Mary Poppins

De : Robert Stevenson

Avec Julie Andrews, Dick Van Dyke, David Tomlinson, Glynis Johns

Année : 1964

Pays : Etats-Unis

Genre : Fantastique

Résumé :

Rien ne va plus dans la famille Banks. La nurse vient de donner ses huit jours. Et ni M. Banks, banquier d’affaire, ni son épouse, suffragette active, ne peuvent s’occuper des enfants Jane et Michaël. Ces derniers passent alors une annonce tout à fait fantaisiste pour trouver une nouvelle nurse. C’est Mary Poppins qui répond et apparaît dès le lendemain, portée par le vent d’Est. Elle entraîne aussitôt les enfants dans son univers merveilleux.

Avis :

Robert Stevenson est un réalisateur anglais qui trouvera le succès aux États-Unis, car c’est en allant s’installer aux USA que le réalisateur va trouver un partenaire de choix, Disney. Entre le studio et Robert Stevenson, c’est une grande histoire d’amour qui va naître, car il va tourner plus d’une dizaine de films pour le studio, dont les cultes « Le Fantôme de Barbe Noire« , « L’Apprentie sorcière« , « Un nouvel amour de Coccinelle » et bien sûr, ce qui reste son film le plus connu aujourd’hui « Mary Poppins« .

Comment ne pas succomber aux charmes incroyables de ce film ? Comment ne pas succomber à la délicieuse Julie Andrews qui sera à jamais la plus formidable des nounous ? Mary Poppins est un voyage extraordinaire peuplé de chansons envoûtantes et touchantes, de scènes qu’on n’oubliera jamais et de personnages cultes, et même des sous-textes que l’on redécouvre aujourd’hui…

Alors que les nounous se succèdent les unes derrière les autres au 17 allée des Cerisiers, Mr Banks a décidé cette fois-ci de se charger du recrutement de la prochaine lui-même. Après avoir passé une annonce dans le Times, il s’attendait à recevoir beaucoup de candidatures. Mais c’est la première nounou qui s’impose à lui. Cette nounou, c’est Mary Poppins, une jeune femme haute en couleurs. Et avec ses méthodes différentes, pleines de chansons et d’optimisme, Mary Poppins va alors réanimer la demeure des Banks. Puis une fois sa mission accomplie, le vent la portera autre part.

Il y a des films comme ça, parce qu’on les a vu et revu étant petit, on croit les connaitre par cœur, tant ils font partie de notre ADN. Puis, bien souvent, quand on devient adulte, les séances de ces films ont tendance à s’espacer. Combien de films avez-vous vu petit et quand un jour vous retombez dessus, vous vous dites, mais ça fait une éternité que je ne l’avais pas vu ?

Boule de bonheur, « Mary Poppins » est une production Disney cinq étoiles ,qui plaît aux plus petits comme aux plus grands et qui peut se lire sous plusieurs angles, ce qui fait de lui un film totalement abouti et surtout bien plus intelligent qu’il ne le laisse paraître.

Le scénario se suit sur deux fronts. Quand les plus petits vont s’éclater devant un film bon enfant, bourré d’aventures, de magie, de merveilles, d’amitiés, de chansons, détenant de belles morales sur la famille et la liberté de penser par soi-même, les grands verront un film bien plus sombre. Un film qui s’attaque au capitalisme et aux systèmes bancaires. Un film profondément féministe, qui aborde la place de la femme dans la société. Le film parlera aussi de la lutte des classes, mettant en scène des métiers et des gens qu’on voit rarement à l’écran. C’est assez stupéfiant tout ce que le film aborde avec subtilité et c’est avec énormément de plaisir qu’on redécouvre ce classique à sa juste valeur.

« Mary Poppins« , c’est aussi un film génialement original et drôle quand on le redécouvre. Bercé dans un style très anglais, si le film reste extraordinaire dans ses effets visuels, dans ses incrustations et toutes les interactions avec le cinéma animé, on ne pourra pas s’empêcher d’être aussi halluciné devant le délire que le film affiche. Un délire délicieusement décalé où un ancien marin transforme le toit de sa maison en pont d’un navire et tire à heure fixe des boulets de canon dans Londres. On ne pourra pas passer à côté de certaines séquences qui n’ont aucun sens, comme celle des tableaux. Mais pourtant ça fonctionne, c’est plaisant et le pire, c’est qu’on s’amuse alors même que parfois, ça peut être lourd, comme avec les pingouins. Bref, « Mary Poppins« , c’est de la fantaisie à l’état pur.

« Mary Poppins« , c’est aussi une véritable claque visuelle. Robert Stevenson a réalisé ici un véritable chef d’œuvre, dont la mise en scène tire vers le plus beau à chaque instant. Le film est parcouru de plans incroyables, de séquences chantées toutes plus superbes et originales les unes que les autres. Le film fourmille d’idées et offre une photographie à tomber, aussi pertinente qu’elle est belle.

Puis enfin, « Mary Poppins« , c’est surtout un casting foudroyant. Un casting parfait et indémodable. Un casting qui élève encore un peu plus haut toutes les qualités que le film a déjà. Julie Andrews, dont c’est le premier film, devient la plus incontournable des nounous et se paye même le luxe de mériter son Oscar reçu pour le rôle. Elle est accompagnée par une bande de joyeux larrons qui, comme elle, sont parfaits. Dick Van Dyke nous offre un grand show, Karen Dotrice et Matthew Garber, les deux gamins Banks, sont on ne peut plus attachants. Puis que dire de David Tomlinson, si ce n’est qu’il saura vous toucher. Puis sa femme tenue admirablement par la pétillante et investie suffragette Glynis Johns.

Bref, « Mary Poppins » reste donc un véritable plaisir. Amusant, plaisant, très divertissant, le film de Robert Stevenson n’oubliera pas d’être aussi intelligent et subtil, offrant une belle morale et défendant certaines causes. Plein d’entrain et d’énergie, plein de chansons et de rires de gamins, mené par des acteurs hors normes, « Mary Poppins » est une petite douceur qui en cette période de Noël est toujours la très bienvenue.

Note : 15,5/20

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Par Cinéted

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