juin 4, 2023

Pas de Bras, Quand Même du Chocolat! – Top 10 des Héros Handicapés Badass au Cinéma

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Que faut-il pour faire un bon héros bien badass comme le public les affectionne en ce moment ? Vraisemblablement, le port de la barbe semble être l’un des atouts indéniables, mais il faut surtout que le héros arrive à faire ressentir de l’empathie chez le spectateur. Peu importe la couleur de peau, la tenue vestimentaire, ce qui importe, c’est la façon d’être. Energique, parfois violent, irrévérencieux, en ce moment, les héros qui bottent les culs ont souvent tendance à jouer avec les limites du bon goût et ceux qui ont le plus de succès sont ceux qui aiment le politiquement incorrect. Entre Deadpool ou encore Nobby de Grimsby Agent Trop Spécial, les premiers rôles aiment les vannes qui tuent et l’action qui tache, quitte à en faire un peu trop.

Mais là, on parle de héros qui sont soit en pleine possession de leurs moyens, soit avec des super pouvoirs les rendant bien particuliers et pouvant donc se permettre quelques excès de « badasserie ». Car il est bien plus facile de botter des culs lorsque l’on est invincible ou lorsque l’on a subi un entrainement particulier pour devenir un homme de terrain. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Certains personnages de cinéma, pour avoir une marque bien particulière, possède un malus que la vie leur a donné. Un handicap qu’il faut surmonter pour rester au top et qui visiblement n’empêche pas certains protagonistes de fracasser du crâne ou de péter des jambes. Et quoi de mieux qu’une altération physique pour marquer la rétine et appuyer parfois un look démentiel qui impose un charisme immédiat ? Avec la sortie de Don’t Breathe – La Maison des Ténèbres de Fede Alvarez, dans lequel un homme aveugle va mettre la misère à trois ados cambrioleurs, il est plus que temps de montrer que le handicap peut être surmonté, comme l’on fait ses dix héros de cinéma.

  1. Jack Sully dans Avatar de James Cameron

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Dans ce film, on a souvent tendance à ne penser qu’à la race alien, les Na’vi. Mais l’on oublie facilement le côté humain, sauf lorsque l’on parle des méchants pas beaux qui veulent s’emparer de la ressource précieuse qui se trouve sous le camp des extraterrestres. Cependant, le héros du film, à la base, n’est pas un alien, mais bel et bien un humain, incarné par Sam Worthington, immobilisé dans un fauteuil suite à un accident lors d’une mission. Pas vraiment badass dans sa démarche et sa façon de botter des culs, il trouve sa force quand il devient un alien, retrouvant le goût de la marche et la joie de galoper dans les vertes prairies. Une seconde chance pour un homme qui avait perdu goût à la vie et qui trouve une solution alternative pour surmonter son handicap.

  1. Nick Parker dans Vengeance Aveugle de Phillip Noyce

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La cécité est un handicap très courant au cinéma et elle va parcourir ce top plus d’une fois. Cependant, certains s’en sortent mieux que d’autres, soit en compensant par un autre sens, soit en trouvant des alternatives pour pallier à cette vue défaillante. Rutger Hauer semble avoir trouvé sa voie dans ce film. Suite à un accident durant la guerre du Vietnam, un ancien soldat va perdre la vue. Ne se décourageant pas pour autant, il va apprendre le maniement des armes blanches et il va voler au secours d’un jeune homme en détresse. Proche du cinéma japonais des années 60 dans le traitement du personnage, Vengeance Aveugle fait partie de ces vigilantes sortis en masse dans les années 90, sauf qu’ici, le justicier n’a plus la faculté de voir. Sorte de Daredevil avant l’heure mais sans radar, Nick Parker va montrer son aptitude à manier le sabre et à défourailler du bad guy.

  1. Peyton Westlake dans Darkman de Sam Raimi

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Quand on parle de handicap, on pense immédiatement aux difformités physiques ou aux amputations de membres. Sauf qu’il faut aussi compter sur la maladie mentale et les grands brûlés. Peyton Westlake, grand généticien, va subir les foudres d’un agent immobilier véreux et il va finir défiguré par de l’acide. Rendu fou et laissé pour mort, il va alors assouvir sa vengeance en se faisant passer pour Darkman. Le film est assez intéressant par le traitement qu’il fait sur le handicap et la notion de défiguration. Ici, l’homme perd tout contrôle et devient absolument zinzin, imprégné d’une volonté folle de se venger. On peut y voir donc la difficulté de passer outre un handicap, notamment physique et qui joue sur le regard des autres, d’où le choix de mettre des bandelettes pour se cacher. Un film loin d’être bête et qui impose un personnage qui participera à la naissance d’une saga avec pas moins de quatre films.

  1. Zatoichi dans La Légende de Zatoichi : Mort ou Vif de Kazuo Ikehiro

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Rares sont les films qui mettent en avant une personne en situation de handicap et donnant lieu à une saga et même des remakes. C’est pourtant le cas de Zatoichi, célèbre sabreur japonais qui va faire grand bruit lors de sa sortie dans les années 60. Film en noir et blanc, le métrage propose de voir l’épopée d’un homme aveugle mais maniant le sabre comme personne et devenant aussi dangereux, si ce n’est plus, que certains samouraïs qui lui veulent du mal. Sorte de vengeur avant l’heure voulant retrouver un chargement d’or disparu, Zatoichi va être l’un des premiers films à mettre en personnage principal un homme handicapé, mais qui va surmonter cela avec une sensibilité particulière et une maîtrise du sabre hors du commun.

