octobre 21, 2021

City Girl

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De : Friedrich Wilhelm Murnau

Avec Charles Farrell, Mary Duncan, David Torrence, Edith York

Année: 1929

Pays: Etats-Unis

Genre: Drame

Résumé:

Un jeune paysan ramène de la ville une servante qui ne plait pas à ses parents.

Avis:

Friedrich Wilhelm Murnau, c’est l’un des maîtres du cinéma allemand à qui l’on doit entre autre l’un des meilleurs films de vampires jamais réalisé « Nosferatu le vampire« . Le réalisateur connu une très courte mais très belle carrière puisqu’il est décédé à l’âge de quarante-deux ans en 1931. « City Girl« , connu aussi sous le titre de « L’intruse » est donc son avant-dernier film.

Je commence à peine à découvrir la carrière de ce maître du cinéma expressionniste allemand, car jusqu’ici, je n’ai vu que « Nosferatu le vampire« . « City Girl » est un film dont je n’ai jamais entendu parler, mais qui m’a séduit par sa belle affiche et j’en ressors ravi et étonné, car « City Girl » est terriblement différent de ce que j’avais vu avant de Murnau. Moi qui m’attendais à nouveau à un style de film proche de « Nosferatu« , j’ai trouvé un film très « Américanisé », ce qui n’est pas déplaisant non plus…

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Lem Tustine est un jeune paysan qui quitte la ferme familiale pour la première fois. Son père l’envoie à Chicago pour y vendre la récolte de blé qu’il s’apprête à faire au retour de son fils. Lem prend cette mission très au sérieux et compte bien la remplir comme il se doit. Une fois arrivé à Chicago, Lem va faire la connaissance de Kate, une belle serveuse de café qui rêve d’autre chose. Entre eux, c’est le coup de foudre immédiat. Kate est belle, passionnée, moderne, elle a tout ce que rêvait Lem. D’ailleurs, il l’épouse immédiatement. Et après avoir vendu le blé, il rentre avec sa bien-aimée la présenter à sa mère et son père. Mais la rencontre ne va pas se passer comme Lem l’espérait. Car, si sa mère accepte Kate les bras ouverts, ce n’est pas le cas du père de Lem, qui voit en elle qu’une profiteuse et une fille légère. Kate va alors tout faire pour se faire accepter, car le rejet du père de Lem risque fort bien de mettre leur mariage en péril.

Après m’avoir fait frémir de passion devant son vampire et chef d’œuvre « Nosferatu« , je me laisse envahir par l’amour et la poésie de « City Girl« . Si le film de Friedrich Wilhelm Murnau ne possède pas vraiment d’intrigue particulière, il n’en reste pas moins très très bon et surtout très bon à regarder. C’est dans une ambiance superbe que « City Girl » évolue. Ce qui m’a beaucoup frappé, c’est la poésie qui s’en échappe. Chaque plan du film est incroyablement beau et l’atmosphère particulière m’a fait presque penser à un rêve éveillé, et ça dès les premiers plans du film. Murnau, avec toute sa virtuosité, nous a concocté une lumière incroyable qui sera l’une des plus belles forces de ce film. Grâce à celle-ci, on est captivé dès le départ. C’est beau, c’est beau et c’est beau… Et dans chacune de ses ambiances. Car le film de Murnau nous offrira deux ambiances très différentes l’une de l’autre. La première partie du film se passe en ville. Une ville un peu folle, rapide, presque étouffante au départ, que l’on découvre en même temps que Lem. C’est un peu le choc des cultures pour le personnage. Une folie, qui sera peu à peu ralentie par l’arrivée de cette femme, drôle et naturelle, qui va ouvrir un nouveau regard et surtout faire arrêter le temps pour le personnage principal quelque peu perdu dans toute cette agitation. Puis, une fois qu’on quitte la ville pour la campagne, c’est un tout autre film qui s’offre à nous. Plus calme mais pas forcément moins étouffant. L’histoire reste assez banale et prévisible, mais qu’importe, Friedrich Wilhelm Murnau filmera les émotions, les craintes, les angoisses et les doutes de ces personnages avec énormément de conviction et de poésie. On sait très bien comment le film va se finir, mais c’est si bien mis en scène, si bien filmé, tellement différent de la première partie du film que l’on reste captivé par l’avancée de l’histoire. Captivé par ses personnages incroyables, par leurs visages que le réalisateur éclaire comme personne. En fait, le seul petit défaut que j’aurais à reprocher au film, c’est cette musique. Belle, c’est sûr, au départ, c’est un vrai régal pour les oreilles, mais au bout d’un moment, elle prend le pas sur ce que l’on regarde et parfois, je l’ai vraiment trouvé trop présente. Voulant parfois trop accentué les émotions, alors qu’elle demandait, je trouve, un peu plus de simplicité. Mais bon, c’est vraiment chipoté pour pas grand-chose, car la musique est vraiment belle à écouter et peut être, est–ce parce que j’ai vu peu de films muets et que je ne suis pas bien habitué au style ?

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C’est donc un très beau film qui m’a beaucoup charmé. Friedrich Wilhelm Murnau m’a encore une fois conquis avec un film radicalement différent de celui que j’avais vu. C’est un réalisateur que je connais mal, car beaucoup de ses films, je ne les connais que de nom et de réputation (« L’Aurore« , « Faust« , ou  » Le Fantôme« ) et je me dis qu’il va falloir que je comble vite mes lacunes. C’est un film que je conseille de découvrir à tous ceux qui ont envie de partir à la découverte d’un autre genre de cinéma. Moi, j’en suis ravi !

Note : 16/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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