octobre 28, 2020

Festival de Gérardmer 2015 – Bilan

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Comme vous l’aurez compris, on s’est régalés à Gérardmer cette année. D’ailleurs, pour que vous ayez une meilleure idée de la chose, voici le programme que nous avons suivi :

Mercredi 28 janvier : Cérémonie d’ouverture et projection d’Ex_Machina.

Jeudi 29 janvier : Projections de : Goodnight Mommy ; Cub ; Out of the dark ; Monsterz.

Vendredi 30 janvier : The man in the orange jacket; The Pool; Jamie Marks is dead; The Voices.

Samedi 1er février : Projections de : It Follows; Les âmes silencieuses; What We Do In The Dark; These Last Hours + Nuit Décalée, avec : American Burger et Zombeavers.

Dimanche 2 février : Jupiter Ascending; Cérémonie de Clôture et projections de The Mirror ; The Atticus Project.

J’en profite également pour vous rappeler le palmarès du festival de 2015 :

 

GRAND PRIX : It Follows

PRIX DU JURY : The Voices ET Ex_Machina

PRIX DE LA CRITIQUE : It Follows

PRIX DU PUBLIC : The Voices

PRIX DU JURY JEUNE : Goodnight Mommy

PRIX DU JURY SYFY : Goodnight Mommy

MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE : These Last Hours

 

On ne pourra peut-être pas vous présenter chacun des films cités ci-dessus mais on ne pourra pas non plus oublier les plus importants ! Laissez-moi d’abord vous expliquer pourquoi on s’est régalés.

Primo, les films en compétition étaient très variés et leur niveau général était franchement bon. C’était personnellement mon premier festival mais j’ai beaucoup entendu dire que le niveau de la compétition dépassait largement celui de l’année précédente. L’hiver dernier, les festivaliers auraient eu droit à de très bons films et de très mauvais mais sans jamais trouver de ‘juste milieu’ : rien de pas trop mal, rien qui ne vous fasse dire : « ça casse pas trois pattes à un canard, mais il y a de l’idée et du travail là-dedans, garçon ! »

Secundo, certains films hors compétition étaient franchement mémorables et bien entendu carrément meilleurs que d’autres sélectionnés (mais je n’entrerai pas dans ce genre de débat…) Je pense notamment à What We Do In The Shadows, comédie Néozélandaise HI-LA-RANTE et indispensable. Dans une moindre mesure, on se souviendra de Monsterz, de Hideo Nakata ou encore The Pool et The Mirror que je vous présenterai mieux plus bas.

Et tertio : en tant que cinéphile/cinéphage ou ce que vous voulez, même s’il était dur de départager certains films, cette diversité m’a au moins permise de les classer par catégories. Des catégories spécifiques, comme : ‘remake qui ne sert à rien’, ‘survival interminable et méga prévisible que tu passes presque en avance rapide’,’ Battle Royale pour moins de 6 ans’ (ça, c’est peut-être spécifique à Hunger Games, certes…) Je ne souffre pas de T.O.C ni rien, je suis sûre que vous faîtes pareil !

Bref ! Pour me la jouer ‘originale’, je pensais justement vous parler de quelques films vus durant le festival sur lesquels vous n’entendrez probablement pas grand-chose et vous dire dans quelles boîtes imaginaires je les rangerais.

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Dans la catégorie ‘Film d’Europe de l’Est chiant’, je cite : The man in the orange jacket, deuxième long-métrage d’Aik Karapetian et coproduction Lettone et Estonienne. Alors, là, on est dans le cliché du film chiant. C’est peut-être celui qui passera à Utopia, d’ailleurs ! C’est l’histoire d’un ouvrier avec une sale coupe de cheveux qui se fait licencier et pète un plomb… Le film a quand même le mérite de ne durer qu’ 1h10 et des brouettes MAIS d’être long, fallait le faire ! C’est très peu bavard, bien sûr et il fait froid… Mais bon, ça pourrait être pire ! Ca manque de moyens et de fond mais vous avez tous vu de plus grosses bouses (perso, ma dernière en date, c’était Jupiter Ascending) mais ça s’oublie vite.

