janvier 8, 2026

Blanche Neige – La Honteuse Version Live

Titre Original : Disney’s Snow White

De : Marc Webb

Avec Rachel Zegler, Gal Gadot, Andrew Burnap, Ansu Kabia

Année : 2025

Pays : Etats-Unis

Genre : Aventure, Fantastique, Musical

Résumé :

« Blanche-Neige » des studios Disney est une nouvelle version du classique de 1937 en prises de vues réelles. Avec Rachel Zegler dans le rôle principal et Gal Gadot dans celui de sa belle-mère, la Méchante Reine. Cette aventure magique retourne aux sources du conte intemporel avec les adorables Timide, Prof, Simplet, Grincheux, Joyeux, Dormeur et Atchoum.

Avis :

Sorti en 1937, Blanche-Neige fut une prouesse technique pour les studios Disney. Et la boîte aux grandes oreilles tient beaucoup à ce film car c’est réellement la première princesse de leur écurie, et elle essaye de préserver ce patrimoine. Projet ayant maturé pendant près de dix ans, puisqu’on parle d’adapter en version live le dessin animé depuis 2016, Blanche Neige aura mis du temps à venir sur les écrans, tout en suscitant énormément de polémiques. Il faut dire que le côté idyllique de Disney connait quelques limites, et certains acteurs ont fustigé le projet, notamment Peter Dinklage, acteur de petite taille qui a regretté le fait d’utiliser des images de synthèse pour faire les sept nains, plutôt que d’embaucher de vrais acteurs. Ce ne fut pas le seul souci relevé par certaines personnes, à l’image de son actrice principale, Rachel Zegler, d’origine colombienne et trop mate pour certains.

Très clairement, rien ne donnait envie. Outre les effets spéciaux pour faire les nains et des calomnies racistes en l’encontre de l’actrice principale, on sentait que le projet de Disney était voué à l’échec. Ajoutons à cela une Gal Gadot ravie de jouer les méchantes, mais qui n’est pas une bonne actrice, et la coupe est pleine. Enfin… il faut aussi mettre en avant un tournage quasi exclusivement en studio, ainsi que des animaux qui seront tous en CGI, et on obtient alors un gloubi-boulga indigeste, qui ne respecte en rien le conte des frères Grimm, et encore moins le dessin animé de 1937. Donner un coup de modernité, il n’y a pas de problème, surtout si c’est pour mettre en avant la force des femmes, mais il y a un minimum de décence à avoir, et surtout, ne pas faire passer le film pour un projet purement mercantile.

« Dès le départ, les dés sont pipés »

Dès le départ, les dés sont pipés. Le nom de Blanche-Neige ne provient pas de la couleur de sa peau, mais du fait qu’elle ait survécu à une tempête de neige à sa naissance. C’est un détail, mais c’est déjà une première trahison envers l’œuvre d’origine. Par la suite, le film sera dénué de dialogues, et on aura droit à tout un développement en chanson, et avec une voix-off. On nous raconte alors la jeunesse idyllique de la princesse, entourée de son père et de sa mère, et d’un peuple qui aime ses gouvernants. Bien évidemment, on n’évitera pas la mort de la mère, puis le désespoir du père, qui retrouve l’amour en la présence d’une beauté maléfique, qui va transformer Blanche-Neige en une femme de ménage comme une autre. Bref, il n’y a rien de nouveau, et c’est à travers des chansons niaises que le déroulement va se produire.

Par la suite, le film change le scénario, avec une Blanche-Neige qui va s’émanciper, déranger la vieille reine qui va alors demander au chasseur de la tuer. Ce dernier n’a pas le cœur de le faire, et il lui demande de fuir. Après un tumulte tout en images de synthèse immondes, l’héroïne arrive chez les sept nains. Ils nous seront alors présentés en chanson, travaillant dans une mine avec des pouvoirs pour faire sortir les gemmes. Un moyen un peu dégueulasse pour les transformer en personnages magiques et justifier maladroitement le fait de ne pas embaucher de vrais acteurs de petite taille. Leur arrivée est vilaine, et visuellement, c’est tout bonnement atroce. Ajoutons à cela qu’ils n’ont aucun charisme, en plus d’être très méchants avec Simplet, qui va en prendre plein la tronche gratuitement. Etrangement, là-dessus, rien ne change, pas une once d’évolution sur le harcèlement.

« On reste vraiment dans un scénario à la guimauve »

Le film suit alors son cours dans un faux rythme lancinant. On a droit à des chansons ineptes, une rencontre avec de gentils brigands qui sont toujours du côté du roi disparu (le père de Blanche-Neige), une bagarre avec les soldats de la reine qui doivent tuer la princesse, puis une rébellion avec Blanche-Neige à sa tête, qui décide alors de prendre les devants et de combattre la méchante reine. L’ensemble tient sur un fil ténu connu de tous, et rien ne viendra nous secouer, pas même la fausse couche de modernité, avec une princesse combattive, qui n’a pas peur de se salir les mains, et qui va combattre le mal par le bien, par les souvenirs et par sa bonté contagieuse. On reste vraiment dans un scénario à la guimauve, qui n’a rien de bien neuf à nous proposer, pas même une vision moderne de la femme.

Et à tout cela, il faut rajouter un casting qui est quasiment aux fraises. Quasiment car Rachel Zegler (n’en déplaisent aux fachos) est très bien dans le rôle de Blanche-Neige. Même si sa composition n’est pas incroyable, elle croit en son rôle, elle est souriante, et surtout, elle chante très bien. Contrairement à Gal Gadot qui est une potiche. Si elle a pu dire prendre du plaisir à jouer les méchantes, elle est risible et fait le minimum syndical. Et question chant, c’est tout simplement la catastrophe. Quant à Andrew Burnap, jouant un brigand au grand cœur qui deviendra alors un prince charmant malgré lui, il est inconsistant au possible. En même temps, c’est un peu le rôle qui fait ça, et le pauvre acteur doit composer avec ce qu’on lui demande, c’est-à-dire bien peu.

Au final, Blanche Neige version 2025 est une catastrophe sur quasiment tous ses points. L’histoire ne sert à rien, et surtout, elle ne modernise rien du tout. Les effets spéciaux sont abominables, les chansons sont pénibles, et le mise en scène de Marc Webb est d’une platitude déconcertante. On se demande bien comment le réalisateur des deux Amazing Spiderman a pu faire une daube pareille. Bref, un naufrage pour Disney qui prouve encore une fois que ses adaptations lives sont d’une affligeante bêtise, et juste un manque d’idées, une peur de la nouveauté et une tentative mercantile détestable.

Note : 05/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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