décembre 2, 2020

Les Sorcières des Caraïbes

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Titre Original: Witches of the Carribean

De : David Decoteau

Avec Joanna Cassidy, Nicole Cavazos, Nicole Marie Monica, Kelli Giddish

Année : 2005

Pays : Etats-Unis

Genre : Horreur

Résumé :

Angela, une jeune fille de 17 ans, fait souvent le même rêve inquiétant: elle est une sorcière du XVIième siècle brulée pour hérésie sur une étrange plage. Elle part rejoindre un groupe thérapeutique de jeunes filles sur l’Ile de Matau aux Caraïbes, dirigé par le Professeur Avesbury. De rites sataniques en magie noire, Angela va faire remonter les fantômes d’un passé trouble…

Avis :

Il y a des films qui ne sortent d’on ne sait où et il y a des réalisateurs qui ont fait des tonnes de films, mais qui ne connaitront jamais la gloire. C’est le cas de David Decoteau, qui doit avoir plus de 100 films à son actif, mais qui n’a jamais réalisé un seul film connu et surement aucun bon film. Il est vrai que ce que je dis est un peu vache, car je n’ai vu que ce film lui appartenant, mais quand on voit les noms et les jaquettes de ses autres films, il y a de quoi flipper. Prenons des exemples : Virgin Hunters, Voodoo Academy, Aliens Arsenal, Bigfoot Island. Il y a quand même de quoi rire. Mais il faut aussi être honnête et le réalisateur vise souvent un même public, celui des homosexuels ayant des gouts plus que douteux en matière de cinéma. Traitant souvent de l’homoérotisme, le monsieur s’amuse souvent à filmer des hommes en caleçon, tout en muscle, prenant une douche langoureuse. Mais qu’en est-il avec Les Sorcières des Caraïbes ? Et bien à peu près la même chose, sauf que cette fois, il y a plus de femmes que d’hommes !

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Le petit androgyne est de la partie !

Le scénario de ce film tient sur un timbre poste et n’est qu’une resucée de ce que l’on a pu voir dans des films de sorcières. Seulement, histoire de filmer dans un cadre agréable et au chaud, le réalisateur a choisi les caraïbes. Alors pour la petite histoire, on va suivre une jeune fille qui part dans une école spécialisée, car elle fait des cauchemars d’une femme qui se fait brûler vive par des inquisiteurs. Seulement, lorsqu’elle arrive sur place, elle va croiser une élève bizarre et plutôt sombre et des personnes commencent à disparaître. Elle va alors s’apercevoir que l’île où elle se trouve est l’île de son rêve et que des sorcières vivent dans le coin. Et là, ça devient vraiment n’importe quoi. S’acoquinant avec la vilaine blonde au nez crochu, elle va, sans s’en rendre compte devenir elle-même une sorcière et seule le petit androgyne et la prof vont pouvoir l’aider. Non, parce qu’il faut que je vous raconte la fin. De toute façon, vous vous en foutez, puisque vous ne verrez jamais ce film ! Eh bien, tout le monde est le descendant d’une sorcière ou d’un inquisiteur de l’époque ! Comme quoi, on peut faire pire que le Da Vinci Code. Bien évidemment, comme nous sommes dans les caraïbes, on va rajouter un petit peu de vaudou et d’exotisme et le tour est joué. Seulement, la sauce ne prend jamais et on s’ennuie ferme. Il faut dire que niveau ambiance et réalisation, on a déjà vu plus inspiré. Les décors sont minimalistes au possible et les pauvres hères pourchassés par la vilaine sorcière se planquent toujours dans la même baraque abandonnée. On nous repasse quatre fois le plan de l’entrée de l’école, comme si voir deux chaises et une table de jardin en fer forgé était flippant. Enfin, la plage ressemble à celle du Cap D’Agde, où les gens se baignent tout nu. Bref, c’est dégradant pour le métier et cela sent vraiment le travail bâclé à plein nez.

Mais on peut toujours espérer voir des acteurs intéressants et prometteurs. C’est bien mal connaître le réalisateur et son hardiesse dans la direction des acteurs. On passe la première phase avec un bel apollon en train de se doucher langoureusement après une quelques longueurs dans une piscine, puis ce dernier va se faire arracher le cœur dans une scène épileptique, avec flashs étincelants et mouvements accéléré de caméra. C’est alors qu’arrive les principaux acteurs. La prof de l’école est une sorte de Marion Game (vous savez, la femme âgée de Scènes de Ménage) sans talent (oui, Marion Game a énormément de talent), l’héroïne est une jolie brune qui n’ose pas trop bouger les fesses, les actrices blondes sont aussi charismatiques qu’un banc de maquereaux et le beau gosse ressemble à un croisement entre Frédéric Michalak et Quentin, l’ancien chanteur du groupe Alliage et qui fait maintenant du porno gay. Bref, tout ce petit monde ne possède pas une once de charisme et joue affreusement mal. Le pire étant la vilaine blonde qui est une vilaine sorcière et qui joue comme une vilaine, surjouant les émotions et n’étant pas crédible un seul instant. Bon, après on peut mettre ça sur le faible budget du film, mais quand même, c’est vraiment navrant. Tout comme les effets spéciaux, parce qu’il y en a ! Et oui, non content de faire un film mal interprété, Decoteau va inclure des effets spéciaux des années 70 à son film. Et tout y passe, du simple arrachage de cœur en zoom sur un mannequin ou encore rayon lumineux d’un vert criard. Même le vieux cœur de la première sorcière brille d’un éclat verdâtre qui ferait sensation dans une boîte de nuit branchée. Tout cela n’est pas crédible et fait presque honte aux petites productions gores que l’on peut trouver n’importe où.  Et cette musique ! Le réalisateur nous afflige d’un son dance des années 90 dégueulasse que même les 2 Be 3 auraient refusé de jouer ! Et cela plombe encore plus l’ambiance.

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La brune est en train de prendre conscience que le costumier s’est bien fout de sa gueule !

Au final, Les Sorcières des Caraïbes est un navet affligeant et grotesque qui ne fera pas longue date dans le cinéma ni dans les esprits. Maltraitant son film dans un élan de sadomasochisme, David Decoteau arrive à faire souffrir le spectateur avec des acteurs affligeants, une musique affligeante, des décors affligeants et un je m’en foutisme affligeant. Bref, ne perdez pas votre temps devant cette bouse infâme, qui n’est même pas drôle comme un bon nanar et qui ne vaut pas un kopek !

Note : 01/20

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Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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