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Dans la catégorie justement ‘ça casse pas trois pattes à un canard mais il y a de l’idée et du travail’, j’aimerais vous parler un petit peu de The Pool et de The Mirror. Hum, hum, ‘la mare’, ‘le miroir’, des choses s’y reflètent et tout me direz-vous ! Alors, aucun rapport puisque The Mirror est le titre français (logique, je sais) de Oculus. C’est déjà un peu plus mystique, un peu plus accrocheur mais nos compatriotes ont dû penser que ça sonnait un peu trop Harry Potter… The Pool est donc un thriller fantastique Néerlandais et le premier long-métrage de Chris W. Mitchell. L’intrigue est simple : un père emmène sa famille, son meilleur pote et sa fille au milieu des bois pour un week-end en mode ‘stage de survie improvisé’. Seulement voilà, la mare au bord de laquelle ils s’installent a un secret. Bref ! Le stage de survie tourne vite au cauchemar, vous pensez bien. Alors, non, ce n’est pas super original mais on voit de bonnes idées et de bons effets. Tout le monde pète les plombs, on règle ses comptes et on part bien en vrille : tout ça se fait crescendo et le final n’est pas décevant, au contraire. Pour ce qui est de The Mirror, ce n’est pas tout à fait la même chose mais le film entre définitivement dans la même catégorie. Le cinquième long-métrage de Mike Flanagan met en scène un frère et une sœur déterminés à détruire le miroir qu’ils jugent responsable de la mort de leurs parents… Alors, oui, on se souvient tous d’un film moyen sorti sous le titre de Mirrors qui poussaient les gens au suicide et on ne peut pas ne pas y penser ! Et pourtant, les vraies qualités du film vous embarquent dans une intrigue complètement différente. C’est un peu brouillon, certes, quelques effets sont redondants mais on trouve dans The Mirror de très bonnes idées de montage. D’ailleurs, voilà une des choses positives que l’on retient : ça commence cash ! Puis, la frangine sort du commun : elle est maligne, organisée et dans le sens déterminée, on trouve rarement mieux !

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Enfin, dans la catégorie ‘production américaine déjà vue cinquante fois ‘, on a quand même eu droit à Out of the Dark, premier film de Lluis Quilez qui risque de sortir direct en DVD chez nous, voire même d’être vendu avec un des prochains Mad Movies… Dans ce film, une famille part s’installer en Colombie car Maman est sur le point de récupérer la boîte de Papi. Puis, c’est l’occasion idéale pour s’installer dans une immense baraque pas chère qui est bien sûr hantée ou en tout cas, visitée par des fantômes de gamins pas sympas… Voilà ! On voit des ombres, des traces de pas, ça fait peuuuur ! Non, sérieusement, ça ne sert à rien, c’est ultra prévisible et c’est mal casté ! Le couple Julia Stiles/Scott Speedman n’a aucun charisme et Speedman est même carrément limite dans certaines scènes. (Puis, Stephen Rea joue le grand-père et depuis son rôle dans Entretien avec un vampire, je le hais, tout simplement : je n’ai qu’à repenser à son petit rictus pour avoir des envie de meurtre…) Les gars, la prochaine fois que vous voulez prendre des vacances en Amérique du Sud, pas la peine de prétexter un tournage !

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Enfin voilà ! Tout ça pour vous dire qu’on était quand même contents de voir tout et n’importe quoi (mais très peu de n’importe nawak). Je conclurai simplement avec un petit coup de gueule, si vous me le permettez. Je trouve vraiment dommage que These Final Hours n’ait rien raflé (à part la fausse catégorie de ‘Meilleure Musique Originale’, inventée par le Jury Jeune qui s’est sûrement senti un peu honteux d’avoir décerné son prix au même film que le Jury SYFY : preuve évidente de manque de goût). Non pas que Goodnight Mommy des Autrichiens Veronika Franz et Severin Fiala soit particulièrement mauvais, mais est tout de même loin d’arriver à la cheville d’Ex_Machina, It Follows, Cub, The Voices ou donc These Final Hours ! Ça sert à quoi de passer ses journées en cours d’analyse filmique et d’écriture de scénario pour finalement ne pas être capable de différencier un chef d’œuvre d’un film moyen ?

Par Evey

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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