novembre 30, 2021

Zombie, La Cavale des Morts

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Auteurs: Mike Raicht et Kyle Hotz

Editeur: Panini Comics

Genre: Horreur

Résumé :

De l’argent volé au cours d’un hold-up bâclé : 125 000 dollars. Deux fusils à pompe chargés pour tenir les otages tranquilles : 675 dollars. Un demi-plein d’essence pour s’enfuir en voiture : 27, 50 dollars. Foncer à travers un barrage de police et se battre contre des centaines de zombies mangeurs de chair : ça n’a pas de prix. Un petit village de l’Etat de New York est attaqué, et c’est la chair humaine qui est au menu ! Le dernier espoir de l’humanité se cache dans un petit relais autoroutier. Barricadez vos portes et vos fenêtres et gardez vos armes chargées l’enfer est sur Terre et seul un homme appelé Simon Garth semble en mesure de l’arrêter.

Avis :

Les histoires de zombies ont toujours tendance à tourner en rond. C’est d’autant plus vrai lorsque l’on regarde toutes les sorties en films, littérature ou encore série. On prend un petit groupe de survivants, on les met dans un endroit où il se passe quelque chose et le groupe doit s’enfuir, puis ils doivent survivre au milieu d’une horde de morts-vivants affamés, les tensions dans le groupe, les passages gores, le message comme quoi l’homme est pire que e pauvre zombie qui suit son instinct, etc… Bref, on a beau essayé de mettre les zombies dans des endroits différents, sous la neige, dans l’espace ou encore dans des avions, rien ne change vraiment. Zombie, la Cavale des Morts est un comics qui est sorti en 2009 et qui n’apporte rien de bien neuf au genre, mais qui demeure relativement bien foutu, et c’est tout ce qu’on lui demande.

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L’histoire est vraiment tout ce qu’il y a de plus classique. On commence dans une banque où deux braqueurs ont tué le directeur et demande à un employé, Simon de prendre tout l’argent du coffre. Les choses tournant de plus en plus au vinaigre et Simon ayant piégé les sacs de billets, les deux braqueurs décident de le prendre en otage avec une autre employée. Alors qu’ils roulent, ils forcent un barrage de flics et se retrouvent au beau milieu d’un accident entre un camion de produits chimiques et des voitures de l’armée américaine. Mais le pire dans tout ça, c’est que visiblement, les morts reviennent à la vie et ont très faim. Ils vont se réfugier dans un restaurant d’aire de repos et tout ne va pas se passer comme prévu.

Bref, comme on peut le lire, l’histoire n’a absolument rien d’original et suit un schéma narratif hyper classique. Mais comme tout le monde le sait, classique ne veut pas dire mauvais et c’est tout à fait le cas ici. Etant un one shot, il a fallu que l’auteur signe un scénario dynamique et qui fait la part belle à l’action. Ainsi, le récit est pêchu, on ne s’ennuie pas un seul instant et il y a toujours quelque chose à voir. On ressent vraiment la présence des zombies, qui sont partout et qui vont donner bien du mal à nos protagonistes. Bien entendu, quelques retournements de situation sont à prévoir et certains sont assez sympathiques car presque inattendus. On n’évitera pas l’écueil de l’homme supérieur et égoïste, avec le message sur l’argent, qui va revenir à deux reprises, avec le braqueur psychopathe qui est prêt à mourir pour son sac de billets, puis par des militaires qui veulent s’approprier le sérum pour le revendre. On pointera tout de même une originalité, car on ne sait pas si les morsures et les griffures transforment les gens en zombie ou si c’est seulement le produit déversé. Du coup, on ne sait pas si nos héros mordus deviendront des zombies et c’est assez intéressant.

On peut aussi revenir sur les personnages, qui rentrent tous dans des clichés, comme le méchant, vraiment très méchant, ou encore Simon, le gentil de l’histoire et qui va se révéler vraiment héroïque. On aura aussi le gros sympa mais qui ne va pas durer longtemps, le militaire black humaniste, la jolie nana qui cache bien son jeu et le docteur à moitié timbré qui se planque dans les toilettes. Bref, tous ces personnages rentrent dans codes que l’on connait par cœur et on ne sera pas surpris par ceux-là.

Enfin, d’un point de vue du dessin, Kyle Hotz fait le job et propose quelque chose de très gore et qui entre parfaitement dans le style. Les aplats de noir ainsi que les contours appuyés offrent une image sombre et intéressante. Tout cela est dynamique et très joli. On sent qu’un effort a été mis en avant pour faire des effets gores et certains passages sont vraiment crades. On sera plus circonspect avec les effets de volutes de fumée, notamment au début, qui vont plus cartoon que réel. Mais surtout, le dessin possède un très gros défaut c’est que le héros ressemble comme deux gouttes d’eau au braqueur psychopathe. Et comme l’histoire tourne autour de leur affrontement, parfois, on a du mal à savoir qui est qui.

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Au final, Zombie la Cavale des Morts est un comics sympathique, mais qui reste réservé à une poignée de fans. Avec une histoire hyper classique, des dessins gores et soignés, ce one shot fait partie des bonnes surprises dans le monde du zombie sans pour autant surprendre. La fin ouverte est bien trouvée et trouvera sa réponse dans Simon Garth : The Zombie. Bref, un road trip apocalyptique plaisant.

Note : 14/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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