  1. Cherry dans Planète Terreur de Robert Rodriguez

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Si être aveugle est un désavantage certain pour les combats, ne pas avoir de jambes est une autre paire de manches. En effet, il devient alors difficile de se déplacer et d’échapper à son ou ses adversaires. Mais il semble de Rose McGowan ait résolu le problème dans Planète Terreur. Devenant unijambiste à cause d’une morsure de zombie, elle va alors remplacer son membre manquant par une mitraillette, ce qui sera beaucoup plus facile pour exterminer les hordes de morts-vivants dans le métrage. Complètement débile sur le fond, ce personnage a néanmoins le mérite de montrer deux choses. Que l’on peut être badass avec seulement une jambe, et donc plus fort malgré un handicap, mais aussi que l’on peut toujours rester belle malgré l’absence d’une jambe.

  1. Eli dans Le Livre d’Eli des Frères Hughes

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Revenons une dernière fois autour de la cécité avec ce film d’anticipation qui se révèle surprenant à plus d’un titre. Gardant le mystère jusqu’à la fin, Le Livre d’Eli montre un personnage habité par une quête et qui va tout faire pour protéger son dû. Si le film distille des indices durant tout le métrage, ce n’est qu’à la fin que l’on découvre le pot aux roses et le handicap du personnage principal. Un handicap qui ne l’empêche pas d’être très bon dans les arts martiaux et de s’extirper de situations quelque peu tendues. Denzel Washington assure comme bien souvent dans ce genre de rôle, où il donne une certaine prestance au protagoniste et joue énormément sur les codes de la cécité pour bien montrer comment il est possible de compenser avec un autre organe, dont l’ouïe.

  1. Lee Ho et Tang dans The Crippled Masters de Joe Law

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Faire du kung-fu sans bras ou sans jambes, autant dire que c’est mission impossible, ou alors il faut être un grand acharné de travail pour réussir à faire quelque chose. Sauf que si l’on réunit les deux handicaps, cela peut faire un homme. C’est ainsi qu’est né ce film des années 70, où un homme va se faire couper les bras pour trahison et un autre les jambes parce qu’il en savait trop. Bien décidé à se venger, les deux hommes vont alors travailler une technique de combat où le cul de jatte va grimper sur les épaules du manchot pour combattre et assouvir une vengeance. Il en résulte un film halluciné et hallucinant qui trouve sa raison d’être dans cette volonté fugace de mettre en avant deux acteurs en situation de handicap et voulant toujours donner le meilleur d’eux-mêmes pour passer outre.

  1. Ash dans Evil Dead de Sam Raimi

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Parfois, il faut savoir prendre le taureau par les cornes et sacrifier une partie de soi pour se sauver. C’est exactement ce que va faire Ash dans Evil Dead, le premier film de Sam Raimi, dans lequel il va se couper la main car elle est possédée par un démon. Devenant ainsi handicapé par l’absence d’une deuxième main, le héros va trouver une alternative efficace, se fixer une tronçonneuse à la place. Complètement délirant, gore et drôle, ce film restera un immanquable du septième art, surtout dans le domaine de l’horreur. Alors certes, il est vrai que le handicap n’est pas le sujet central du film, mais force est de constater qu’avec une amputation, il rentre dans la catégorie des héros avec une infirmité, et quel héros.

  1. Furiosa dans Mad Max Fury Road de George Miller

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Si elle n’est pas le personnage central de ce film, elle demeure tout de même l’un des personnages les plus marquants. Avec Mad Max, on aurait très bien pu parler d’Immortan Joe et sa respiration asthmatique, mais il n’est pas l’un des héros. Du coup, on se rabat sur son impératrice, celle qui va le trahir pour sauver une poignée de jeunes filles d’un joug impardonnable. Furiosa, sous ses apparences de femme forte, possède un handicap certain, celui d’avoir un bras en moins. Il est vrai qu’il est remplacé par un bras bio mécanique, mais en soi, elle demeure une personne en situation de handicap. Et on peut aisément dire que malgré cela, elle reste une femme de caractère, se battant tout le temps et n’hésitant pas à persévérer dans la difficulté. Elle fait d’ailleurs partie des personnages les plus marquants de ces dix dernières années.

  1. Snake Plissken dans New York 1997 de John Carpenter

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S’il ne devait y avoir qu’un seul héros badass, ce serait certainement lui. Snake Plissken fait partie de ces personnages du cinéma qui restent à jamais gravé dans nos mémoires. D’une classe sans faille, avec une gueule splendide et des répliques bien piquantes ainsi qu’un caractère bien trempé, il n’en faut pas plus pour asseoir l’un des personnages les plus classes de tous les temps. Mais vous me direz, quel rapport avec le handicap ? Et bien il n’a qu’un seul œil, ce qui fait de lui une personne borgne, soit une personne en situation de handicap. Alors certes, c’est très léger comme handicap, surtout si on le compare aux autres, mais si vous n’avez pas joué au basket ou vécu une journée avec un seul œil valide, vous allez voir que ce n’est pas si évident que cela ! Et puis merde, mettre Kurt Russell en premier dans ce top, ça fait rudement plaisir, d’autant plus que ce handicap est comme une marque de fabrique, une cicatrice qui fait que le personnage est ce qu’il est aujourd’hui, une icône du cinéma.

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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