quelque peu mitigé, particulièrement à cause de son dernier quart d’heure, qui enchaîne des propos assez douteux envers la femme (propos présents quand même pendant une grande partie du film, mais qui tirent plus encore sur sa fin).

Tony ne vit que pour retrouver la piste de danse du 2001, le Samedi soir. Avec sa bande de potes, ils se retrouvent dans cette boite de nuit où il est considéré comme le roi. D’ailleurs, personne sur la piste ne peut l’égaler. Alors qu’Annette, une jeune femme, n’a d’yeux que pour lui, Tony est fasciné par la magnifique Stéphanie, qui danse merveilleusement. Alors qu’un concours de danse s’organise, Tony a décidé de faire de Stéphanie sa partenaire.

« La fièvre du Samedi soir« , c’est avant tout un film d’une époque. C’est un film qui dans son ambiance, ses costumes, ses coiffures, ses décors ou encore dans sa réalisation respire son époque. Dès sa géniale ouverture, on sait où l’on se trouve.

Ensuite, « La fièvre du Samedi soir« , c’est un film qui dans sa majeure partie est d’une cool attitude, certes datée, mais qui fonctionne encore. Que ce soit avec ce jeune John Travolta qui crève l’écran, les chorégraphies géniales et les scènes de boites parfaites. Il y a quelque chose qui se dégage de cette « … fièvre du Samedi soir » qui fait qu’on aime le film presque automatiquement. Puis que dire de la BO culte, en grande partie faite par les Bee-Gees ! Aux premières notes, « La fièvre du Samedi soir » nous envahit et ne nous lâche plus.

Puis derrière le côté cool, le film de John Badham a un côté plus sérieux, notamment quand ce dernier s’attarde sur le contexte familial. Choc des générations, qui résonne encore plus fort aujourd’hui. « La fièvre du Samedi soir » est un film qui peint les évolutions des mœurs avec cette jeune génération. Sexe, contraception, religion, avortement, mariage, violence, « La fièvre du samedi soir » met en relief une multitude de thèmes qui sont intéressants et résonnent même encore d’actualité. Mais c’est aussi là que le film détient des éléments parfois indigestes, car au milieu de ces thèmes, « La fièvre du Samedi soir » est aussi un film où l’on trouvera énormément de misogynie, d’homophobie, de racisme parfois et il ira plus loin encore dans son dernier quart d’heure (la scène du viol en réunion et les paroles dites à ce moment-là sont plus que douteuses). De plus, le film véhicule une image des femmes assez dure, car finalement, elles sont relayées aux rôles de potiches ou nymphettes, sans intelligence, prêtes à tout, même au plus bas, pour être avec l’homme qu’elles convoitent (le personnage d’Annette). Ces choix, qu’il faut sûrement remettre dans leur époque (et encore, rien ne justifie un viol), ont tendance à casser une grosse partie du plaisir qu’on ressent devant la découverte de ce film culte et c’est bien dommage.

Reste alors une ambiance géniale. Une réalisation parfois très moderne et des scènes cultes, John Travolta sur « You Should Be Dancing« , Miss Fran (Fra Descher) qui dragouille Travolta, de bons sujets, et puis bien sûr, la BO des Bee Gees, objet de propagande, qui serait presque le prétexte pour avoir fait ce film.

Bref, une déception qui reste appréciable dans ses grandes lignes.

Note : 12/20

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Par Cinéted

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