octobre 27, 2020

Harry Dans Tous ses Etats

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Titre Original : Deconstructing Harry

De : Woody Allen

Avec Woody Allen, Caroline Aaron, Kristie Alley, Hy Anzell

Année: 1998

Pays: Etats-Unis

Genre: Comédie

Résumé:

Harry à son psy: « Des années ont passé… J’ai toujours un psy… et six psys et trois femmes plus tard, je n’ai toujours rien réglé dans ma vie amoureuse. » Harry, c’est un auteur célèbre en panne d’inspiration. Il est invité par son ancienne université, dont il fut jadis viré, pour un hommage. Il est brouillé avec tout le monde, ses femmes, ses maitresses, ses psys et ne trouve pour l’accompagner à la cérémonie que Cookie, une pute black, Richard, son ami cardiaque et Hilly, son jeune fils, qu’il a enlevé à la sortie de l’école.

Avis:

Il va y avoir presque un an maintenant, je me suis lancé dans la folle idée de me faire une rétrospective de la filmographie interminable de Woody Allen. J’aime beaucoup le cinéma du réalisateur new-yorkais, et à ma grande surprise, j’ai connu des difficultés et tout une grande période de la carrière de Woody m’a beaucoup ennuyée pour ne pas dire horripiler. J’ai donc traîné un peu des pieds et difficilement avancé à partir du milieu des années 80 jusqu’à 1997 où le réalisateur m’a complètement émerveillé avec « Tout le monde dit I Love You« .

Depuis, j’ai un regain d’envie avec la filmographie de Woody et je me suis donc vite lancé dans le suivant et j’en ressors ravi. Ce cru 1998 résonne comme un autoportrait du réalisateur lui-même et ce « Harry dans tous ses états » est une excellente comédie qui traite d’absolument tous les thèmes qui qui sont chers. Puis le film est emmené avec un casting absolument phénoménal, c’est peut-être l’un des plus impressionnants jamais réuni devant la caméra de Woody Allen. Je me suis donc bien amusé devant ce film et je retrouve confiance envers le cinéma de Woody Allen et j’ai déjà hâte de voir le prochain (J’avoue, c’est « Celebrity« , je le connais déjà et je l’aime bien).

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Harry est un célèbre auteur de romans. Sa vie est pour le moins calamiteuse, d’ailleurs, il le dit lui-même, après six psys et trois femmes, il n’a toujours rien réglé de sa vie amoureuse. Mais si sa vie est un désastre, Harry a toujours su s’en inspirer pour écrire ses romans qui ont tant de succès. Mais cette fois Harry va être confronté pour la première fois à la page blanche. Une épreuve pour lui, si bien qu’elle va le mettre dans tous ses états et histoire de pimenter sa vie, Harry est convié dans son ancienne faculté pour y recevoir un hommage, mais comme il est brouillé avec absolument tout le monde, il ne sait pas avec qui y aller, ce qui le met encore un petit peu plus dans tous ses états.

« Harry dans tous ses états » est un film particulier dans la carrière de Woody Allen, car c’est un film complétement fou, peut être l’un des plus dingues du réalisateur alors même qu’il s’intègre parfaitement dans sa filmographie.

« Harry dans tous ses états« , c’est un ensemble de sketchs entrecoupés d’un fil rouge, Harry qui doit aller recevoir un hommage dans son ancienne université de laquelle il s’est fait virer. Avec ce film, Woody Allen a fait quelque chose de totalement imprévisible, qui a tendance à partir dans tous les sens et le réalisateur, très inspiré, nous donne envie de le suivre n’importe où. Grosse analyse sur lui-même, le film résonne comme un autoportrait à peine dissimulé de la part de son réalisateur. J’ai beaucoup aimé le principe des flashbacks imaginés par le personnage pour décrire les scènes de ses romans, inspirées presque toutes de sa propre vie. Pour le coup, le réalisateur a imaginé des situations toutes plus tordues les unes que les autres. Comme je le disais, le film aborde tous les thèmes qui sont chers au cinéaste, le film parle de remise en question, d’amour, de sexe, de religion, de l’égoïsme, des névroses, de l’estime de soi et bien d’autres encore. En fait, à y regarder de plus près, « Harry dans tous ses états« , c’est un peu un best of Allennesque, à croire que le réalisateur a tout réuni en un film et ça fonctionne parfaitement. Woody Allen est un comique de génie et sa plume a plus d’une fois fait des merveilles et après m’avoir ennuyé sur d’autres films, je retrouve enfin la plume délirante et acerbe de mon réalisateur. Ce film est aussi un best of de répliques toutes plus tordantes les unes que les autres. Le réalisateur s’en donne à cœur joie et ne laisse pas passer une minute sans agrémenter une scène d’un dialogue hilarant… « Entre le Pape ou la clim, j’ai fait mon choix », ou « T’as bousillé ma vie, je suis venu me faire sauter les cervelles ». Je voudrais que tu m’attaches, que tu me cognes un peu et que tu m’fasses une pipe… » Mon dieu, j’ai tellement rigolé, c’est parfois bien vulgaire, mais toujours bien placé. Et des répliques comme celle-ci, le film en est parcouru de bout en bout. Ça faisait très longtemps que Woody Allen n’avait pas eu une plume aussi riche.

Et pour dévoiler ces dialogues géniaux, pour leur donner le ton, un sens, une vie, le réalisateur, qui tient le premier rôle, ce qui est tout à fait normal, puisque qui mieux que Woody Allen pour incarner Woody Allen, s’est entouré d’une pléiade de comédiens de talents tous plus géniaux les uns que les autres et le casting est presque infini. Comme ça à la volée, vous allez trouver Kirstie Alley complètement hystérique, Tobey Maguire à la sexualité bien débridée, Demi Moore en psy juive, Billy Crystal en tentation, Judy Davis très en colère, Robin Williams flouté (Oui, oui, vous avez bien lu et je n’en dirais pas plus… ), Bob Balaban en cardiaque, Elisabeth Shue en jeune mariée, Hazelle Goodman en pute black, Stanley Tucci, Mariel Hemingway, Julia Louis-Dreyfus. Bref, ce casting est interminable et chacun d’eux, même les plus petits rôles, sont bons.

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Bref, « Harry dans tous ses états » m’a bien éclaté, ça faisait un bout de temps que Woody Allen ne m’avait pas autant amusé. Fun, divertissant, délirant, ça part dans tous les sens et pourtant, c’est maîtrisé tout le temps, et Woody ne s’égare jamais. Un film que je place franchement dans le haut de la filmographie du réalisateur. Un film à voir.

Note : 17/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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