décembre 1, 2020

The Big White

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De : Mark Mylod

Avec Robin Williams, Holly Hunter, Woody Harrelson, Giovanni Ribisi

Année: 2005

Pays: Etats-Unis

Genre : Comédie

Résumé :

Paul Barnell, un employé d’une agence de voyages projette de séjourner dans une région au climat chaud avec sa femme atteinte du syndrome Gilles De La Tourette (injures et tics verbaux permanents). Pour récolter l’argent nécessaire à un tel périple, ce dernier prétend être le frère d’un homme mort qui a souscrit une police d’assurance vie. Mais en devenant possesseur d’un million de dollars, le cadre moyen ne se doute pas que deux tueurs à gages se sont lancés à ses trousses…

Avis :

« The Big White » est un film qui est directement sorti en DVD et qui est surement l’un des plus méconnus de la carrière de Robin Williams. Quand j’ai découvert le film à l’époque, je n’en avais pas entendu parler, et c’est sur le nom du comédien et son affiche drôle que je m’étais laissé tenter et ce film fut une très belle surprise. Gros moment d’humour noir, c’est dans une ambiance à la « Fargo » qu’on va suivre la vie chaotique de Robin Williams, alias Paul Barnell et le pauvre a bien des soucis.

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Paul Barnell est un homme comme tout le monde. On n’entend jamais parler de lui. Mais voilà, Paul vit un grand drame, sa femme bien-aimée est atteinte de la maladie de Gilles de la Tourette et ce n’est pas avec le salaire de Paul qu’il va la soigner. Il y a bien l’assurance de son frère, qu’il devrait toucher, mais ce n’est pas encore pour tout de suite. Cela fait cinq ans que son frère a disparu et tout le monde le pense mort, mais le contrat d’assurance précise bien que s’il n’y a pas de corps, ils ne peuvent pas remplir le contrat et Paul doit atteindre encore trois années pour toucher l’assurance.

Mais un soir, par coup de chance ou pas, la mafia du coin a supprimé un homme et c’est Paul qui découvre son corps au fin fond d’une poubelle. Survient alors une idée de génie, et s’il faisait passer ce corps pour son frère, s’il le laissait dans la montagne se faire dévorer par les loups, il serait méconnaissable et Paul pourrait toucher l’assurance et soigner sa femme. Le plan semble parfait jusqu’à ce que la mafia décide de récupèrer le corps et qu’un des employés de l’assurance se doute de quelque chose et se mette à enquêter. Paul vient de se mettre dans une belle merde et il va avoir bien du mal à s’en sortir.

Mark Mylod, c’est le réalisateur de « Ali G« , l’un des premiers délires de Sacha Baron Cohen, où le comédien jouait un pseudo-rappeur. Et bien après le succès de ce film, le réalisateur s’offre un autre délire dans un tout autre genre, puisqu’ici il se lance dans un film sur une arnaque où tout va partir en vrille.

Quand on regarde « The Big White« , on ne peut s’empêcher de penser à « Fargo« , le film des frères Coen, car les deux films se ressemblent beaucoup et ont plein de points en commun. L’arnaque, l’ambiance, l’humour noir, les paysages enneigés et étouffants, la mafia, cet homme, monsieur tout le monde qui se met dans une merde sans nom, à la lecture de tout ceci, on aurait pu craindre une pâle copie du chef d’œuvre des Coen, mais pas du tout, malgré toutes les similitudes, le film s’avère très attachant et bien réussi.

Ce qui fait mouche de suite, c’est la bonne humeur de son scénario, alors que l’histoire est des plus dramatiques. Ce qui d’emblée le différencie du film des Coen et lui permet d’avoir son propre caractère. Quand les Coen font dans l’humour noir et le drame, surtout le drame, Mylod, lui donne dans l’humour noir, mais reste dans la comédie. Tout en approchant le drame, cette arnaque aux assurances est un film qui me met de bonne humeur à chaque fois que j’ai pu le voir. Je trouve l’intrigue terriblement drôle, les dialogues savoureux et les rebondissements invraisemblables et imprévisibles, ils fonctionnent parfaitement. Le film m’entraîne dans son sillage et c’est sans temps mort qu’il me tient en haleine jusqu’à la fin.

Le film a un rythme assez spécial qui est loin d’être déplaisant et qui lui correspond assez bien. Impossible de s’ennuyer devant ce film, et en même temps quand on y regarde de plus près, le film a un rythme très lent, il ne se passe pas grand-chose, mais quand l’intrigue enchaîne les rebondissements, ils sont toujours surprenants, accrocheurs et d’un coup sans prévenir. Je trouve ça terrible, surtout pour le personnage joué par Giovanni Ribisi, qui cherche la petite bête, la faille, qui fait qu’il va pouvoir dénoncer l’arnaque.

Le film est emporté par l’excellent Robin Williams, qui dans les années 2000 change de style et va vers des personnages plus sombres et l’acteur fait des merveilles. Très tendre, je le trouve touchant dans ses motivations et drôle sans le vouloir. L’acteur est aussi très sombre dans ce film. En fait, il offre une composition toute en nuances et c’est vraiment dommage que le film soit totalement méconnu, car sa prestation vaut le coup d’œil. Personnellement, je trouve que c’est l’une de ces grandes dernières performances. Sa femme, jouée par Holly Hunter, est à mourir de rire. J’adore, atteinte de la maladie de la tourette , la comédienne se fait un plaisir avec un vrai délire verbal à faire rougir les personnages aux mœurs les plus légères.

Giovanni Ribisi trouve un rôle triste et hilarant en même temps. L’acteur, beaucoup trop rare à mon gout, est un peu la victime collatérale de l’histoire, dépressif et rabaissé en permanence, il fait vraiment de la peine dans ce film et on aimerait tant qu’il arrive à piéger Robin. Tim Blake Nelson et W. Earl Brown forment un duo de mafieux improbablement drôle et Woody Harrelson est tout simplement trop bon, malgré un petit rôle.

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« The Big White » est donc un film bien trop méconnu dans la carrière de Robin Williams. Si on demande aux gens de citer les films de Robin dans les années 2000, bien souvent, ce sont « Insomnia« , « Photos Obsession » où « La nuit au musée » qui ressortent, alors que ce film est très bon.

Note : 16/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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