Le Dernier Pirate

De : Paul Watson

Année : 2012

Pays : Etats-Unis

Genre : Documentaire

Résumé :

Deux bateaux de la Sea Shepherd traquent des baleiniers japonais dans la mer de Ross, près de l’Australie, dans une course-poursuite polaire où les écologistes deviennent de vrais pirates des temps modernes. Au milieu de décors époustouflants, les militants utilisent des moyens peu conventionnels pour lutter contre l’activité des baleiniers illégaux…

Avis :

Dan Stone et Patrick Gambuti Jr. sont tous deux producteurs, principalement dans le domaine du documentaire et du court-métrage. Des films dont il est assez difficile de parler, car ils ne sont pas arrivés jusqu’à chez nous, mais quand on y jette un coup d’œil, ils ont l’air tous plus ou moins proches du domaine écologique.

Si chacun a produit de son côté, les deux hommes se sont réunis pour la réalisation d’un long-métrage documentaire sur un sujet on ne peut plus grave, la chasse à la baleine par les japonais. Embarquant chacun dans un bateau, les deux hommes se sont alors enfermés avec les différentes équipes de défenseurs des droits des baleines, pour une chasse en mer de plusieurs mois. Il en ressort un documentaire intéressant et nécessaire, mais qui manque de souffle pour vraiment prendre son spectateur. Si les images et les propos que les deux réalisateurs ont réussi à capturer sont forts, on sent à la mise en scène, au montage et au rythme que « Le dernier pirate » est un premier film et sans être ennuyant, on ne peut pas dire qu’il ait réussi à nous passionner.

La chasse à la baleine est interdite depuis 1982 et pourtant, malgré les lois qui interdisent cela, le Japon passe outre les lois. En fait, le Japon a trouvé un vice de procédure qui, sous prétexte de mission scientifique, permet la chasse à des fins d’étude et cela en toute impunité.

Bob Hunter, co-fondateur de Greenpeace, a claqué la porte de l’association il y a des années afin de monter une association de défense plus offensive. Cette association, c’est Sea Shepherd, et pour arrêter les baleiniers, elle use de moyens radicaux.

« Le dernier pirate« , c’est donc cinquante jours en mer, auprès de deux équipages, afin d’arrêter une chasse interdite. Avec ce film, Dan Stone et Patrick Gambuti Jr. ont pris le parti de filmer le quotidien de ces militants engagés.

Le sujet est aussi intéressant que révoltant et il était même logique d’en faire un film, afin de dénoncer ces pratiques puantes et illégales qui déciment chaque année plus de mille animaux, sans que le reste du monde ne réagisse.

En mettant la lumière sur les équipages de Sea Shepherd, les deux réalisateurs nous présentent des équipes engagées, prêtes à beaucoup de choses afin que des baleines soient épargnées des harpons. Et après une présentation trop rapide des membres, et surtout de leurs engagements, « Le dernier pirate » va être finalement un film où l’ennui, un peu comme ce que ressent l’équipage, va gagner du terrain et ce jeu du chat et de la souris en plein Antarctique va être long. Les deux réalisateurs nous font découvrir un quotidien où il ne se passe pas grande chose, les océans étant vastes, il faut arriver à débusquer ces baleiniers et il peut se passer plusieurs semaines sans arriver à en trouver. Ainsi, les deux réalisateurs n’ont pas eu beaucoup de matière à filmer et il va falloir attendre un bon bout de temps avant qu’il ne se passe quelque chose de réellement intéressant. De plus, le fait que ce soit leur premier long métrage se fait sentir, puisque les deux réalisateurs ont bien du mal à offrir un montage captivant. « Le dernier pirate » est un film bien souvent « pépère » et calme.

Et c’est au bout d’une bonne quarantaine de minutes, si ce n’est pas plus, que le film commence à s’emballer. Course-poursuite à travers la glace, piège dressé, et même des bateaux qui se rentrent dedans, on reste assez scotché devant l’action de l’association qui mérite à juste titre son statut de pirate des mers. Les images prisent par les réalisateurs sont fortes et l’on ressent l’envie des militants d’arrêter à tout prix cette horreur. Mais si les images sont fortes, si les méthodes sont rudes et étonnantes, là encore, « Le dernier pirate » a un défaut de montage. Si l’on ne s’ennuie plus, on ne peut pas dire non plus qu’on soit pris totalement par le film et finalement, on suit ce documentaire comme n’importe quel autre documentaire. On comprend, on s’instruit, on est indigné, mais on ne peut pas dire que le film révolte, agace ou soit émouvant et c’est dommage, et peut être est-ce à cause de cela finalement que ce documentaire, qui reste pourtant essentiel de par son message et ce qu’il dénonce, soit passé totalement à la trappe.

« Le dernier pirate« , malgré le fait que son rythme ne soit pas prenant, mérite toutefois qu’on s’y arrête pour ce qu’il dénonce et pour ce qu’il met en lumière. Certes, loin d’être parfait dû au manque d’expérience des deux réalisateurs, ce film a le mérite d’être vrai, et d’oser pointer du doigt le Japon et ses dérives dégueulasses.

Note : 12/20

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Par Cinéted

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