Madball – Hardcore Lives

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Avis :

Le hardcore est un genre extrême du métal. Il se différencie par contre grandement d’autres opposés que sont le Black ou le Death dans le sens où c’est un genre brutal, sans concession, qui ne cherche pas vraiment à instaurer une ambiance et impose des riffs très lourds. Autre point important, le hardcore se caractérise par une voix grasse, éraillée, qui crie sans pour autant arriver aux borborygmes de Deicide ou aux voix aigues de Cradle of Filth. Parmi les groupes phares de ce genre, on retrouve Hatebreed, Emmure ou encore Agnostic Front et Madball. Et ces deux derniers groupes sont étroitement liés puisque les frontmen de chaque formation sont frères. Freddy Cricien est le leader de Madball et le frère cadet de Roger Miret, alors chanteur d’Agnostic Front. Ce dernier invite son frère à chanter dans son groupe alors qu’il n’a que sept. C’est dans les années 80 que Madball voit le jour sortant un Ep qui rencontrera un bon succès. Néanmoins c’est sur scène que le groupe va se faire une grosse réputation. En effet, les concerts du groupe deviennent vite mythiques grâce à une énergie débordante et communicative. Les albums vont alors s’enchaîner avec différents labels comme Roadrunners Records ou encore Epitaph. Après moult changement de line-up, le groupe a sorti en 2014 Hardcore Lives, neuvième album qui montre que la formation n’a pas perdu toute sa fougue.

Le skeud débute avec une intro (qui s’appelle Intro, ils ne se sont pas foulés les gars) et qui met déjà tout le monde d’accord. Le groupe n’est pas là pour faire dans la finesse, il va envoyer du lourd et du bien gras. C’est donc avec Hardcore Lives, chanson éponyme de l’album, que le skeud commence vraiment. Sans surprise, le titre pulse, envoie du lourd, autant au niveau des riffs que de la voix et le tout donne très envie de headbanger. Sans aller à l’outrance, le groupe trouve le parfait équilibre avec un hardcore puissant mais accessible. Et quasiment tout l’album sera du même acabit. Il faut dire que le groupe est généreux et même s’il ne réinvente rien, il reste honnête dans sa démarche, fidèle à son style tout en proposant dix-sept titres pour un peu plus d’une demi-heure d’écoute. Il est vrai que certains titres sont un peu plus faiblards que d’autres, soit par leur durée, comme NBNC qui dure 27 secondes et qui n’apporte rien ou encore My Armor avec Toby Morse alors chanteur du groupe H2O. Il est regrettable aussi que le groupe n’essaye pas de faire des titres un peu plus construits. Tous les morceaux n’excèdent pas les trois minutes. Pire que cela, ils durent en moyenne un poil plus de deux minutes et c’est vraiment dommage car on sent une capacité à faire quelque chose de costaud, mais de plus varié. Parce qu’à la longue, et même si l’album est bien, cela reste assez redondant et les néophytes trouveront certainement cela un peu lourd à la longue. Eh oui, Madball fait du hardcore et suit son crédo à la lettre.

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Néanmoins, certains titres sortent vraiment du lot et restent en tête durant un long moment, ce qui est assez rare. Il faut dire qu’hormis certains morceaux de Hatebreed, le hardcore n’est pas réputé pour être chanté en voiture dans les bals musettes. Ainsi, on peut trouver Doc Marten Stomp, qui flirte avec le punk métal arborant une rythmique un peu plus lente et une construction plus classique. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que le groupe est choisi ce titre pour représenter l’album en premier. On peut aussi parler du rythme frénétique de The Here and Now, un morceau très court mais ultra dense ou encore Nothing to Me et sa batterie ultra percutante. Dans la même veine, il y a aussi Mi Palabra, où le groupe s’essaye à l’espagnol et à la ligne de basse purement parfaite dans son intro. Enfin, histoire de gâter son petit fan, le groupe livre de chansons bonus avec The Beast et Spit on Your Grave qui sont de bons morceaux, rallongeant un petit peu la durée de vie du skeud.

Au final, Hardcore Lives, le dernier album de Madball, est plutôt une bonne réussite. Restant fidèle à lui-même, le groupe livre un skeud violent, un poil redondant (mais c’est le genre qui veut ça), mais qui déborde d’énergie et donne furieusement envie de sautiller dans tous les sens. Il est clair que l’album sent la bête de scène et que le groupe fait partie du cercle privé des formations taillées pour les concerts devant un public réceptifs et fou furieux. Un bon album pour les amateurs du genre.

  1. Intro
  2. Hardcore Lives
  3. The Balance
  4. Doc Marten Stomp
  5. DNA
  6. True School feat Scott Vogel
  7. The Here and Now
  8. Nothing to Me
  9. My Armor feat Toby Morse
  10. Beacon of Light
  11. Born Strong feat Candace Puopolo
  12. Spirit
  13. Mi Palabra
  14. NBNC
  15. For the Judged
  16. The Beast
  17. Spit on Your Grave

Note : 15/20

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Par AqME

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