février 21, 2026

Stasis – Retour Vers le Navet

De : Nicole Jones-Dion

Avec Anna Harr, Mark Grossman, Phyllis Spielman, Caleb Thomas

Année : 2017

Pays : Etats-Unis

Genre : Science-Fiction

Résumé :

En 2067, après que 7 milliards de personnes ont péri dans la dernière guerre, deux survivants remontent le temps jusqu’en 2017 pour empêcher l’apocalypse de se produire.

Avis :

S’il y a bien une chose dont il faut se méfier sur les affiches de films, c’est lorsqu’il y a marqué « par le producteur de » et derrière un gros blockbuster qui a bien marché. En règle générale, cette tagline marketing n’est là que pour tromper sur la marchandise, et bien souvent, le producteur en question est inconnu au bataillon. C’est juste de la communication pour attirer le chaland, et aujourd’hui, ça ne marche plus vraiment. Et si Stasis a été vu, c’est plus par curiosité autour du projet, ou parce que ce fut une exclusivité Netflix, qu’autre chose. Néanmoins, il est de bon ton de rappeler aux innocents de ne plus se faire avoir par ce genre de message, et le film dont il est question entre ces lignes en est l’exemple parfait. Stasis est un film catastrophique sur tous les plans.

Le départ montre une grande ville américaine qui va se faire exploser par une bombe nucléaire. Ou plutôt par un nuage de pixels, avec des bâtiments qui resteront debout malgré tout. C’est dire le foutage de gueule, qui commence dès les premières secondes. Une voix off nous explique alors qu’en 2017, le monde perd sept milliards de personnes suite à une troisième guerre mondiale. Nous sommes alors en 2067, et un couple de survivants se rend dans un lieu où visiblement, une capsule de stasis existe. On nous explique brièvement qu’il s’agit d’une machine qui sert à revenir dans le passé, et donc en 2017. Sauf que ce sont les esprits des survivants qui retournent dans le passé, investissant alors des corps mourants pour prendre leur place. Ainsi donc, le couple va se retrouver dans deux corps différents pour tenter d’éviter l’attaque nucléaire.

« Totalement tiré par les cheveux »

Totalement tiré par les cheveux, l’intrigue ne vise jamais plus loin que le bout de son nez, tout simplement parce qu’elle n’en a pas les moyens. La femme du couple se retrouve dans le corps d’une adolescente qui a fait une overdose, et l’homme dans celui d’un beau gosse. Ils se retrouvent via un mot de passe, et vont alors dans un bunker pour retrouver les rebelles de leur faction afin de savoir qui contacter pour empêcher l’apocalypse de s’abattre. Premier constat, les acteurs jouent très mal. C’est même au-delà du mal. C’est tout simplement catastrophique. A un tel point qu’il est impossible de se plonger dans l’intrigue, même si cette dernière est complètement improbable. Deuxième constat, sachant que cette simple histoire ne suffirait pas, le script a prévu le fantôme de la jeune fille droguée, qui va suivre tout ce petit monde.

Oui, parce que mettre de la science-fiction qui ne tient jamais la route ne suffisait pas, il fallait rajouter un esprit, car le corps investi n’était pas totalement mort… Bref, c’est d’une nullité affligeante. Mais ce n’est pas tout. En revenant dans le futur, on nous append qu’il existe une autre communauté, dont l’apocalypse leur est bien utile, puisqu’elle a pris le pouvoir sur le monde. De ce fait, le chef de cette communauté va embaucher une tueuse pour qu’elle parte dans le passé, et traque tous les rebelles. Oui, ça pioche allègrement chez Terminator, mais ça n’a pas une once de qualité, même du pire chapitre de la franchise. Et le film de se cantonner alors à une simple traque en 2017, avec une chasseuse qui se la raconte, et qui utilise des grenades spécifiques pour buter les pauvres rebelles.

« Stasis est quasiment horrible à regarder »

D’un point de vue formel, Stasis est quasiment horrible à regarder. Ce n’est pas mal filmé, c’est tout simplement d’une platitude exaspérante. Certes, on est dans un DTV qui tient plus du téléfilm qu’autre chose (et certains films amateurs dispos sur Prime Video sont encore pires), mais il n’y a aucune recherche dans les cadres, les lumières ou encore les mouvements de caméra. Pire, le film semble étriqué puisque quasiment tous les plans se déroulent à l’intérieur, soit dans une petite chambre, soit dans un local qui a dû être prêté pour l’occasion. Forcément, quand on promet au début un film où des gens vont lutter pour éviter une troisième guerre mondiale, on était en droit d’en attendre davantage, au moins dans la réalisation. Mais ce ne sera pas le cas, et en prime, on aura quelques effets spéciaux totalement dégueulasses, dignes d’une première Playstation.

Au final, il n’y a pas grand-chose à dire autour de ce film qui est plus un téléfilm qu’autre chose. C’est mou, c’est très mal joué (les acteurs sont réellement catastrophiques), le scénario est lunaire et la mise en scène est basique au possible. Bref, ce film, qui a totalement disparu des radars, puisque plus dispo sur Netflix, et indisponible en DVD, ne manquera à personne, et si jamais, par un quelconque moyen, vous avez l’occasion de le voir, passez votre chemin, vous gagnerez une heure et vingt minutes de votre temps.

Note : 04/20

Par AqME

AqME

Amateur d'horreur, Métalleux dans l'âme, je succombe facilement à des images de chatons.

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