novembre 30, 2021

Nous Sommes la Nuit

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Titre Original: Wir Sind Die Nacht

De : Dennis Glasser

Avec Karoline Herfurth, Nina Hoss, Jennifer Ulrich, Anna Fischer

Année: 2010

Pays: Allemagne

Genre: Horreur

Résumé:

Lena, 20 ans, est une marginale qui vit de larcins. Lors d’une de ses virées nocturnes, elle pénètre dans un club underground et rencontre Louise, la propriétaire.
Cette femme aussi belle que mystérieuse est à la tête d’un trio de vampires composé de l’ombrageuse Nora et de l’élégante Charlotte. Louise tombe instantanément amoureuse de la jeune fille et la mord lors de leur première nuit. La jeune voleuse découvre rapidement les avantages que lui procure sa vie désormais éternelle. Dans une infinie liberté, le luxe et la volupté deviennent son quotidien dans un enchaînement de fêtes et de soirées. Mais Lena comprend rapidement que la soif de sang qu’elle partage avec ses nouvelles amies à un prix…

Avis :

Le cinéma allemand regorge de très bons talents. Des réalisateurs comme Florian Henckel Von Donnersmarck (« La vie des autres« ), Tom Tykwer (« Cours Lola, cours« ), Wolfgang Becker (« Good Bye Lenin !« ), Hans Weingartner (« The Edukator« ) ou encore dernièrement Stephan Lacant (« Free Fall« ).

Dans toute cette nouvelle génération de réalisateurs, il y a aussi Dennis Glasser. Le réalisateur m’avait marqué avec un film que j’adore sorti en 2009 et qui m’a beaucoup marqué. Ce film, c’est « La vague« , l’histoire de ce professeur qui a voulu faire une expérience avec ses élèves et qui a complètement perdu le contrôle de la situation. Le film m’avait choqué, alors j’étais curieux de voir un deuxième film de ce réalisateur et je suis tombé sur « Nous sommes la nuit« , le film qu’il a tourné juste après « La vague« . Et pour ce film, le réalisateur change complètement de registre, puisque après l’éducation nationale, Dennis Glasser revient avec une histoire de vampires au féminin et réalise là un excellent film de vampire. Ça fait du bien même, de revoir un bon film de vampires, car ces derniers temps, le genre ne court pas sur les écrans.

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Berlin, Léna a tout juste 20 ans. C’est une marginale, elle vit de petits délits, commet des vols par-ci par-là.

Un soir, elle se rend dans un club de la ville. Elle y fait la connaissance de Louise, une femme mystérieuse, froide et inquiétante. Cette dernière est en fait un vampire. Louise croit voir en Léna la femme qu’elle cherche depuis tant d’années, alors elle la mord pour la transformer et qu’elle puisse rejoindre le groupe de Louise, composé de Charlotte et Nora.

Si Léna au début prend la fuite, elle n’a pas d’autre choix que de revenir vers Louise pour comprendre ce qui lui arrive. Se laissant attirer par le monde de Louise et ses copines maléfiques, Léna découvre une nouvelle vie, faite de luxe et de fêtes, mais aussi de fuites et de sang. Mais, très vite Léna comprend que cette soif de sang a un prix. Un prix terrible, qu’elle a dû mal à accepter. Un prix qui résonne pour elle comme le fardeau de l’immortalité…

Donc après m’avoir scotché avec « La vague« , Dennis Glasser récidive dans un autre genre et m’a fascine toujours autant. Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas autant apprécié un film de vampire !

« Nous sommes la nuit » est excellent, c’est un film noir, sanglant, esthétique, le film a son propre style, le réalisateur nous entraîne dans sa vision bien particulière du monde de la nuit et dans un sens avec son style si atypique, il va réinventer le film de vampire.

Son scénario est assez basique dans son genre. Une jeune femme qui est transformée en vampire, qui ne veut pas faire de mal et apprend à vivre avec. Elle est attirée par un policier, qui enquête sur les meurtres commis par ses copines et bien sûr il y aura la rivalité/jalousie de celle qui l’a transformée pour le policier que Léna a l’air de beaucoup apprécier. Dans ce genre d’histoire, on en a déjà vu pas mal, mais Dennis Glasser y apporte sa propre touche et c’est très bien, puisque le film en devient captivant. Le final est peut-être un poil trop prévisible, mais j’ai vraiment aimé tout le reste du film. J’ai aimé le déroulement de l’histoire, j’ai adoré les moments de « joie », puis ce retour à la réalité. Il y a quelque chose de très « rock’n’glauque » qui se dégage de ce film. Le scénario est loin d’être facile, le réalisateur prend son temps pour nous emporter dans chacune des étapes de son film. La présentation des personnages est géniale, la transformation est terrible, l’amourette n’est pas lourde, elle ne plombe pas le film. J’y ai trouvé un côté bestial, on a affaire à un film de vampire noir, même si elles gardent un côté humain avec des sentiments, il n’en reste pas moins que ce sont des prédatrices sadiques qui aiment jouer avec leurs proies, qui adorent le sang et tuent gratuitement. Le réalisateur joue très bien avec ces deux côtés (humains et prédatrices), car on les aime ces quatre nanas, alors qu’en fait les trois sont de vraies « pourritures ».

Au niveau technique, le film est de qualité. J’ai adoré l’ambiance que le réalisateur nous offre, aussi violente que décalée avec un très beau travail sur un côté sexy et chic. Les images sont belles, la caméra est nerveuse, le film a de la tronche, il est très esthétique, que ce soit dans les scènes d’action qui sont bien foutues, avec de bons effets spéciaux, que dans les scènes de dialogues. Il a aussi une sacrée bonne bande originale, entre électro et rock. J’ai beaucoup accroché et découvert par la même occasion deux trois artistes.

Puis il y a ce casting féminin, ces quatre actrices qui vont très bien ensembles. Ces quatre actrices que je découvre et qui m’ont fait entrer dans l’univers du film sans mal. L’attirance en même temps que la rivalité, qui oppose Léna (Karoline Herfurth, excellente, une belle révélation) et Louise (Nina Hoss) est parfaite. Aussi bien mystérieuses que dangereuses, les deux actrices nous font très bien passer ce qu’elles ressentent, cette soif incontrôlable de sang pour Léna et ce désir frustrant pour Louise. Les deux autres qui composent le groupe sont la belle et terriblement sexy Jennifer Ulrich, que j’ai trouvée fascinante et la rigolote et complètement allumée Anna Fischer.

Pour jouer le rôle du policier, le réalisateur a fait appel à son acteur fétiche, Max Riemelt, qui va jouer avec beaucoup de charme et de sympathique l’inspecteur Tom Serner. C’est un personnage que j’ai beaucoup aimé, que je n’ai pas trouvé cliché ou niais et très bien incarné par l’acteur.

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Voilà ce que je pouvais vous dire sur ce film de vampire. J’ai donc trouvé le film prenant et original. Son scénario tient la route, jusqu’à la fin, que j’ai trouvé très bonne, même si elle est prévisible. Le casting est parfait, la bande originale super et enfin, il est loin de toute niaiserie « Twlightienne »… Alors que demander de plus ?

Note : 16/20

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Par Cinéted

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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